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 » 71 Resultats dans Reportages & Interviews  

Une Soirée du Court Métrage    01 Déc. 04
   culture-et-spectacles
 Une soirée du Court-métrage au Théâtre des Airs à Die Jeudi 25 novembre, environ 90 personnes se sont retrouvées pour apprécier le travail d’Artistes qui s’expriment à travers la vidéo. La programmation était dense, il y avait entre autre * des « scopitones », qui sont les ancêtres du clip vidéo * « Car t’y es », interviews des habitants de Die et du Maire. * « Chut ! je dors… » de Carine Chevallier www.carinechevallier.com et encore pleins d’autres choses…. Sur une initiative de Carine Chevallier, c’est le collectif ESCALATOR qui a organisé cette soirée. C’est qui ESCALATOR ? Emilie Bonnaud, plasticienne, vidéo-performeuse Jérémy Bonnaud, musicien Rodolphe Reiss, plasticien, vidéaste-performeur. Le but d’ ESCALATOR ? Organiser des soirées pour découvrir des courts métrages. Promouvoir des artistes locaux qui ont comme moyen d’expression la vidéo. Travailler avec les habitants Et pour que tous ces gens là se rencontrent. Pour Rodolphe Reiss, c’est une véritable démarche citoyenne que de mettre en avant la vie des habitants. D’ailleurs, cette soirée s’inscrit dans une démarche populaire, l’entrée était à 2€ Pour avoir plus d'infos contacter Rodolphe : rodolphereiss@hotmail.com
 /reportages-marseille/culture-et-spectacles/Une-Soiree-du-Court-Metrage-64.html

« La ferme des célébrités 2 »
n'aura pas lieu à Mens en Isère.
    06 Mars 05
   actu-locale
 ...n 2004 déjà, la Confédération Paysanne avait traitée l’émission "d'humanitaire à la sauce poubelle qui sert avant tout à faire augmenter les parts de marché de la chaîne et à engraisser facilement quelques "has been" du show biz".
 /reportages-marseille/actu-locale/-%AB-La-ferme-des-celebrites-2-%BB-%3Cbr%3En-aura-pas-lieu-a-Mens-en-Isere.-265.html

L4M- Site Emploi & Stage du Nord    21 Mars 05
   actu-locale
 ...e idée trotte dans la tête d'un jeune professionnel : mettre en place un outil de liaison entre les étudiants, les jeunes diplômés et les acteurs du marché de l'emploi. Nous disions rencontre. C'est ainsi qu'il partage son idée avec son ancien maître de stage. Après dix-huit mois de travail, d'...
 /reportages-marseille/actu-locale/L4M--Site-Emploi-%26-Stage-du-Nord-366.html

La Grande braderie de Lille 2005    20 Aout 05
   actu-locale
 ... en effervescence … Deux jours de folie attirent chaque premier week-end de septembre plus d’un million de visiteur. C’est sans doute le plus grand marché aux puces d’Europe. Imaginez 200 km de trottoirs occupés par les « Bradeux », habitants de la métropole ou brocanteurs venus de toute l’Europ...
 /reportages-marseille/actu-locale/La-Grande-braderie-de-Lille-2005-688.html

Créez votre blog sur Dinoutoo    21 Aout 05
   artistes
 Bonjour à tous, Les vacances nous ont permis d'avancer sur une rubrique qui nous tenait à coeur : Le blog. Le Blog, c'est un site web perso facile à mettre à jour. vous rédigez des articles (avec ou sans photos) vous vous exprimer sur ce que vous aimeztous les dinos peuvent réagir en ajoutant des commentaires à vos articles >> Consulter les blogs déjà créés >> Venez voir comment ca marche sur mon blog >> Créez votre blog
 /reportages-marseille/artistes/Creez-votre-blog-sur-Dinoutoo-692.html

Beaurepaire - FC Grenoble    28 Oct. 05
   sport
 Cinquième victoire pour autant de matchs joués dans ce championnat de F1, le FCG poursuit sa longue marche vers la remontée en Pro D2. Prochain match à Lesdiguières le 6 novembre 2005 contre l’équipe de Montmélian.
 /reportages-marseille/sport/Beaurepaire---FC-Grenoble-913.html

Le Marché de Noël de Grenoble    11 Déc. 05
   actu-locale
 ...est Noël!!!!! A maintenant Deux semaines de Noël, notre petit DinoReporter est allé passer commande au papa Noël, qui une fois de plus se trouvait au marché de Noël de Grenoble sur la place Victor Hugo. Des friandises aux jouets en bois, en passant par une bonne tartiflette locale à la choucroute Al...
 /reportages-marseille/actu-locale/Le-Marche-de-Noel-de-Grenoble-1074.html

Zoom sur un label 100 % Rhone Alpes!!!    04 Jan. 06
   soirees-clubbing
 Premier vynil acheté? Rien a voir avec la techno :le single « a forest » des Cure. Une référence musicale pour moi. J’ai d’ailleurs etait ravi de pouvoir les revoir il y a quelques années au Summum de Grenoble. Premier mp3 téléchargé? Alors la aucune idée !! Je m’en souviens pas … Et oui, ta position face au téléchargement? Est ce le réel probléme des pertes de bénéfice des grandes major? Il faudrait le demander aux grandes majors !! .Je pense ne pas etre suffisament qualifié pour connaître tous les tenants et aboutissants du piratage. Ce qui est sur c’est que a partir du moment ou tu peux télécharger gratuitement ( et illégalement ) de la musique ou de la vidéo , c’est autant de ventes en moins et donc d’investissements ou de rémunerations pour tous les acteurs de la profession. A contrario le téléchargement permet aussi de faire découvrir de nouveaux groupes ou artistes que tu n’aurais pas forcément acheter.On peut donc ainsi considerer qu’il contribue a l’enrichissement et l’epanouissement culturel. A notre niveau on a egalement constaté une baisse des volumes de ventes, donc cela pose un reel probleme. La preuve sont les derniers débats houleux de l’assemblée nationale qui n’a toujours pas reussi a statuer legalement et juridiquement sur ce sujet !! Si tu devais établir un classement des plus gros producteur de son electro? Le canadien Richie Hawtin qui est pour moi l’artiste n° 1 : un excellent producteur et un dj technicien hors norme , Jeff Mills,John Aquaviva,… Au niveau des français :Laurent Garnier et les Grenoblois ( et oui !! ) Oxia & The Hacker qui sont aujourd’hui des references internationales de la « french touch. ». Ton conseil pour tous les jeunes qui mixent dans leur chambre avec leur ptites platines et qui reveillent la voisine du dessous? De baisser le volume pour ne pas trop mettre en rogne la voisine !! . Plus sérieusement que c’est avant tout une passion et du plaisir , et que la ou ca devient merveilleux c’est quand on arrive a la faire partager … On parlait tout a l heure de paradoxe entre les grands noms electro sur grenoble et le petit public de clubbers electro...comment l expliques tu? Oh, ce n’est pas un soucis « grenoblois », c’est un soucis français !!.Malheureusement en France cette musique n’a etait ni soutenue (bien au contraire ) , ni assimilée. Si tu vas en Espagne, en Allemagne ou en Belgique les plus gros rassemblements sont ceux proposants de la musique electronique. La techno marche fort et l’on peut croiser plusieurs «genérations » dans les soirées. Merci et le mot de la fin? Merci a dinoutoo grenoble et Bonne Annee a tous !!. En esperant vous voir nombreux a la prochaine soirée au Drac Ouest « SABROSURA » le 14 janvier.
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L'Art-Scene sous les feux de la rampe ! ( avec video )    12 Jan. 06
   soirees-clubbing
 Je sais parfaitement que vous avez besoin de vous évader. Quoi de plus normal quand on vit dans une angoisse perpétuelle, quand chaque message, à la félévsion par exemple, vous balance en pleine tronche que le monde vous déteste. Si seulement elle nous encourageait à être des Hommes doués de raison. Je n'ai pas envie personnellement de subir ce dictate de la peur, cet ordonnance de bonheur, cette marche à suivre quant à ma personnalité... Alors si la félé nous apprend plus à ne pas mourrir qu'elle ne nous apprend à vivre, fuyons nos petits écrans et allons voir ce que nous propose vraiment le monde, par et pour nous-même.
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Interview M’Guëta    18 Fév. 04
   culture-et-spectacles
 Face à cela, Dinoutoo a voulu rencontrer un des gagnants pour vous faire partager un peu de leur bonheur et vous permettre de mieux les connaître. Et c’est dans MON salon que les M’Guëta et leur manager (Stef’) ont débarqué le jour de la saint valentin ! Rencontre exclusive avec un groupe bien de chez nous et très sympa ! Pouvez-vous, vous présenter ? - Moi c’est Mick, j’ai 25 ans demain (le 15 février) et je suis le chanteur du groupe. - Yann, je suis le guitariste de M’Guëta et j’ai 23 ans. - Moi c’est Ben J, j’ai 24 ans et je suis le batteur du groupe. - Mik, 22ans, bassiste Quelles sont vos influences musicales ? (Mick) : Mes influences sont surtout basées sur le Hip Hop, j’aime bien les groupes Assassin, Afrojazz… (Yann) : Moi je suis plutôt branché métal, hardcore, style Pantera, Biohazard. (Ben J) : Moi c’est pareil que Yann, métal hardcore mais aussi le rap. (Mik) : J’aime le métal français tel que Lofofora, Watcha … (Mick) : En faites, on joue du métal en fusion mais on est ouvert à tout genre musical, on écoute de tous. Il faut écouter un max de zik pour que notre métal regorge de pleins d’influences. Que veut dire Mguëta, et qui a choisit ce nom, pourquoi ? (Mick) : C’est moi qui est pensé à ce nom et le groupe a été d’accord. Il s’agit de l’argot arabe mais on ne vous en dira pas plus car c’est aux gens de gratter un peu pour en connaître la signification. Depuis quand le groupe est formé ? (Stef’ le manager) : le groupe est formé depuis 4 ans, à la base Mick Yann et Ben j (trois potes) formaient un groupe puis ils ont connu Mik en soirée qui faisait partie à la base d’un autre groupe aussi. Qui écrit les textes de M’Guëta ? (Mick) : C’est moi qui écrit les textes, et c’est tout le groupe qui s’occupe de la musique. (Ben J) : On compose à l’instinct, on ne sort pas du conservatoire ! Quelles sont vos sources d’inspirations, (les messages que vous voulez faire passer) ? (Mick) : On dénonce tout ce qui nous gave, le racisme, ce qui se passe aux States ! Bref, tout ce qui nous touche mais j’essaye d’arrondir les angles car avant on rentrait directement dans le lard, maintenant nos textes sont plus softs. Combien de morceaux avez-vous déjà à votre actif ? (Yann) : On a déjà écrit une dizaine de morceaux mais on va en virer certains, donc on peut dire qu’on a cinq morceaux mais d’ici cet été on en aura à nouveau une dizaine ! Quand est-ce que le premier album des Mguëta va sortir ? (Ben J) : Faute de moyens, on ne pense pas sortir un album mais plutôt un démo avec peu de titres mais du bon son (= de bonne qualité sonore). On pourrait peut être avoir des subventions grâce à notre association (le groupe a crée une association M’Guëta) pour la production d’un album, cela reste à voir. Où est-ce qu’on peut écouter du Mguëta ? (Stef) : Ils ont déjà 3 maquettes, que les internautes peuvent télécharger sur le site des M’Guëta (www.mgueta.fr.st). Comment se sont passés les tremplins impul’son? (Yann) : C’était vraiment sympa mais au niveau des groupes de rock, les sons étaient vraiment différents. En plus, c’était une occasion de faire la première partie des « Paraffine ». (Stef’) : Il y avait une super ambiance et une très bonne organisation. On a fait deux réunions avant le concert afin de tout mettre en place, en fait on a eu à faire à des vrais pros ! Est-ce que c’est la première fois que vous gagnez un concours ? (Mik) : C’est la première fois que l’on gagne mais c’était seulement la deuxième fois que l’on participait à un concours (le 1er concours : « emergenza » se passe de commentaires). Qu’est ce que ça vous fait d’avoir gagné, quelles opportunités cela vous offre t-il ? (Mick) : On est content d’avoir gagné, un enregistrement de notre live (Soirée au Prisme de Seyssins) que l’on va retravailler en studio. Le problème c’est que l’on ne souhaite pas conserver tous les titres que nous avons joué ce soir là. Mais cela nous permettra quand même de démarcher des maisons de disques avec un bon support. Quels sont vos projets ? (Ben J) : On va sortir normalement un pack DVD + l’enregistrement du live en CD, que l’on vendra à la fin des concerts. (Stef’) : On a aussi eu un contact avec une maison de disque mais on ne les a pas encore rencontré. Si cela se concrétise, la maison de disque se chargerait de tout ce qui est commercialisation et publicité. Quand vous êtes-vous fait remarqué pour la première fois ? (Le groupe) : La première fois qu’on s’est vraiment fait remarqué, c’était pendant la fête de la musique à Grenoble l’année dernière (été 2003). On s’était produit grâce à l’association des Rocktambules qui nous a permis par la suite de faire beaucoup d’autres scènes, nous les remercions tout particulièrement. Quelles sont les prochaines scènes que vous ferez ? (Mick) : On ne pense pas faire de nouvelle scène avant la fête de la musique. Cela nous laissera le temps de travailler sur de nouveaux morceaux et de pouvoir tenir 40 minutes sur les planches ! Aimez-vous la scène ? (Tous ensemble) : C’est ce qui a de plus fort ! (Ben J) : C’est carrément indescriptible ! (Mick) : La scène c’est une drogue dure ! Vous avez un message pour vos fans ? (Le groupe) : Merci de venir nous voir ! (Mick) : « secouez le plancher dans nos concerts, ça le fait de plancher et de voir qu’on sert » (Le groupe) : Une spéciale dédicace à tous nos potes qui nous suivent depuis le début !!!
 /reportages-marseille/culture-et-spectacles/Interview-M-Gueta-1194.html

Asso La bande en marge    18 Avril 04
   culture-et-spectacles
 ...ils ont sorti en DVD avec en bonus le clip du générique. C'est cette expérience qui leur a permis de comprendre qu'il y avait à Grenoble un important marché en matière de création de clips et surtout de clips sur les compacts disques. C'est ainsi que « La Bande en Marge » est née, quatres passio...
 /reportages-marseille/culture-et-spectacles/Asso-La-bande-en-marge-1209.html

Des dessous à 2 sous    13 Fév. 04
   actu-locale
 ... en leur permettant d’acheter de la lingerie en fonction de leur moyen car la lingerie est chère en général ! », « on vend des articles à des prix de marché, en faites on est une sorte de marché abrité ! ». Depuis l’ouverture du magasin, certains produits ont déjà pris leur marque et séduisent à ...
 /reportages-marseille/actu-locale/Des-dessous-a-2-sous-1222.html

Bistrot Bastille / Vieux Manoir    30 Jan. 06
   soirees-clubbing
 LE VIEUX MANOIR ! Une boîte à découvrir absolument et à fréquenter car si vous êtes fêtard vous ne trouverez pas une ambiance aussi agréable que celle-là. En effet, autant les clients que le personnel sont vraiment chaleureux et à l’écoute. En ce samedi 28 janvier 2006 la foule était au rendez-vous !! Si l’emplacement de cette boîte de nuit n’est pas pratique du fait qu’il n’y ait pas de parking vous découvrirez une fois à l’intérieur une façade faite en pierre qui ne vous laissera pas de marbre et qui vous fera oublier votre petite marche digestive. C’est un endroit charmeur car une fois à l’intérieur on a vraiment l’impression de ne pas être seulement dans une boîte de nuit mais aussi dans un lieu assurément…atypique et singulièrement agréable pour pouvoir s’éclater toute la nuit. Le Vieux Manoir et sûrement la seule boîte qui offre ce côté ancien des boîtes de nuit. Vous pourrez y découvrir plusieurs salles avec des musiques de tout genre.....
 /reportages-marseille/soirees-clubbing/Bistrot-Bastille---Vieux-Manoir-1262.html

Maman je veux pas dormir!!!!    05 Fév. 06
   soirees-clubbing
 Ce que j’aime ici? L’accueil avant tout mais maintenant place à la danse et les premiers au lit sont les perdant… Les photos ne sont pas nombreuses je m’excuse mais je ferai mieux la prochaine fois c’est promis, merci à tous ceux qui ont accepté d’être pris en photo et merci à ceux qui ont brulé le DanceFloor. Au couche tard, un seul concept, et il marche ! Ne pas dormir, et le petit reporter l’a compris ! Ici, la miss ambiance ne le permet pas et se prête au jeu même avec un coup de trop..............
 /reportages-marseille/soirees-clubbing/Maman-je-veux-pas-dormir%21%21%21%21-1286.html

P+r: la bonne formule    12 Avril 04
   actu-locale
 En plus de ça, la TAG surveille votre voiture pendant votre vadrouille grenobloise ! Cool me direz-vous mais où se trouvent ces fameux parkings miracles qui mettraient fin à tous vos soucis ? Pour l’instant, il y en a 5 situés dans l’agglo: Echirolles, la Tronche, Eybens, Pont de Claix et St Egreve. Mais un petit dernier est en train de sortir ! Oui, maintenant en Avril 2004 et vous savez où ? A Grenoble ! Il sera ouvert de 7h à 20h et situé tout en haut vers l’Esplanade. Les lignes de bus 3 et 33 passent par là mais vous pouvez aussi marcher car vous n’êtes pas très loin du centre ville !
 /reportages-marseille/actu-locale/P%2Br%3A-la-bonne-formule-1297.html

Consommez équitable !    10 Juin 04
   actu-locale
 ...s sont disponibles à Monoprix, Super U, Casabio, Bioasis, Satoriz, Carrefour, l’Eau vive, les Jardins du Monde, Atac, Champion, Casino, Leclerc, Intermarché. Pour tout renseignement, devenir bénévole ou même recevoir le journal de l’association gratuitement : « Le concentré de commerce équit...
 /reportages-marseille/actu-locale/Consommez-equitable-%21-1299.html

Rencontre avec Mickaël Youn    12 Fév. 06
   actu-locale
 Peux tu nous parler de ton prochain film "Héros" avec Michel Galabru ? « Héros », c’est un film réalisé par Bruno Merle avec Patrick Chenet, c’est un drame, c’est l’histoire d’un comique raté, c’est peut être un peu moi, qui suis devenu un chauffeur de salle un petit peu aigri, un peu amer, il aurait aimé devenir célèbre. Il va kidnapper l’idole de toute une France, l’équivalent d’un Johnny Hallyday, un chanteur très très connu, qui s’appelle Clovis Costa, il va le kidnapper et le séquestrer dans son appartement d’enfance, je ne vais pas vous dire la fin, c’est un film très très noir, c’est dans le genre de « Requiem for a dream », c’est même noir foncé, un peu noir granit comme couleur, donc rien à voir avec de la comédie, je ne vais pas faire ce film avec la même motivation qu’avec Incontrôlable, c’est un film un peu plus personnel et j’ai envie de faire ce truc là. Après Iznogood, la Beuze, et les 11 commandements, ressens tu de la pression quand on sort un nouveau film ? Oui et non, parce que tu as la pression à chaque fois et les dés sont jetés à chaque fois aussi. Dans le cinéma il n’y a rien d’acquis. Regardez les résultats de certains films, ça veut rien dire, là il se peut que celui la ne marche pas du tout, il se peut qu’il marche aussi plus que les autres. Maintenant le succès, je ne vais pas mentir, évidemment que c’est important, ça me fait plaisir mais c’est pas fondamental. Pour moi, le contrat il est rempli car nous avons déjà projeté le film à Montpellier, à Aix en Provence et à Marseille, ont était dans les salles et on a vu le public se marrer 50/60 fois sur le film, moi je dis le contrat il est rempli, comme dirait l’autre : point à la ligne !!! Vous pensiez en arriver là quand vous avez débuté ? Ah Non, non, je pensais arriver un peu plus haut, un peu plus vite, non mais je suis quand même assez déçu parce que Gad Elmaleh a présenté deux années de suite les Oscars, cette année c’est autour de Valérie Lemercier, moi je n’ai pas eu un coup de fil, les Oscars ne m’ont même pas remis de récompense pour l’ensemble de ma carrière, et même pas aux victoires de la musique !!! Non évidemment, c’est un rêve, un rêve éveillé mais maintenant je fais tout pour que ce rêve continue et je me suis dit que plutôt de vivre une vie, j’allais vivre un rêve. Je m’en donne les moyens tous les jours. Il faut quand même se remettre en question souvent.
 /reportages-marseille/actu-locale/Rencontre-avec-Mickael-Youn-1320.html

RHESUS - Interview et concert ( avec vidéo)    26 Fév. 06
   culture-et-spectacles
 ...e. Alors que notre patrie s'enfonce dans l'obscurantisme le plus absolu beaucoup s'engagent du coté de la raison pour faire du rêve le plus grand des marchés. Faisons un pied-de-nez à la spéculation en nous faisant plaisir. Attention au plaisir, je ne parle pas de masturbation bobo non non ! Je vous...
 /reportages-marseille/culture-et-spectacles/RHESUS---Interview-et-concert-%28-avec-video%29-1355.html

La chevauché fantastique    01 Mars 06
   sport
 Dernier tiers, et Grenoble qui possède déjà un pied sur la « seconde marche du podium ». 44’48, MEUNIER dribble presque toute l’équipe adverse, et arrive à frapper, mais le gardien s’interpose. Les minutes s’égrainent, Morzine qui entre dans un jeu saccadé, qui endort un peu la défense, mais notre gardien reste sur ses gardes et bloque tous les tirs. 58’22 RUSSEL sort de prison, et reçoit une passe de la défense alors que les visiteurs sont toujours dans la zone d’attaque. Il s’en suit un face à face que notre grenoblois perdra, mais l’action est suivi par B.BACHELET qui récupère le rebond, et fini le travail : 4-0. Il ne peut plus rien arriver aux Brûleurs de Loups. Même le but encaissé à la 58’49 n’entache pas sur le moral. Et finalement la sirène de fin de match retentit lorsque sur le panneau indiquant le score, on peut lire Grenoble 4-1 Morzine. C’est officiel, Grenoble est deuxième du championnat. Un grand bravo à Jean-François BONNARD qui sera élu meilleur joueur du match, et à C.BURNET qui a été impéccable.
 /reportages-marseille/sport/La-chevauche-fantastique-1381.html

Championnat du monde de Full Contact    07 Mars 06
   sport
 Azzedine Mhiyaoui, champion d'europe 2005 WKN en France, médaille d'argent WKN 2005 en Hongrie, médaille de bronze au championnat du monde 2005 de kick boxing au Maroc, va tenter de monter sur la plus haute marche de la hiérarchie mondiale. Contre le polonais Robert Nowak, 5 fois champion du monde WAKO PRO et ayant à son actif 49 victoires en 50 combats la tache sera des plus hardue. Mais nul doute que le sociétaire du club de Fontaine fera tout son possible pour accrocher autour de sa taille la ceinture mondiale.
 /reportages-marseille/sport/-Championnat-du-monde-de-Full-Contact-1387.html

Baptême Terre pour Benji Amaudru et la 206 XS    13 Mars 06
   sport
 C’est chose faites désormais avec trois après midi et soirées de roulage durant ces 15 premiers jours de février. Avec des conditions météos et de grips à chaque fois différents, le cadet Amaudru a pu avoir un aperçu de ce qu’il attendait en 2006, que ce soit au niveau du travail à accomplir, ou des joies que cela peut procurer. Avec les précieux conseils de son frère Franck, ainsi qu’aux bases assimilées lors des stages sur terre effectués, on a pu déjà noter de nets progrès dans le feeling de ce jeune de 19 ans. La paire Amaudru / Ottermatt attend avec impatience leur prochaine expérience lors de la séance d’essais précédent l’Auxerre, dans le but d’en apprendre encore un maximum. « Avec ces 3 petits roulages de début saison, on a pu déjà tirer quelques conclusions et gravir quelques marches. Au fil des kilomètres je gagnais en confiance me permettant d’apprendre plus sereinement. D’autant plus que nous avons pu rouler sous des grips très différents, de jour comme de nuit. Tout cela est bon pour le moral. » Commentait Benji. Prochain rendez vous pour le trio 206 XS / Amaudru / Ottermatt, une grosse séance d’essais, sur terre de nouveau, dans le but d’optimiser les derniers points avant la 1ère manche du Volant 2006 édition 2006, le rallye terre de l’Auxerrois. D’ici là, la recherche active de partenaires sera au programme de ces deux jeunes, en plus de leur préparation physique.
 /reportages-marseille/sport/Bapteme-Terre-pour-Benji-Amaudru-et-la-206-XS-1412.html

Festival Vice et Versa    09 Mai 06
   culture-et-spectacles
 ...d’un digestif sonores (mercredi 10). Vous pourrez également poursuivre l’exploration de vos sens en participant à un parcours sensoriel à travers le marché de Valence suivi d’une dégustation de vin à la cave Les Bouteilles (samedi 13). Nous vous proposons également de participer à des ateliers, des...
 /reportages-marseille/culture-et-spectacles/Festival-Vice-et-Versa-1540.html

Le Cabaret Frappé, le festival d’été 100% culturel et original ( avec vidéo )    15 Juil. 06
   culture-et-spectacles
 10 juillet - Entretien sans trucage avec Loran STAHL, directeur du Cabaret Frappé depuis 2004. Voici le lien pour télécharger la vidéo directement. (Clic droit/enregistrer la cible du lien sous) télécharger l'interview vidéo de Loran STAHL, directeur du Cabaret frappé (14,4 Mo) Le tout fraîchement déposé sur les serveurs de votre partenaire vidéo millimetrage.com JR : Loran STAHL, bonjour. On va se tutoyer, ça sera plus simple. Peux-tu nous raconter brièvement l’historique de ce festival, qui rappelons-le, souffle cette année ses huit étés ? LS : Le Cabaret Frappé est, depuis 2002, complètement organisé par la Ville de Grenoble et est devenu le festival d’été de la Ville de Grenoble. Mon équipe et moi-même sommes employés toute l’année par la Ville de Grenoble pour travailler à l’organisation des festivités d’été mais aussi de l’organisation du grand concert d’été qui est donné en gratuit au parc Paul Mistral au mois de juillet, et nous sommes aussi les organisateurs de la cérémonie des vœux du maire, qui se déroule en janvier. JR : Concernant l’évolution de ce festival au fil des années, peux-tu nous dire quels ont été les changements majeurs par rapport aux programmations antérieures, ce qui a été ajouté ou enlevé ? LS : En terme de programmation, c’est d’abord un autre angle de réflexion sur la programmation en elle-même, car chaque programmateur a sa propre patte, sa propre grille de lecture de l’événement et des artistes qu’il programme. Ca, c’est quelque chose que j’ai amené et puis avec toute l’équipe du Cabaret une réflexion sur ce qui est un événement citoyen, c’est-à-dire organisé par le politique pour la population et dans quelle mesure ces notions de citoyenneté peuvent transparaître dans la programmation et en particulier, on a été sensible aux propos des artistes. C’est le cas cette année des MAHOTELLA QUEENS, de BONGA ou de ANTIBALAS qui chacun dans son propre pays d’origine a pris position sur le plan social, économique ou politique par rapport à la situation de celui-ci, donc il y a cette démarche humaniste des artistes à laquelle on est très sensible. Par cela, nous reprenons le principe originel de programmation du festival, qui existait avant notre arrivée en 2004, c’est-à-dire un regard à 360 degrés sur la création et une volonté d’ouverture au niveau des esthétiques. C’est un principe de fonctionnement qui m’a toujours beaucoup plu et que nous avons décidé de faire perdurer, avec l’empreinte de mon équipe et la mienne. JR : Donc une programmation plus éclectique pour cette édition ? LS : L’éclectisme était déjà présent dans la programmation, nous avons simplement pris en compte une proposition artistique un peu moins pointue, un peu plus différente par rapport aux éditions précédentes. Le principe fondamental du Cabaret Frappé est de pouvoir présenter de façon concomitante, c’est-à-dire avec la même force de communication, des artistes en devenir sur le plan régional ou national, et des artistes internationaux qui ont une très grosse réputation à l’étranger ou dans leur pays d’origine et finalement assez peu en Europe. Ce qui nous plaît, c’est de pouvoir faire se côtoyer des artistes fondateurs d’un genre, ce qui a été le cas avec ce double plateau mythique des JAMAICA ALL STARS et des WAILERS, et puis derrière, ouvrir le festival avec des artistes tels que DA SILVA ou MANSFIELD TYA, qui sont vraiment les jeunes pousses de la musique, le tout dans plein d’esthétiques différentes. L’idée est de proposer des thématiques : Chanson, musiques du monde, rock, électro… JR : Tu as en quelque sorte renforcé une idée qui était déjà présente sur les éditions antérieures à 2004 ? LS : Tout à fait, c’est une idée intrinsèque à ce qu’est le Cabaret Frappé. Dans le même temps, on s’est battu pour que ce festival devienne le festival d’été de la ville et pour avoir une fréquentation extrêmement mixte et mélangée de 7 à 77 ans. On a apporté le concert gratuit pour les enfants et on a mis en place une halte-garderie parce qu’on s’était rendu compte que les familles avaient des contraintes qui ne leur permettaient pas de rester jusqu’à minuit. De cette manière, nous répondons à une attente des grenoblois et ainsi s’est développé un regard plus citoyen sur l’événement. JR : Tu viens de répondre à ma prochaine question. LS : Alors, au revoir ! JR : Non, attends, ce n’est pas fini… JR : Pour parler des petits plus du Cabaret Frappé, la halte-garderie et les jeux sont-ils une demande du public ou leur création incombe-t-elle à votre équipe ? LS : Le Cabaret n’est pas juste une proposition de concerts gratuits et payants, c’est un temps d’animation puisqu’on propose, en partenariat avec la Maison des Jeux, à partir de 17h tous les jours, une cinquantaine de jeux du monde entier pour toute la famille et ce, jusqu’à 20h. Le premier concert gratuit est à 19h au Kiosque et dure une heure, de 20h à 21h des lectures sont proposées au public dans la roseraie du Jardin de Ville et à partir de 21h, des concerts se déroulent sous le Chapiteau (Magic Mirrors, ndlr) dans la partie payante, et en parallèle pendant ces concerts payants, on projette de la vidéo à destination du public à l’extérieur du Chapiteau. Nous avons une programmation image assez importante, doublée cette année d’une programmation cinéma grâce à un nouveau partenaire, le cinéma Le Méliès, qui nous propose deux films diffusés en cinémascope sur la partie gratuite après les concerts payants. Par exemple, le jeudi 20 juillet, après le concert de KEITH B. BROWN, jeune bluesman qui nous fait une relecture du Delta Mississipi Blues à la fois complètement pure et très extravagante, sera projeté le film THE SOUL OF A MAN (de Wim Wenders) sur l’histoire du blues, où cet artiste joue le rôle de Skip James. Et le jeudi 27 juillet sera projeté GHOST DOG (de Jim Jarmush) après la prestation afro-beat de ANTIBALAS (collectif interracial de Brooklyn), une soirée qui sera donc placée sous le thème du mélange racial aux Etats-Unis. JR : Pourquoi cette année la programmation se déroule-t-elle sur deux semaines au lieu de trois contrairement aux éditions précédentes ? LS : Le festival a été réduit à deux semaines cette année, à cause d’une baisse de nos finances qui est assez considérable, qui n’est pas liée ni à notre activité ni à la volonté municipale de vouloir réduire celle-ci, mais plutôt à une période de récession qui fait que les évènements directement financés par les collectivités territoriales se retrouvent avec un budget moins important. L’Etat se désengage de la culture de façon assez phénoménale, du coup ce sont les collectivités territoriales, les régions, les conseils généraux et les municipalités qui en subissent les conséquences et le Cabaret Frappé indirectement aussi. Par contre, même si le festival a été réduit d’une semaine, nous avons gardé le même volume d’artistes, c’est-à-dire que nous accueillons 30 artistes sur le festival, ce qui est l’équivalent de l’année précédente donc l’offre pour le festivalier reste la même. JR : Excellente démarche ! JR : Ma prochaine question est celle-ci : Penses-tu que la vocation du Cabaret Frappé soit devenue aujourd’hui plus que culturelle et divertissante, en servant de modèle et de motivation aux initiatives locales ? LS : Est-ce que tu peux reposer cette question ? JR : Oui, c’est vrai qu’elle est un peu longue. LS : Il faut que je dise quand même un truc aux internautes, il fait beaucoup de ratures, vraiment beaucoup de ratures.
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Interview de Bumcello    11 Sept. 06
   culture-et-spectacles
 25 juillet - Entretien réalisé sans trucage à quatre (deux dino-reporters, un photographe et un caméraman) avec Cyril Atef et Vincent Ségal, duo musical que forme BUMCELLO. La vidéo de cette interview est actuellement en cours de montage et sera (bientôt ?) disponible sur Dinoutoo. Jérôme R : Cyril Atef, bonjour. Pour Dinoutoo, racontez-nous comment vous est venue l’idée de créer le projet BUMCELLO avec Vincent Ségal. Cyril Atef : BUMCELLO (il me reprend, car cela se prononce ‘beumtchélo’ et non pas ‘boumtchélo’). C’était un souhait avec Vincent (Ségal) parce qu’il y a dix ans, on avait formé un groupe grâce à Julien Loureau (saxophoniste) qui s’appelait OLYMPIC GRAMOFON, avec Sébastien Martel, Eric Löhrer et DJ Shalom. Ce groupe a splité gentiment deux ou trois ans plus tard, en 1998-99, et avril 1999 on s’est dit, tiens, on va faire un concert, ce serait comme un DJ géant qui mixerait toutes les musiques différentes qu’on aime, qui sont très variées et on va faire un truc 100% improvisé et chaque concert serait unique. On jouait assez régulièrement dans un lieu qui s’appelle le Cithéa, à Paris. Au début, c’était une expérience et on ne savait pas vraiment si ça allait continuer et on a commencé à jouer régulièrement dans ce club. C’était au début JOM AND SHALO et c’est devenu BUMCELLO, ‘Bum’ ça veut dire fesse, ça veut dire vagabond, clochard aussi. C’est pas du tout ‘boumtchélo’ parce qu’en France, tout le monde pense que c’est ‘boum’ comme le son du tambour, c’est pas du tout ça. ‘Beum’ ça veut dire réellement cul ou vagabond et ‘Cello’ violoncelle. Et l’aventure est partie comme ça, et ça fait sept ans que ça existe maintenant. Et cinq albums. Endrik S : En voyant votre parcours musical, vos collaborations multiples et variées, on se pose la question de savoir avec qui vous aimeriez collaborer aujourd’hui ou des musiciens avec qui vous auriez aimé collaborer ? Cyril Atef : Je suis toujours prêt à des collaborations intéressantes. J’aimerais bien collaborer avec Mike Patton (FAITH NO MORE, FANTOMAS…), avec plein de gens, des grands chanteurs de reggae… Mais ça continue, Vincent réalise des projets, on fait des séances studio… Jérôme R : En écoutant ‘Animal sophistiqué’, votre dernier album et vos prestations live, on ressent comme un décalage. Est-ce que ce sont deux approches différentes pour vous ? Cyril Atef : Ce sont deux approches différentes parce que pour BUMCELLO, depuis le début, on s’était dit que ça serait 100% improvisé et même si on fait des albums, c’est un truc à part, et ça nous arrive de jouer des titres de l’album en concert mais on le dit jamais avant. C’est surtout aux rappels qu’on demande au public quel titre il veut entendre, alors ça crie ‘Jet-set’, ‘Dalila’, etc. Les albums sont comme des cartes postales du moment. Le dernier est beaucoup plus pop-rock chanté, le prochain sera différent, chaque fois on propose quelque chose de différent… Endrik S : Apparemment, vous disiez que le fait de monter sur scène se faisait à l’instinct… Cyril Atef : On se tape dans la main et on y va. Vous verrez ce soir ! Vous serez là ? Jérôme et Endrik : Bien sûr ! Cyril Atef : Je ne peux pas te dire ce qu’on va jouer ce soir. Je ne sais pas du tout. Avant hier on était au ‘Vieilles Charrues’, en Bretagne, un concert assez massif, c’était un peu à l’arrache, à l’énergie. Il n’y a jamais vraiment rien de prévu, de fil conducteur. Endrik S : Quand on connaît votre côté impro et votre côté expérimental dans le mélange des sons, est-ce qu’on peut dire que votre musique est, malgré ou grâce à cela, nomade et universelle, et qu’elle peut être écoutée partout dans le monde ? Cyril Atef : Bien sûr, c’est une musique universelle pour moi. J’ai toujours voyagé, Vincent aussi, alors je me sens assez universel, pas du tout communautariste. Je suis moitié français moitié iranien de parents mais je ne sais pas ce que ça veut dire. Je ne suis pas pour les drapeaux, pas pour les hymnes nationaux. Ce qui est sûr, c’est que c’est une musique assez universelle. Et bon, on voyage, on fait des concerts, on est allé à Haïti et en Israël récemment pour la fête de la musique, on a fait St Domingue, l’Egypte et ça se passe partout très bien, avec les gens, les musiciens avec qui on collabore, le public réagit bien. Vous pouvez aller voir sur le site www.bumcello.com, il y a des vidéos. Endrik S : Justement, nous avons vu celles de St Domingue, où l’ambiance avait l’air d’être très sympa ! Cyril Atef : Et Haïti, il faut que tu regardes Haïti, c’est incroyable ! Jérôme R : Tous ces voyages doivent vous donner une ouverture très importante sur tout ce qu’il se passe dans le monde. J’imagine qu’avant d’être musicien, vous êtes… Cyril Atef : Humains, comme tout le monde ! (rires) Jérôme R : Oui, humains mais aussi musiciens du monde, dans le sens où vous avez une ouverture sur toutes les musiques du monde. Cyril Atef : Ah oui ! Bien sûr, on est moins puristes que la majorité des musiciens. La majorité des musiciens que je connais s’ouvrent à deux ou trois styles de musique, ils n'élargissent pas… Enfin moi, je ne peux pas m’appeler un jazzman, je ne suis pas un spécialiste du jazz, mais j’ai collaboré avec des jazzmen, dans un style plus jazz expérimental. J’essaie de toucher un peu à tout. C’est vrai qu’on a cet avantage-là, cette curiosité très forte, pour apprendre beaucoup de styles différents. Ce sera comme ça jusqu’à la fin de notre vie. Jérôme R : Est-ce qu’il y a des pays où vous n’avez pas encore joué et vous aimeriez jouer ? (Vincent Ségal nous a rejoint entre temps) Cyril Atef : Il y en a plein. J’aimerais bien aller jouer en Inde, on a été au Brésil en avril et j’aimerais bien faire une tournée brésilienne. J’aimerais bien faire un concert en Iran, avant que ça explose. Vincent Ségal : Moi, je n’aimerais pas aller en Iran maintenant ! Cyril Atef : C’est chaud ! Mais il y a plein de pays à découvrir, en Asie par exemple. J’aimerais bien aller au Japon avec BUMCELLO. Retourner aux Etats-Unis aussi, parce que je suis sûr que ça marcherait très fort là-bas. On n’a pas de distributeur là-bas, c’est difficile. Le monde entier, quoi ! Vincent Ségal : En fait, ça dépend pourquoi tu vas dans un pays. Personnellement, c’est lié à la musique. Et après, ça dépend vraiment de l’endroit où tu joues, des fois tu peux te faire une mauvaise idée d’un pays parce que tu as joué au mauvais endroit au mauvais moment. Tu peux très bien faire un super concert en Suisse, tu peux faire un concert horrible, moi ça m’est déjà arrivé en Afrique de jouer dans des salles plus ‘froides’ qu’en Suisse, mais Cyril a connu ça aussi. Tu fais un concert en Afrique, où tu joues dans un hôtel, et les gens sont espacés de trois mètres les uns des autres. C’est complet, mais il n’y a que deux cents notables en cravate. Moi, j’ai fait ça aussi dans les Emirats, dans une salle de philarmonique où on jouait du classique, et il y avait trois personnes qui sont les propriétaires de cette immense salle et qui sont fans de musique classique et ils avaient invité quelques amis. Tu es royalement payé et tu joues pour dix personnes, et l’ambiance c’est ça (il tape doucement dans ses mains). Par contre, quand tu restes longtemps dans un pays, soit tu as choisi d’y vivre un moment, soit tu travailles régulièrement avec des gens de ce pays, c’est ça que je préfère en fait. Cyril va souvent à Los Angeles, parce qu’il y a sa famille et il a des copains musiciens là-bas. Endrik S : Donc, les Etats-Unis, ça peut être possible ? Cyril Atef : Mais on a déjà joué à New York ! Vincent Ségal : J’y travaille souvent, mais entre ça et faire tourner BUMCELLO là-bas, c’est beaucoup plus difficile. Parce que faire tourner BUMCELLO aux Etats-Unis, ça veut dire en vivre aussi, et tous les groupes qui jouent là-bas, ils en vivent mais ils ont plein de choses à côté. Il y a très peu de groupes américains, même les gros groupes, qui restent sur place. Jérôme R : Est-ce qu’il n’y a pas un décalage entre ce que vous faites en duo avec BUMCELLO et votre formation musicale respective ? Vincent Ségal : Si on est chacun de notre côté, c’est quand on nous appelle et c’est surtout lié aux instruments qu’on joue, mais dans la façon de jouer et d’aborder la musique, on est resté proches. Par exemple, si on ne joue pas tous les deux, les gens vont m’appeler plus pour mon violoncelle, et ils vont appeler Cyril s’ils ont besoin d’un batteur ou d’un percussionniste. Jérôme R : Donc ça laisse BUMCELLO comme un plaisir pour vous ? J’imagine qu’à l’origine, c’est quand même le fait de triper sur des sonorités et des rythmes. Cyril Atef et Vincent Ségal : Ah oui, bien sûr ! Cyril Atef : C’est le meilleur plaisir qu’on ait ! C’est ça le but ! Vincent Ségal : C’est très agréable, quand tu joues et que tu improvises et que ça se passe comme tu le voulais. Il y a suffisamment d’années de travail pour que ça ait l’air facile. Souvent, ce qui se passe, tu vois, tu connais les ‘jam’, les grands ‘jam’ ce sont souvent les musiciens qui se connaissent très bien. J’en ai vu des démentiels dans des clubs de jazz avec des vieux jazzmen, maintenant ils sont morts. J’ai souvenir d’avoir vu Horace Parlan, qui était un pianiste qui jouait avec Roland Hooker, ils se retrouvaient avec Barney Wilhem, un saxophoniste qui jouait avec Miles et un autre musicien à la contrebasse, et à trois heures du matin, ils improvisaient super bien. Par contre, si tu vas à une ‘jam’ où il y a plein de gens qui ne se connaissent pas, souvent c’est un désastre. On l’a connu, parce que quand on est arrivé à Paris, on essayait d’aller jouer et rencontrer des gens. En fait, le meilleur collectif qu’on ait formé comme ça, c’est avec Julien Loureau quand il a fondé OLYMPIC GRAMOFON. On amenait chacun des compos, et on jammait dessus, mais on jammait de manière intéressante, on a pris le temps de se connaître, de se voir régulièrement pour se comprendre les uns les autres. Il y a des rythmiques qu’on fait facilement maintenant. Je me souviens qu’il y avait un morceau à l’époque où le guitariste passait des heures dessus. Maintenant, ça à l’air simple pour eux. Jérôme R : Est-ce qu’on peut dire que BUMCELLO est l’après-OLYMPIC GRAMOFON ? Cyril Atef : C’est la suite, oui, en plus simple. Moins d’égo, un peu moins d’égo… (rires) Vincent Ségal : Dans OLYMPIC GRAMOFON, il n’y avait pas d’histoire d’égo ! Cyril Atef : Non, mais il y avait des égos forts. Vincent Ségal : C’est juste que Julien (Loureau) avait tellement de projets en même temps. Pour lui, OLYMPIC GRAMOFON, c’était quelque chose qui n’était pas destiné à être aussi important que ça, contrairement à nous. Finalement, avec les autres ex-musiciens d’OLYMPIC, on est très soudés. Par contre, nous deux, on peut aller plus loin qu’avec toute la bande, au niveau des styles et de l’ouverture d’esprit (Cyril approuve), parce que par exemple, Sébastien (Martel) est cyclique, il va se plonger dans une culture et il ne va faire que ça pendant deux ou trois ans. Avant, il était sur la culture afro-cubaine, je le voyais dans les loges et il jouait ça. En ce moment, c’est que du picking (Tex-mex, lui souffle Cyril). Ce sont de grandes périodes comme ça. Eric Löhrer, c’est quelqu’un qui peut jouer avec tout le monde, qui peut s’adapter… Cyril Atef : Qui est trop discret, malheureusement… Vincent Ségal : Exactement. Trop timide, musicalement… Il se lâche mais… Cyril Atef : On ne le voit pas ! DJ Shalom non plus, on ne le voit pas beaucoup. Vincent Ségal : Non, Shalom, il peut jouer avec nous. Shalom, si tu veux, il a fait les meilleurs concerts avec BUMCELLO. Cyril Atef : C’est un super improvisateur aux platines. C’est le meilleur en France ! Vincent Ségal : Très fort, très très fort ! Lui, pareil, il a un style, je connais pas de DJ aussi ouvert que lui. J’en connais aucun. C’est dommage qu’on ne le voie pas ! Il est capable de caler des disques où il va trouver… Par exemple, ce qui serait génial de faire, c’est de lui ramener 60 disques et, sans rien mettre dessus, pas lui mettre ce que c’est, il ferait un concert avec nous, il écouterait ces disques pendant qu’on joue et il trouverait les harmoniques qui vont exactement avec nos morceaux. Il peut même jouer des notes. Le seul mec que je connaisse qui est comme lui, c’est un membre de JURASSIC 5, Cut Chemist, qui arrête d’ailleurs avec ce groupe. Lui pareil, il peut faire des harmonies avec des disques. Cyril Atef : Il est incroyable, c’est un scratcheur incroyable ce mec ! Endrik S : Un peu à l’instar des DJ Shadow et compagnie, en fait ? Vincent Ségal : Non, Shadow, il n’est pas bon pour ça ! Cyril Atef : Mais ils ont fait un duo, Cut Chemist et DJ Shadow ! Vincent Ségal : Chemist il est improvisateur, Shadow il est plus groove. Quand ils font les impros, c’est lui qui lance souvent les beats. Ils ont chacun leur truc. Endrik S : Il est moins dans l’harmonique Shadow peut-être… Vincent Ségal : Il est dans l’harmonique mais c’est pas un mec de scène comme Cut Chemist mais par contre c’est le maître du groove rare. Il trouve toujours une façon de placer ses sons et ses rythmes. Tu vois ce que c’est le MPC ? Endrik S : MPC 2000, oui, enfin en parlant du grand classique. Vincent Ségal : A la main, comme ça, Shadow il est assez bon. Tous ses albums, il ne les fait qu’avec du MPC, il n’a jamais utilisé un musicien pour jouer sur un album, en tout cas à ma connaissance. Il ne met même pas de clavier, c’est du pur sample. Endrik S : Et sur scène, vous n’avez pas pensé à prendre un appareil de ce type-là ? Cyril Atef et Vincent Ségal : Non, on n’en a pas besoin ! Cyril Atef : Ca plombe l’ambiance ! Vincent Ségal : On rencontre des groupes de jeunes qui disent : On fait un peu un truc comme BUMCELLO, on fait de l’impro… Mais en fait, ils ont des machines derrière et ils sont complètement prisonniers des machines. Le seul mec qui était assez bon pour ça, mais ils ont arrêté assez vite, c’est le mec d’UHT, ils avaient quand même une contrebasse avant et… Cyril Atef : Ils ont recommencé, UHT, ils se sont reformés ! Vincent Ségal : Avec les mêmes ? Cyril Atef : Pas avec Camille, avec un autre bassiste. Vincent Ségal : Parce que Camille, il était bon pour ça. Mais sinon il y a les mecs d’Angleterre, comment ils s’appellent déjà… Cyril Atef : ASIAN DUB FOUNDATION ? Vincent Ségal : Non, non, c’est un peu comme nous… C’est pas FREESTYLERS ou quelque chose comme ça ? Endrik S : THE FREESTYLERS, si, c’est possible, oui ! Vincent Ségal : C’est ça, un duo ou trio… Je me souviens qu’avec des groupes comme ça, avec des machines plus l’impro, ça marchait bien… Mais c’est pas évident ! Celui qui est bon pour ça, c’est Amian Thompson, le batteur des ROOTS ! Lui, il est très très bon pour jouer avec des machines, et même quand il joue, tu as l’impression que c’est une machine si il veut et c’est impressionnant. Evidemment, les mecs du genre Mike Patton, c’est encore un cran au-dessus. Tu connais un peu FANTOMAS ? Endrik S : On en a parlé tout à l’heure, on a fait allusion à FAITH NO MORE. Vincent Ségal : Oui mais lui, par exemple, Mike Patton, il vient avec RAHZEL (The human beat box, la boîte à rythme humaine, ndlr), ils viennent juste avec un micro chacun sur scène, rien d’autre, et tu as l’impression d’entendre une immense radio américaine. Mike Patton, il peut chanter des voix d’opéra, des voix de rock, des voix hip-hop, des voix pornos… (rires) Endrik S : C’est très ouvert aussi, leur musique… Vincent Ségal : Tous ces mecs-là, ils viennent de la même région… Ils viennent d’Oakland ou de San Francisco. Beck, par exemple… Cyril Atef : Beck, il vient de San Francisco, je croyais qu’il venait de Los Angeles… En tout cas, il vit à Los Angeles depuis des années. Vincent Ségal : Oui, mais son père, il était dans une secte… Cyril Atef : Son père, il est scientologue. Vincent Ségal : Non, mais avant, il était dans une autre secte encore… Mais enfin, Beck, je sais qu’il a travaillé et grandi à San Francisco. Après, il est parti, je ne sais plus exactement… Endrik S : Justement, est-ce que la musique est un facteur de votre équilibre quotidien ou est-ce plutôt un exutoire ? Cyril Atef : La musique ? C’est tous les jours. On ne joue pas tous les jours, parce que quelquefois je n’ai pas le temps pour en faire. Vincent Ségal : Moi, c’est un autre problème, je n’ai pas d’exutoire, ça me manque un peu. Ca peut être un problème quelquefois. J’ai essayé des tas de trucs, j’ai essayé de faire du sport, ça m’ennuie. J’ai essayé de courir le matin, je l’ai fait deux jours. Avec mes enfants, c’est pas pareil. Cyril Atef : Fais de l’escrime… ou du trampoline…(rires) Vincent Ségal : Non, aucun sport, même si le trampoline c’est sympa… Non, le seul truc qui me plaisait en sport, c’est un truc que tu ne peux pas faire tout le temps, c’est la plongée et les trucs dans le genre. Cyril Atef : La plongée, c’est super ! Vincent Ségal : En mer, j’aime bien nager aussi, mais à la piscine, impossible ! Cyril Atef : Il y a d’autres trucs que le sport… Tu peux prendre des cours de tango, de danse, tu amènes ta femme, elle sera contente… Vincent Ségal : Le seul truc que je fais, c’est de l’électronique, ça m’intéresse. Endrik S : De l’électronique comment ? Vincent Ségal : Vraiment de l’électronique, comme si tu faisais un CAP électronique, tu vois. Endrik S : Ah oui, d’accord ! Vincent Ségal : Oui, pour apprendre à réparer mes amplis… mais ça reste quand même un peu lié à la musique. A la limite, ça m’intéresserait de… tu vois, tout ce qui concerne la construction des maisons… parce que la musique, c’est vraiment pas un exutoire, c’est quelque chose qui est là tout le temps. Qui dit exutoire, ex c’est sortir, ça te fait sortir de tes préoccupations, et la musique c’est plutôt quelque chose où tu es dedans. Endrik S : Non, parce que quand on voit l’énergie de vos live, on se dit que ça doit être quelque chose d’exutoire. Vincent Ségal : Pas vraiment, parce que quand Cyril et moi, on joue dans son studio, on est pareil que sur scène. Pourtant on n’est que tous les deux chez lui, tu vois. Cyril Atef : On joue plus doucement quand même. Vincent Ségal : Oui, on joue plus doucement, mais au niveau énergie, il est exactement pareil. Même en studio d’enregistrement, pareil ! Cyril Atef : Mais bon, il n’y a pas que la musique dans la vie, ça c’est sûr, même si elle est profondément en nous. Jérôme R : Ca introduit ma prochaine question : Mis à part la musique, qui est une passion qui vous anime, quels sont les centres d’intérêt qui vous apportent une satisfaction à peu de chose près égale ? La cuisine, par exemple… Vincent Ségal : Manger, oui ! (rires) Cyril Atef : Le sexe ! Mais le sexe, c’est un moment court, quoi ! Vincent Ségal : C’est trop éphémère ! (rires) Endrik S : Ca, c’est un bel aveu ! (rires) Cyril Atef : C’est vrai, c’est éphémère, on ne baise pas en permanence mais le sexe, c’est un plaisir incroyable… Bien manger, aussi… Pour moi, faire du sport, c’est aussi un plaisir, ça me fait du bien… Voir des amis, être dans des beaux lieux comme ici… Plein de choses… Vincent Ségal : Dans la lecture, il y a un truc qui me plaît, c’est un peu le contraire de la musique. Après, dans les choses du quotidien, il y a plein de choses que j’adore. J’adore les cafés, j’adore le matin quand on est en tournée, aller dans les cafés pour sentir l’ambiance de la ville, tu vois les gens qui ont un vrai travail (rires). C’est vrai, tu as besoin d’avoir un truc pour savoir que tu as la chance d’avoir déjà vécu presque 20 ans en vivant de ta musique. On râle parce qu’on doit se lever à 5 heures les jours où on voyage beaucoup et on est fatigué, mais en fait c’est rien à comparer de la fatigue que tu as quand tu fais ce qui te plaît pas, ou de ne pas avoir de travail du tout… Donc, c’est vrai, le matin, quand je vais en ville, je ressens l’ambiance. Quand tu te réveilles, que tu es à Tourcoing, où tu as joué et que tu as des gens qui viennent te voir et qui ne sont pas représentatifs de la ville, c’est bien aussi de voir ce qu’est la réalité de la vie, les conversations de comptoir que tu écoutes de loin, c’est très drôle. Je trouve ça drôle et ça m’intéresse d’en entendre parce que ça me remet les pieds sur terre. Endrik S : Vous avez eu l’occasion de tester ici ? Vincent Ségal : Non, parce qu’on est arrivé cet après-midi. Mais à Grenoble, j’ai eu beaucoup l’occasion de tester. J’ai joué au Cargo, j’y suis resté longtemps en 1989. J’ai joué aussi dans un truc qui s’appelait le Magasin. A l’époque, la conservatrice du lieu, elle s’est enfuie comme Al Pacino dans un film. Elle a dû partir avec la caisse, ou un truc… Je sais qu’il y a une histoire comme ça, elle est partie en Italie… Tu n’as pas entendu parler de cette histoire, elle a été arrêtée pour détournement de fonds. Elle nous avait organisé un concert, et je peux te dire que tout était large, quoi… Les chambres d’hôtel… Un truc monstrueux… Il n’y avait que ses copines dans la salle. C’était pas mal ! Endrik S : Qu’est ce que vous auriez aimé qu’on vous pose comme question pendant cette interview ? Cyril Atef : Internet, ça vous fait vibrer autant que la musique ? Vincent Ségal : Non, c’est qu’est ce que tu aurais aimé qu’ils te posent comme question ! Cyril Atef : Ah, ça je ne sais pas ! Moi, je pense que vos questions sont suffisantes… Jérôme R : Mais pour répondre à ta question, je dirais qu’en tant que musiciens nous-mêmes, je pense qu’Internet est un support supplémentaire pour la diffusion de la musique. Cyril Atef : C’est vrai. Il faut trouver de nouveaux moyens de vendre la musique et Internet est assez intéressant pour ça, parce qu’on vend beaucoup moins de disques chez les disquaires maintenant. Endrik S : A ce propos, vous avez des appréhensions par rapport à tout ce qui est numérique ? Vincent Ségal : Oui, sur le mp3, j’ai un problème avec les i-Pod. Cyril Atef : Le son est plus compressé… Vincent Ségal : Oui, mais au niveau du son, ça s’entend à peine. Bon, ce n’est pas un des meilleurs sons de la Terre mais je pense plutôt à l’utilisation de ce genre de choses. Que ça soit même par Internet, sur i-Tunes ou des sites comme ça… Le truc qui me gêne et ça me gêne beaucoup, par exemple pour mon fils, quand j’ai son i-Pod, je ne peux pas lire qui est ce qui joue, qui a composé le morceau. J’ai juste le titre et l’album et c’est tout, et ça me manque énormément. Sur un album, je regarde les pochettes et je sais qui joue la partie guitare quand c’est marqué. Tu vois, par exemple, STEVIE WONDER, j’aime bien voir que c’est lui-même qui a joué la batterie sur tel morceau mais sur un autre morceau, il a pris un batteur… Je trouve que pour les jeunes qui découvrent la musique… Mon fils, par exemple, en ce moment, il réécoute tous les classiques du rock mais il les met directement sur son ordinateur donc il ne va jamais savoir qui est le premier chanteur d’AC/DC. Il va sentir peut-être qu’il y a la voix qui est différente mais il aura pas le réflexe d’aller chercher ce qu’il y a derrière. Je le vois bien, il le met sur son i-Pod, il l’écoute et il se dit AC/DC point. Là, tu peux te faire avoir parce que même sur des disques, des fois il y a des morceaux où le groupe joue et ils ont invité d’autres musiciens, avec des featurings… Il ne saura jamais aussi qui a composé le morceau. Cyril Atef : Nouvelle manière d’écouter de la musique… Dominique J (le photographe) : La recherche personnelle est plus importante, ça peut pousser la personne à aller chercher les infos… Cyril Atef : Oui, si les gens sont curieux… Vincent Ségal : Je suis pas sûr que la curiosité… Elle marche pour certains trucs, mais globalement, j’ai énormément lu de pochettes en glandant rien, c’est à dire que j’écoute le disque sans arriver à être à fond dans la musique et là, il me manque un truc donc je prends la pochette et je la lis en même temps. Ca t’es arrivé quoi, quatre fois, tu n’as pas envie de lire un bouquin, tu as vraiment envie d’écouter et donc tu en arrives à lire la pochette… tu vas même jusqu’à lire les remerciements (rires). Endrik S : Ca me rappelle un petit peu l’époque des cassettes audio où il y avait des petites cassettes… Vincent Ségal : Les mix-tapes ! J’en ai des années 80 que des copains m’avaient fait, des copains qui étaient dans le hip-hop américain. Ils me filaient plein de cassettes, je les ai encore, il y a plein de choses que j’adore et je ne sais absolument pas ce que c’est. D’ailleurs, pour plein de gens, c’est très difficile de savoir ce que c’est. Sinon, la question que des fois, j’aimerais bien que les gens me posent, c’est est-ce que vous connaissez tel groupe ou tel autre pour nous dire, nous on aime bien ça, est-ce que vous en avez entendu parler ou pas. Par exemple là, pendant le festival, on a vu ça, est-ce que vous les avez déjà entendu… Comme ça, ça permet de rester curieux. Jérôme R : Il y a des artistes qui sont passés la semaine dernière dont on se souviendra, je pense. Cyril Atef : Il y a des trucs qui vous ont marqué dans les concerts ? Endrik S : Il y a eu TROY VON BALTHAZAR. Cyril Atef : C’était bien ? Endrik S : C’était bien mais original surtout ! Cyril Atef : Il est anglais ou américain ? C’est quoi le style qu’il fait ? Jérôme R : Il est américain, il vient d’Hawaii. Son style, c’est plutôt pop intimiste. Le gars, à la base, est tout seul… Vincent Ségal : Ah, d’accord. Il est solo sur scène ? Jérôme R : Il n’est pas tout le temps solo, il est accompagné sur certains morceaux par une guitariste-choriste et un batteur, mais il se sert beaucoup de ses machines. C’est surtout son jeu de scène qu’on retient parce qu’il fait des roulades sur scène avec sa guitare… (rires) Il est bien… Cyril Atef : Bien barré, quoi ! Jérôme R : Super loin, des fois, scéniquement parlant… Vincent Ségal : On devrait réunir tous les mecs qui adorent sauter dans le public et faire un méga groupe avec tous, comme une course de slam. Cyril Atef : Tous les slammeurs, Cali, le chanteur de Dyonisos… Jérôme R : Ce soir, il faudrait éviter de le faire, parce que Troy l’avait fait et les gens se sont écartés et… (rires) Cyril Atef : Tout le monde s’est écarté ? Il faut être un slammeur professionnel, il faut préparer les gens… sinon ils ont peur ! (rires) Et ils s’écartent ! Jérôme R : Il faisait déjà ça il y a dix ans avec son ancien groupe CHOKEBORE. C’était leur leader et il a gardé cette rage sur scène… et même tout seul, il est super intéressant. Cyril Atef : CHOKEBORE, bien sûr ! C’est un grand gaillard ? Jérôme R : Il doit faire à peu près ta taille. Cyril Atef : 1 mètre 95… Endrik S : Il est vraiment voûté quand il chante, il se contorsionne dans tous les sens… Jérôme R : Ah oui, il semble être possédé… Cyril Atef : Il a une belle voix ? Endrik S : Oui, il a une voix spéciale, des fois il met des effets, il dépitche sa voix… Cyril Atef : Ok d’accord… Jérôme R : Une dernière petite question : Quels sont les projets de BUMCELLO pour la rentrée et pour l’année 2007 ? Cyril Atef : On va préparer un nouvel album, ça va aller assez vite. Jérôme R : Toujours avec le même concept d’improvisation sur scène ? Cyril Atef : Ca sera plus des chansons assez douces pour le prochain. Vincent Ségal : Chansons ? Non, pas des chansons. Chanson, ça veut dire chanter. Cyril Atef : Je dis chansons pour compositions, quoi. Des morceaux, disons morceaux ! Jérôme R : Quand tu parles de chanson, parce qu’il y a du chant, c’est toi (Cyril) qui chante ? Cyril Atef : Sur le dernier, oui ! Vincent Ségal : On essaie à chaque fois de faire les choses différentes. Il est bien possible que sur le prochain, on s’amuse à improviser pas mal aussi. Jérôme R : Les paroles, c’est Cyril aussi ? Vincent Ségal : Ca dépend des chansons mais globalement, oui. Sauf s’il reprend les chansons de quelqu’un d’autre… Alexandre V (caméraman) : Vous sortez des albums des lives ? Cyril Atef et Vincent Ségal : ‘Get me’ (en chœurs) ! Alexandre V (caméraman) : Vous pourriez le faire à chaque fois ? Vincent Ségal : C’est un peu le problème aussi, oui. Cyril Atef : Tous les jours même ! Vincent Ségal : Moi, j’aurais préféré en sortir plein mais c’est difficile avec une maison de disques… On pourrait en sortir un tous les mois, simplement, comme ça ! Alexandre V (caméraman) : Il n’y a pas moyen d’enregistrer à chaque fois et de faire une compilation live ? Cyril Atef : Si, j’enregistre tout sur Mini Disc ! Vincent Ségal : On l’avait fait sur ‘Get me’ mais ça marche pas vraiment non plus, on avait essayé comme ça mais… Je crois que c’est mieux d’avoir le concert entier mais c’est un peu spécial aussi… Déjà, il faudrait qu’ils soient vraiment bien enregistrés ! Pour moi, ils sont trop mal enregistrés pour les sortir car ce sont des sorties de console, et les sorties de console, ça ne reprend pas l’ambiance des concerts, tu ne récupères pas le son des amplis, le son naturel de la salle. Les disques live que j’adore, ce sont quand même des trucs où il y avait un ingénieur du son qui s’occupait de l’enregistrement et qui faisait ça comme un maestro. Ike et Tina (Turner) en 1969, le son il est magnifique. Tu écoutes HOT TUNA, ce sont des mecs d’un groupe psychédélique de San Francisco qui ne tourne pas beaucoup… (il cherche) Avec la fille… Cyril Atef : JEFFERSON AIRPLANE ? Vincent Ségal : Voilà ! Deux mecs, ils ont fait un album enregistré dans un club à Berkley avec un son incroyable. TALKING HEADS, ils ont fait des très bons live, un bon son, une grande énergie ou des groupes comme JOHNNY WINTER ou BOB MARLEY. Le live de BOB MARLEY, quand j’étais gosse, j’adorais l’écouter… Pourtant, il paraît que ça a été vachement traficoté mais ça s’entend pas tellement. Alexandre V (caméraman) : Et si on devait écouter quelque chose maintenant ? Vincent Ségal : CHOCOLATE GENIUS ! C’est vraiment pas assez connu pour ce que c’est ! Le dernier album ‘Black yankee rock’, si vous aimez… Enfin, je connais personne qui… Cyril Atef : Il chantait ‘My mum’ sur le premier album, très très beau ! Vincent Ségal : Il y a Me'Shell Ndegeocello qui joue les basses, Abraham Laboriel qui fait la batterie… mais lui, il est incroyable, tellement incroyable qu’il a été invité à jouer avec BRUCE SPRINGSTEEN en tournée. BRUCE SPRINGSTEEN l’a invité à chanter en duo avec lui, alors que le mec, c’est un mec qui vend pas beaucoup d’albums et qui n’est pas connu du tout mais voilà, il a entendu son album et il s’est dit, mais c’est qui ce type. C’est un noir américain qui connaît toute la soul super bien, plein de musique jazz, rock. Justement, il peut chanter du métal ou plein de trucs. Par contre, il a son style à lui et ses chansons sont extrêmement bien composées. Dans son style de musique, c’est ce qui pèche souvent, quoi. Il y a des bonnes idées de son, de mix, souvent dans plein de groupes mais tu n’as pas la chanson qui porte. Lui, chacune de ses chansons te portent. Tout le monde le dit, tu vois les fanzines de pop, style Vibrations ou Muziq. Je ne sais pas si vous connaissez le journal Muziq, c’est assez bien. Cyril Atef : Avec un Q, oui ! Vincent Ségal : Ils disent que c’est le genre d’album que tu n’as pas l’occasion d’écouter qu’une fois tous les dix ans, et c’est vrai ! En plus, c’est su-per bien enregistré et mixé ! Alexandre V (caméraman) : Et pourquoi faut-il venir vous voir en concert ? Vincent Ségal : Je n’ai pas dit qu’il fallait, hein (rires). Alexandre V (caméraman) : Alors pourquoi ne pas vouloir vous voir ? Vincent Ségal : Ouais, c’est comme les concerts, des fois tu as envie d’y aller… ou ça ne te dit rien. Cyril Atef : Il faut venir parce que vous ne serez pas déçus ! Alexandre V (caméraman) : Voilà une bonne raison ! Cyril Atef : Vous ne serez pas déçus, venez nous voir, on vient dans votre village ! Vincent Ségal : Pourtant les gens, ils reviennent souvent, tu vois… Endrik S : Vous aviez parlé d’une anecdote d’une soirée avec Grace Jones… Cyril Atef : Ah, c’était une super soirée, c’était la soirée de la naissance de ‘Jet-set’, le morceau ! Vincent Ségal : Les gens rentraient, ils allaient tout de suite à table. Tu vois, c’était le Palais de Chaillot… Cyril Atef : Ou ils étaient devant les paparazzi, en train de poser… et ils en avaient rien à foutre de nous ! Vraiment rien à foutre, on n’était pas assez ‘hype’… Grace Jones est très ‘hype’ mais elle mérite, j’adore ! Vincent Ségal : C’était le genre de soirée où plus les jupes des femmes étaient courtes, plus les mecs qui leur tenaient la main avaient un portefeuille lourd, vraiment lourd… (rires). Tu vois, c’était la soirée anniversaire du patron de Cartier, donc tu imagines. Mais bon, la maison de disques nous a dit, grâce à cette soirée, vous allez pouvoir jouer à Ivry et à deux concerts où ils n’ont pas assez d’argent pour vous prendre donc on accepte de baisser si vous faites cette soirée qui nous ramène de l’argent, donc on n’y est allé… Cyril Atef : Notre tourneur, plutôt, qui a dit ça… Vincent Ségal : Et en fait, la seule personne qui est venue dire à Cyril qu’il avait bien aimé, c’est Moebius (le dessinateur de bandes dessinées ndlr) qui n’avait pas de nana avec mini-jupe, qui était tout seul… Cyril Atef : Non, il avait une femme, discrète, sympa… Vincent Ségal : Voilà ! Jérôme R : On attend de vous voir sur scène tout à l’heure, merci de nous avoir accordé de votre temps ! Endrik S, Dominique J et Alexandre V : Merci beaucoup ! Cyril Atef : A plus tard, les gars ! Pas de problème ! Vincent Ségal : Votre site, il s’appelle comment en fait ? Jérôme R : Dinoutoo point com… Propos recueillis par Jérôme ‘Ooze’ (rédacteur) et Endrik (assistant interview) accompagnés d’Alexandre ‘Harmonius’ (caméraman) et de Dominique Joguin (photographe). Plus de renseignements sur leur site internet > www.bumcello.com Dernier album : ‘Animal sophistiqué’ sorti depuis début 2006
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On lache les fauves    11 Oct. 06
   sport
 Quelques 72 heures après leur magnifique victoire en championnat par le score de 6 à 2 les acteurs se retrouvent pour un engement couperet en deux marches. La première ici dans l’antre du Loups et le mardi 17 dans les hautes alpes. Pour acteurs on change peu l’organisation. Notons la présence dans les cages grenobloise de Frédéric DORTHE alors que Briançon continue de faire confiance à son cerbère canadien Christian Bronsard. Côté grenoblois notons encore les absences de bien des cadres comme Brad Woods , Antonin Manavian et Joan Montesino en défense et de Roger Jonsson , Cyril Papa en attaque. La feuille de match voie apparaître pour la première fois l’espoir Luc Tanesie avec le numéro 27. Le show commence à l’heure, peut être pas comme à côté où Johnny fait aussi salle comble ce qui engendre beaucoup de problèmes pour le parking. Malgré tout, le public a répondu présent en ce milieu de semaine.Début de la partie engagement gagné par Grenoble qui gagent les palets et effectue un premier tir dangereux au bout de 52 secondes. A 1’15 Benoît Bachelet se trouve seul devant le gardien mais celui-ci prend le dessus. Les actions grenobloises s’enchaînent Martin Paquet s’essaye d’un tir du revers au bout de 2’05. La domination grenobloise voit la première pénalité briançonnaise arrivée au bout de 3 minutes. Une première supériorité qui est fort mal négociée. Un engagement en entrée de zone défensive grenobloise est gagné par Martin Paquet qui laisse le palet derrière lui sans aucun de ses partenaires ne se jettent dessus. Martin Vas qui a continué son action sur l’engagement s’avance devant Fédéric Dorthe et le fusille d’un magnifique tir sous la transversale. A 4’42 Benoit Bachelin s’échappe mais rate le cadre gêné par la défense des diables rouges. A 5’12 sur un super service de Ludek Broz et de son compère Martin Masa, Lindstom d’un tir sur le cercle d’engagement trompe pour la première fois le gardien briançonnais. Grenoble campe désormais dans le camp des visiteurs, Masa s’essaye au tir à 7’41 mais sans résultat. Une faute un peu stupide de ce même Masa, qui tape sur la crosse d’un diable rouge l’envoi en prison pour une confrontation à 4 contre 4 à 8’. A 9’24 un incident assez rare va provoquer encore une diminution de l’effectif grenoblois. Martin Milleroux se fait bloquer contre la porte de la prison au moment où un briançonnais doit sortir. La porte s’ouvre sous le choc blessant Martin à l’épaule et le renvoyant au vestiaire. On ne le verra plus sur le glaçon. Le nombre des défenseurs grenoblois fond dans la chaude arène grenobloise. La dessus le gardien canadien des hautes alpes jette le palais hors de l’arène et se voit gratifier de 2 mn de prison. A 5 contre 3, Martin Paquet assisté encore de Ludek et Martin Masa sur un jeu en triangle très rapide n’a plus qu’à pousser le palais dans la cage pour donner l’avantage au Brûleurs de loups. On est à la 12’. Mais 2 minutes plus tard une monté très rapide d'un brainçonnais lui permet de déborder Batiste Amar (un peu lent sur l’action) et son centre repris par Arnaud Benjamin crucifie Fréderic. L’égalité est quelque peu imméritée. La fin du tiers est sifflée sur ce score de parité. Un tiers engagé qui a vue une domination grenobloise mal récompensée, deux erreurs coût cher au compteur.
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Le Sant Ruf    18 Oct. 06
   actu-locale
 ...ol, une salle permet de recevoir une vingtaine de personnes pour un repas d’affaire, un anniversaire, un repas entre amis… La carte Le menu du marché à midi à 16 euro ; le menu du pêcheur ou de canard à 24 euro ou le menu à la carte. Le Saint Ruf - 9 rue Sabaterie - 26000 Valence Tél : 04...
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Marchés de noël et solidarité    10 Déc. 06
   actu-locale
 our la septième année, les 130 chalets du marché de Noël s’installent place du Capitole du 8 au 28 décembre. Commerçants et artisans y présentent leurs produits régionaux, des gourmandises, de... La salle municipale Duranti recçoit le marché solidaire du 8 au 10 décembre, organisé par Amnesty International, le Secours Populaire, Artisans du Monde et l’Unicef. Les fonds récoltés lors...
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2006 clot en beauté    29 Déc. 06
   sport
 Alors que l’année 2006 se termine doucement, un dernier choc est prévu dans l’arène de Pôle Sud : Grenoble-Angers. Alors que la patinoire annonce son habituel guichet fermé (7ème consécutif), notons que les grenoblois ont soldés leurs 3 dernières rencontres contre les Ducs par 3 victoires, il serait donc fâcheux de finir 2006 sans ces 2 précieux points. Le match débute en trombe, avec dès la 7ème minute la première réalisation signée MASA envoyée par BROZ au niveau de la bleue. Notre #28 se retrouve en zone seul, sans marquage pour un face à face magnifique. Une arrivée droit sur le gardien, feinte sur la droite, dérapage, et c’est « tranquillement » qu’il place le palet sur la gauche : 1-0. Noël n’étant pas loin, les joueurs ont décidé de faire un deuxième cadeau et c’est JONSSON, pour fêter son retour, passe à LINDSTROM en milieu de zone qui frappe de volée… en pleine lucarne : 2-0, et nous en sommes à 8’18. Mais attention de ne pas enterrer les visiteurs trop rapidement. N’oublions pas qu’ils sont actuellement 4ème du championnat, et ils nous démontrent que cela n’est aucunement dû au hasard. Grenoble en infériorité sur une faute de AMAR, BELLEMARE tourne autour des buts, emmenant au passage une partie de la défense, remise au centre pour TESSIER qui se retrouve devant une cage vide :2-1. Grenoble n’arrive plus à tenir le puck, et c’est naturellement que les Ducs en profitent. 13’25, les BDL sont statiques, BELLEMARE tricote un peu, laisse le palet sur place, repris par TESSIER en marche arrière. Ce dernier lance du revers, et surprend tout le monde (on croyait à une passe en retrait). FERHI, aussi surpris que les autres, voit le palet taper l’extérieur de sa botte, et rentrer : 2-2. Tout est à refaire.
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Les Etoiles de la Glaces    07 Fév. 07
   sport
 Nouveau Spectacle avec des shows encore jamais vus en France Tour 2003 : Frédéric Lambiel, Irina Lobacheva & Ilia Averbukh… Tour 2004 : Brian Joubert, Sarah Abitbol & Stéphane Bernadis… Tour 2005 : Le retour en France de Surya Bonaly, Isabelle Delobel & Olivier Schoenfelder… Tour 2006 : Marina Anissina & Gwendal Peizerat, Elena Grushina & Ruslan Goncharov… Tour 2007 : Les plus grands champions au monde de patinage, dans un nouveau spectacle aux programmes inédits… Les Etoiles de la Glace à Valence 9 mars 2007 – Patinoire – 20h30 A partir du 4 février 2007, Les Etoiles reviennent sur la Glace avec une Tournée inédite comprenant plus de vingt villes en France. Un spectacle haut en couleur et en qualité avec ce tour 2007 : des exhibitions encore jamais vues par le public français, des sons et jeux de lumières dignes des plus grands événements… : Un véritable show sur glace. Mais aussi, des Etoiles médaillées sur les plus hautes marches des podiums des compétitions nationales et internationales : Marina Anissina et Gwendal Peizerat, Surya Bonaly, Sarah Abitbol et Stéphane Bernadis… qui exécuteront avec grâce et précision prouesses techniques et chorégraphies exaltantes.
 /reportages-marseille/sport/Les-Etoiles-de-la-Glaces-2074.html

INLAND EMPIRE de David Lynch    07 Fév. 07
   artistes
 INLAND EMPIRE de David Lynch – sortie en salles le 7 Février "Une histoire de mystère. Au cœur de ce mystère, une femme amoureuse et en pleine tourmente". Ainsi se présente Inland Empire, par ce maigre synopsis, une nouvelle porte s'ouvre sur l'univers tortueux et obsessionnel du cinéaste américain David Lynch. Rideaux rouges, couloirs sombres, musique des années 50, terre d'Hollywood, les adeptes de Mulholland Drive (son précédent opus - 2001) et de Lost Highway (1997) ne seront pas dépaysés par ce nouveau labyrinthe mental mais seront sans doute déconcertés par la nouvelle esthétique savamment négligée de ce chantre du cinéma moderne. Inland Empire est le faux jumeau de Lost Highway. On se souvient de cette immersion dans l'inconscient de Fred Madison, cet homme rendu malade et schizophrène par la jalousie, persuadé que sa femme le trompe. Inland Empire part du même postulat mais du point de vue de la femme. Laura Dern (dont c'est le 3ème film avec Lynch après Blue Velvet et Sailor et Lula) incarne Nikki, une actrice de cinéma qui tombe amoureuse de son partenaire de jeu; mariée à un homme possessif, elle somatise son adultère et tombe dans les affres de la culpabilité. À l'égal de Lost Highway, Inland Empire développe un incroyable puzzle psychologique, brisant les logiques d'espace et de temps, enchevêtrant le rêve, le jeu, le faux à la réalité qui s'en trouve indiscernable. Lynch adopte pour ce film une démarche toute particulière, écrivant le scénario du film au fur et à mesure que les scènes se tournent. L'emploi d'une petite caméra DV (il utilise la Sony PD-150) trouve sa logique dans cette méthode qui s'apparente beaucoup à l'écriture automatique des surréalistes. Libérer l'inconscient et ne pas étouffer son scénario dans une structure trop rationnelle et construite. Le tournage a eu lieu à deux endroits différents: la ville de Lodz en Pologne et à The Inland Valley, une région de la Californie du Sud où réside le réalisateur mais sans savoir si les images tournées seraient utilisées. Lynch aime la loi du hasard, des rencontres fortuites et d'ailleurs le titre du film lui fut inspiré au cours d'une conversation par le nom du quartier où vit Ben Harper (le mari de Laura Dern): Inland Empire à Los Angelès. Fasciné par les nouvelles possibilités numériques, Lynch exploite les imperfections de la DV: image hypergranuleuse, mise au point flottante, lumière contrastée, très gros plans déformants sur les visages. Il explore le corps de ses acteurs comme une terre inconnue, fuyant la belle image, à la recherche du visage de la terreur. Inland Empire est un vrai film sur l'angoisse et la peur primitive. Laurent Devanne www.kinok.com
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l'équipe de Lyon fête l'anniv de son administrateur    11 Avril 07
   people
 Le samedi 7 avril, une partie de l'équipe de Lyon, j'ai nommé Dnckys, Farf, Didie et moi-même sommes partis plein d'entrain démarcher quelques bars pour faire du partenariat et distribuer quelques tracts dans la rue dans l'espoir de rameuter quelques nouveaux inscrits sur le forum, voir pour la soirée..... Ce travail accompli nous nous sommes attablés à un bar afin de nous rafraichir...enfin rafraichir est un bien grand mot quand on sait que Farf et Dnckys, qui fêtait ses 24 ans, se sont lancé dans la dégustation d'un coktail composé de 3 rhum et de gin....si ils le finissaient ils pouvaient embarquer le verre...no comment sur la réussite, l'avatar de Dnckys prouve le résultat...n'empêche que...à 17h30 ça tape tout ça.....vous pouvez voir les effets sur la photo, l'était plus très frais le Dnckys 1/2 h après !
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Les carnets des rêveurs d’Afrique : Azrou, Fez, Tetouan, Tanger, Sète, Grenoble    23 Avril 07
   actu-locale
 La médina de Fez est probablement la plus belle du Maroc. Ses ruelles étroites s’entrecroisent en tous sens, créant un labyrinthe de murs blanchis à la chaux, ornés de mosaïques, de portes sculptées, de ferronneries raffinées, des commerces déballent ici tout ce que le Maroc peut produire en artisanat, en fruits et légumes, épices, bazar en tout genre ; les mosquées, les palais, les fontaines exposent toute la beauté des architectures du Maghreb ; l’inextricable dédales des rues parfois minuscules est arpenté par une foule hétéroclite : touristes en short, faux guides et arnaqueurs, vendeurs de fanfreluche plus ou moins traditionnelles, charrettes, ânes, chevaux ; le célèbre quartier des tanneurs, où sont traitées les peaux destinées à la maroquinerie, fait montre de ses couleurs et de ses odeurs ; la crié aux peaux et toute une variété de souks éparpillés dans toute la ville contribuent à vous donner l’agréable sensation d’être totalement perdu dans un monde qui s’agite tout autour de vous dans une danse immuable… Le panorama de Fez by night y ajoute la beauté d’une ville qui retrouve son calme. Cette nuit nos songes sont seulement perturbés par les coassements de grenouilles aux quartes coins de notre camping. Rêveurs d’Afrique Fez – Tetouan, mercredi 18 avril Sortir de Fez sans savoir lire l’arabe n’est pas chose aisée. L’amabilité des policiers marocains nous y aide cependant. Nous roulons vers le Rif, région montagneuse du nord Maroc connue pour ses activités agricoles plus ou moins licites et donc peu recommandée aux touristes. Nous ne ferons donc que traverser la région sans y faire halte. Sur la route de Taounate, les montagnes sont superbes. Le relief escarpé et la mosaïque des parcelles cultivées font parfois penser aux paysages corses. La route devient étroite, les virages sérés, les nids de poule plus fréquents. Le temps se gâte. Les nuages ont perlé sur les crêtes et nous entrons dans la bruine et le brouillard. La route est désormais en mauvais état. A chaque voiture que nous croisons, nos roues de droite sortent du bitume et s’essayent au hors piste. Nous entrons sur la face côtière du Rif. Maintenant, le brouillard est à couper au couteau. La route est infestée d’ornières, de trous, de bosses. Les cailloux éboulés jonchent la route qui, par endroit est creusée par les ravines de pluie. Nous traversons de grandes flaques d’eau boueuse. La route finit par devenir une piste, puis le chantier d’une future route. Nous pilotons ainsi pendant plusieurs dizaines de kilomètres. Martine a pris le volant de la voiture de Philippe et Christine, qui ne sont pas en forme aujourd’hui. Sa voiture disparaît de mon rétroviseur. La courroie de la pompe à eau a rendu l’âme. Philippe la remplace et nous reprenons la route. Fabien et Remi ouvrent la route. Subitement je les vois disparaître dans le bas côté : ils testent un peu de hors piste et finissent coincés sur un bourrelet de terre, la 4L posée là, en équilibre, une roue en l’air, attend que notre 4X4 la sorte de ce mauvais pas. La route, jusque là invisible au milieu du brouillard, arrive enfin vers le bord de mer. Le maquis exhale milles odeurs enivrantes de lavande, de romarin et plantes aromatiques que je ne connais pas. Le temps s’éclaircit. Nous traversons des villages de pêcheurs et d’agriculteurs qui vivent entre mer et montagne. De temps à autre, un troupeau de moutons traverse la route, bêlant après nos voitures. Au détour d’un virage, un engin de chantier nous arrête en faisant de grands signes. Quelques instant après, la montagne explose dans un vacarme de tonnerre. Une mine vient d’être tirée et les roches éclatées se mettent à pleuvoir sur le chantier au travers d’une épaisse fumée blanche. Les déblais à peine repoussés, nous reprenons la route. Nous longeons le bord de mer pour arriver à Tétouan. Demain, déjà, nous quitterons le Maroc. Rêveurs d’Afrique Tetouan - Tanger, jeudi 19 avril Fabien et Remi nous ont quitté tôt ce matin. Ils prennent le bateau à Ceuta (enclave espagnole à l’est de Tanger) et traverseront l’Espagne. Nous arrivons à Tanger, ville plus européenne que maghrébine, et nous laissons nos voitures à la zone franche du port car la ville n’est pas très sure pour des voitures de touristes. Nous errons dans la médina de Tanger à la recherche des derniers souvenirs à « ramener du Maroc ». Nous regardons l’étalage des poteries et de l’argenterie « typique » avec un œil un peu blasé de celui qui finit son voyage. Si nous avions dû ramener un souvenir du Maroc, ça aurait été des rochers calcinés par le soleil, des montagnes enneigées qui surplombent le désert, des dunes plantées de palmiers où dodelinent des dromadaires, des pistes interminables faites d’éboulis, de nids de poule et de ravines. Nous ramenons des carnets de Voyage, ce sera déjà ça… Dans l’interminable attente pour entrer dans le bateau nous vidons nos derniers Dirhams, et nous troquons avec les marchands venus prospecter les touristes en partance. « Une boite de 3 kilos de macédoine contre deux bracelets ? Ok, ça marche. » Le bateau n’en finit pas de se remplir quand tout à coup, un fourgon et sa remorque chargée à bloc ressortent du bateau et vont se garer vers les douaniers. Un homme sort de la remorque, les douaniers l’embarquent… alors que nous quittons avec regret le Maroc, d’autres rêvent d’une terre d’asile trop chère pour eux. Le bateau s’éloigne. Tanger disparaît. Le froid du large nous chasse du pont arrière. Rêveurs d’Afrique Vendredi 20 avril, Tanger - Sète 36 heures d'attente et parties de carte, nous connaissons la musique. Rêveurs d’Afrique Samedi 21 avril, Sète – Grenoble Fatigués et épanouis nous rentrons au bercail. Nos pensées se partagent entre le confort de notre « home sweet home », les photos que nous allons partager (et vous faire partager, bien entendu) et des idées plein la tête de futurs voyages. Pas de doute, la Maroc, on y retourne dés qu’on peut, ma kayne mouchkil ! Rêveurs d’Afrique
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Des nouvelles berges ?    03 Mai 07
   actu-locale
 Dnckys : "Olalala ! J’ai entendu dire que les berges du Rhône ont changé !! C’est vrai ???" Le p’tit Dino : "Roooooo, tu es bien un grenoblois toi….Même pas au courant de l’aménagement qui a commencé il y a déjà 5ans." D : "Ah wé ? Mais pourquoi ? Elles n’étaient pas bien ?" Lpd : "Elles étaient ce qu’elle étaient…" D : "humm, insatisfait va !" Lpd : "Mais non, maintenant c’est le top du top !!! De la pelouse toute verte où tu peux t’installer pour faire la sieste ou bouquiner aussi. Une belle promenade en dur pour faire une marche en famille le long du fleuve, en plus si tu y vas avec des enfants tu peux t’arrêter aux aires de jeux pour qu’ils se défoulent." D : "Mouais, tu sais moi, pour le moment je n’ai pas de mouflons et je suis plus de ceux qui lèvent le coude entre potes." Lpd : "T’inquiètes ! Des terrasses en bois ont été installées en face des péniches pour leur offrir des terrasses dignes de ce nom. De nouveaux amarrages ont été mis à la disposition de nos belles péniches qui font toujours parties du paysage." D : "Ah wé, c’est la classe, faut vite que j’aille voir ça de mes propres yeux !" Lpd : "Ca tombe bien, leur inauguration a lieu le 9 Mai à partir de 17h et après le 11/12 Mai et le 19/20 Mai, avec spectacles, animations, musiques... Faut que je te dise quand même petit gars, l’ouverture de toutes les berges va se faire sur toute l’année 2007, la dernière se fera au début de l’hiver et c’est celles situées du pont Churchill au pont Morand et du pont Gallieni à l’amont du pont Pasteur."
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Aménagements du coeur de ville : des réalisations cohérentes pour un nouvel élan    18 Mai 07
   actu-locale
 ● Carrefour de l'Europe : après l'extension du supermarché Casino et l'ouverture de l'enseigne « Maison et loisirs », le secteur connaîtra à l'horizon 2007-2009, de nouvelles transformations. Outre le r...
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JNEB et son projet sur le port du préservatif - Acte 4 et fin    29 Mai 07
   artistes
 Désolé aux fans de JNEB pour le retard de la fin... (24/05/07) Acte 3 (29/05/07) Acte 4 et fin: Ldp: La musique! Pourquoi avoir fait le choix d'un support musical ? JNEB: Disons qu'à la base, j'officie dans la musique, je joue de plusieurs instruments (petitement...), ce qui me permet de composer seul mes chansons. La bande originale a été interprétée par 12 musiciens qui ne se sont jamais vus (seul moi les connais tous) et qui m'ont rendu service parce qu'ils trouvaient mon concept, ma démarche intéressants et parce qu'ils voyaient que j'étais très engagé dans ce projet... Et la musique leur plaisait bien évidemment... Sinon le film est entièrement musical, sans dialogues (parlés puisqu'ils sont sous-titrés...) ce qui lui confère un côté original, magique... ce qui était mon objectif.... Nota Bene: les plages instrumentales ont été composées par Marchmaninov, un ami et non moins talentueux compositeur (et musicien), plages que j'ai juste arrangées quelque peu... Ldp: Les textes ne sont qu'en Espagnol ? JNEB: En effet oui... mais ils sont traduits en français dans le roman.... Ldp: Est si on ne parle pas espagnol, on fait comment ? JNEB: Si tu ne parles pas espagnol tu peux: - apprendre - demander à un ami (ou une amie) de te traduire - juste écouter - te foutre des textes (rires) ou (et c'est le plus aisé), tu as la traduction des textes des chansons dans le roman (écrit en gras). Ldp: Si je coupe le son du film et met la musique, ça un sens ? JNEB: Non, les morceaux ne sont pas forcément disposés de la même manière... Ldp: Tu as fait combien de morceau ? JNEB: 15 titres composent la BO. Il y a 4 titres avec chants (en espagnol donc...) composés par moi-même, les autres sont des "instru" composées par Marchmaninov et arrangées soit par lui soit par nous deux. Ldp: C'est une musique uniquement réalisée via pc ? JNEB: Non. Et oui en même temps. Je m'explique. Je compose seul les morceaux chez moi sur mon PC (j'utilise un logiciel qui me permet de créer mes pistes de batterie, j'enregistre la basse, les guitares, les synthés, les chants et ainsi je vois ce que peut rendre le morceau mais ce n'est qu'une démo pour la créativité). Après pour ce projet, j'ai demandé à 12 musiciens s'ils voulaient bien venir enregistrer en studio ce que j'avais composé. J'ai donc travaillé avec chacun d'eux, eux ne s'étant jamais rencontrés... Deux ans ont été nécessaires pour coucher la musique car dans la mesure où je financais tout, je ne pouvais que prendre des journées de studio de façon éparse...
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Gorée, patrimoine historique universel     02 Juin 07
   culture-et-spectacles
 Le Castel, plateau rocheux recouvert de fortifications, domine l'île et offre une vue superbe sur Dakar. En face du marché, se dresse le Relais de l'Espadon, ancienne résidence du gouverneur français de Gorée transformée en hôtel et aujourd'hui abandonné. Située ...
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khadrya Fadélia    03 Juin 07
   people
 Cheikhna cheikh Muhammad Fâdil b. Mâmîn, né en 1797 dans le Hawd (région du Sud-Est mauritanien), réussit à fonder à l'intérieur de la confrérie mère, la Qâdiriyya, sa propre confrérie : la Fâdiliyya (Boubrik 1999). Il mourut en 1286/1869 1, laissant plus de quarante enfants. La gestion de l'héritage du fondateur fut donc la préoccupation majeure de la famille. Et comme dans chaque entreprise basée principalement sur le charisme personnel, la domination charismatique fut amenée à changer de nature avec la disparition du fondateur. Nous passons donc d'un modèle de fondateur à un modèle de gestionnaire (Elboudrari 1985b : 503). La routinisation du charisme et la manière dont fut résolue la question de la succession déterminèrent le devenir religieux et social de la confrérie (Weber 1995 : 326). Muhammad Fâdil a mis en place, au cours du XIXe siècle, une stratégie qui lui a permis de s'imposer comme une figure religieuse. En plus de son charisme héréditaire et de son capital culturel mystique, Muhammad Fâdil développa un charisme personnel. Dans une société en crise dominée par les guerriers (hassân), le saint 2 s'imposa comme protecteur et sauveur. Son lieu de résidence devint non seulement un sanctuaire et un centre religieux, mais encore un centre social et politique. Un des aspects importants de l'itinéraire et de l'action de notre saint fut cette interaction des domaines tribal et confrérique dans toutes les étapes de sa vie. Muhammad Fâdil réussit à (re)fonder la tribu des Ahl at-Tâlib Mukhtâr, en s'appuyant sur une légitimité religieuse et sur un capital charismatique. Le prestige religieux, qui s'exprima par la formation d'une tarîqa, ne tarda pas à se transformer socialement en leadership politique, comme ce fut le cas pour d'autres chefs confrériques, notamment Sidiyya al-Kabîr, dans le Trârza (Ould Cheikh 1991). En fait, dans le pays bidân 3 les fondateurs des confréries étaient souvent animateurs d'une fondation tribale. Le chef confrérique devint un chef tribal sans pour autant s'affirmer comme tel ; Muhammad Fâdil voulait conserver son rôle religieux au détriment de son rôle tribal. Et rapidement, il confia à son fils al-Hadrâmî la direction des affaires sociales et politiques de la tribu des Ahl at-Tâlib Mukhtâr. Nous avons mis ici l'accent sur le caractère tribal de l'action du saint fondateur parce que cet aspect est important dans le devenir de la tarîqa et des héritiers. Les premiers successeurs D'après les écrits, Muhammad Fâdil ne désigna aucun successeur (khalîfa). Néanmoins il restreignit cette fonction à ses propres enfants. Quand une personne de son entourage lui posa la question du devenir des Ahl at-Tâlib Mukhtâr, après sa mort, il répondit : « Si je meurs, je les laisserai entre les mains de mes fils » (Wuld Muhammad Lahbîb : 347, N) 4. Dans les dernières années de la vie de Muhammad Fâdil, douze de ses fils atteignirent un statut spirituel et social important. Deux d'entre eux étaient installés l'un dans le Trârza (Sa'd Bûh) et l'autre dans la Sâgiya al-Hamrâ (Mâ al-'Aynayn). Ses autres fils demeuraient au service de leur père. Celui-ci réserva à chacun d'eux une place particulière et les combla d'éloges. Il avait néanmoins une légère préférence pour quelques-uns, comme le montre cette phrase : « Sîdî `Uthmân et Taqiyyu Allâh sont comme moi, et Ma al-'Aynayn et Muhammad al-Ghayth sont mieux que moi (khayrun minnî) » (Wuld Muhammad Lahbîb : 361, N). Si la tradition écrite ne rapporte aucun élément décisif à propos de la question de la succession, la tradition orale 5 est, sur ce sujet, plus éloquente. Muhammad Fâdil choisit pour sa succession cinq de ses fils : Sa'd Bûh, Mâ al-'Aynayn, Sîdî `Uthmân, Taqiyyu Allâh, et al-Hadrâmî. Les deux premiers furent désignés très tôt pour aller s'installer hors du Hawd : « Muhammad Fâdil a ordonné à Sa'd Bûh de se rendre au Gibla (Trârza) pour apprendre et Mâ' al-'Aynayn au Sâhal (Sahara occidental) pour enseigner. Il mit sur la tête de chacun un turban (`amâmat), Sa'd Bûh le turban de la science ésotérique (`ilm al-hâtin) et Mâ' al-'Aynayn celui de la science exotérique (`ilm az-zâhir) » 6. La tradition s'appuie (voire s'inspire et se reconstruit) sur la réussite des deux personnages dans la conquête des deux régions ainsi que sur le succès dans les deux domaines de la science : Sa'd Bûh étant connu pour ses pouvoirs surnaturels, et Mâ al-'Aynayn pour sa production théologique extraordinaire, une cinquantaine de ses livres ayant été lithographiés à la fin du XIXe siècle au Maroc. En réalité, ce partage et essaimage, connus au sein d'autres tarîqa, répondaient à deux objectifs : d'une part, éviter la concurrence entre les frères, de l'autre, assurer la diffusion et l'influence de la Fâdiliyya dans le pays bidân et au-delà. Ainsi, à la fin du XIXe siècle la tarîqa se propagea du Sénégal jusqu'au nord du Maroc. L'étude de l'itinéraire de ces deux fils de Muhammad Fâdil témoigne de deux stratégies de conquête d'un espace ; conquête à la fois symbolique, religieuse, sociale et politique. D'une part Sa'd Bûh, se trouvant dans un espace occupé, fonda sa conquête sur un modèle de religiosité confrérique et se distingua ainsi du modèle régnant dans le Trârza. D'autre part, devant le pouvoir temporel de l'émir, il utilisa son pouvoir symbolique pour surmonter ses adversaires. Mais dès l'instauration de son autorité, il opta pour l'élargissement de sa base religieuse en s'orientant vers le sud du fleuve Sénégal. Son espace de résidence, peu accueillant, le poussa non seulement à chercher une clientèle lointaine, mais également à se rallier aux Français, force politique et militaire qui s'imposa au début du XXe siècle dans la région (Boubrik 1996). Quant à Mâ al-'Aynayn, il s'employa dès son jeune âge à établir son pouvoir dans un espace hostile et peu sensible au discours religieux prôné par le saint. En revanche, l'absence d'un pouvoir religieux et politique fort dans la région contribua à la réussite de son projet. C'est en profitant d'une situation objective et surtout de son charisme, de ses qualités individuelles, de sa capacité d'agir sur le terrain, qu'il put s'établir au Sahara occidental. Il s'y distingua par son sens du politique et par une capacité remarquable à ancrer son pouvoir sur le terrain : alliances matrimoniales, fondation de cités, alliances avec des forces politiques influentes dans la région, rassemblement de tribus au nom du jihâd (Boubrik 1999). La divergence de stratégie entre les deux frères était déterminée par le lieu de leur établissement. Remarquons que le parcours de Ma' al-'Aynayn fut marqué par une action politique très affichée, qui s'acheva par sa proclamation au titre suprême de sultan du Maroc en 1910. En revanche Sa'd Bûh resta dans une sphère religieuse. Son impact religieux s'inscrivit dans la durée. Jusqu'à maintenant sa famille compte des milliers de disciples, notamment au Sénégal. Ces deux fils, qui n'étaient pas des candidats directs à la succession du saint fondateur, donnèrent à la tarîqa Fâdiliyya une dimension spatiale, religieuse et politique importante. Par ailleurs, les parcours de Sa'd Bûh et Mâ' al-'Aynayn comme celui du saint fondateur, infirme la thèse qui attribue à l'homme de religion un rôle principalement de médiation pacifique, ayant pour fin de conserver un certain équilibre dans une société menacée en permanence par les conflits segmentaires 7. Revenons maintenant à la question de la succession et aux successeurs directs de Muhammad Fâdil dans le centre de la tarîqa. Au Hawd, ce fut Sîdî `Uthmân, le fils aîné de Muhammad Fâdil, qui succéda officiellement à son père après sa mort ; c'était une suite logique dans la tradition familiale, étant donné la place qu'il occupait auprès de son père. Enfant, il avait été « allaité » par Muhammad Fâdil. Ce dernier avait dit à propos de Sîdî `Uthmân : « Avant qu'il ait atteint le quarantième jour, sa mère tomba malade et il n'y avait personne pour l'allaiter, aussi lui ai-je donné mon nez (nawaltuhu anfî), il l'a tété jusqu'à plus soif » (Wuld Muhammad Lahbîb : 352, N). Muhammad Fâdil exerça une double parenté à l'égard de cet enfant en remplaçant la mère dans ses fonctions maternelles initiales. La négation de l'héritage maternel nous la trouvons chez d'autres lignages saints, l'une des figures de sainteté dans le pays bidân est nommée bûbazzula (homme au sein) ; il aurait allaité tout seul son fils. Cet acte de transmission fut suivi d'un second acte. Durant la cérémonie « de la coupe des cheveux », la mère de Sîdî `Uthmân demanda à ce que le père offrît une de ses esclaves à son fils. Muhammad Fâdil lui proposa plutôt de choisir pour Sîdî `Uthmân entre une esclave ou le statut spirituel (maqâm) de Shaykh Abd al-Qâdir aj-Jilânî (fondateur de la confrérie Qâdiriyya). Sans hésiter la mère opta pour le maqâm du grand mystique (Wuld Muhammad Lahbîb : 353, N). Sîdî `Uthmân ne demeura pas longtemps à la tête de la Fâdiliyya puisqu'il décéda de la variole une année après la mort de son père. Ainsi le problème de la succession se posa de nouveau mais d'une façon plus ambiguë. Cependant, tous les fils de Muhammad Fâdil s'effacèrent, sauf deux d'entre eux : Taqiyyu Allâh et al-Hadrâmî. Selon certains récits oraux, Muhammad Fâdil avait confié à Taqiyyu Allâh la direction spirituelle et à al-Hadrâmî les affaires temporelles. D'autres avancent qu'après la mort de Sîdî `Uthmân, Taqiyyu Allâh fut élu à la succession mais, en raison de sa piété, il confia à son frère al-Hadrâmî la direction politique et les affaires temporelles. Une troisième version rapporte que Muhammad Fâdil avait désigné de son vivant al-Hadrâmî à la direction politique, et que ce dernier demanda à Taqiyyu Allâh de se charger des affaires religieuses. Qu'importe les divergences entre les récits à ce propos, ce qui est essentiel ici c'est que tous mettent l'accent sur la division entre les charges temporelles et les charges religieuses, autrement dit sur la distinction entre la direction spirituelle de la tarîqa Fâdiliyya et la direction politique et sociale des Ahl at-Tâlib Mukhtâr. Nous pouvons nous demander si la scission entre les deux domaines fut imposée par les circonstances de l'époque qui nécessitaient une action sur les deux fronts afin de conserver et d'élargir d'une part l'influence spirituelle de la Fâdiliyya, et d'autre part l'influence sociale et politique de la tribu. Cette séparation du spirituel et du temporel résulta-t-elle d'un consensus entre les deux frères, après une confrontation pour le partage du pouvoir ? Il est difficile de donner une réponse à cette interrogation. Ces deux personnages marquèrent l'histoire de la Fâdiliyya après la mort du père fondateur. Taqiyyu Allâh naquit en 1826, une date significative pour son père Muhammad Fâdil : « Muhammad Taqiyyu Allâh aura un grand avenir, il est né à la mort de Shaykh Sîdî Muhammad al-Khalîfa b. Shaykh Sîdî al-Mukhtâr » (Wuld Muhammad Lahbîb : 356, N). Il était fait ainsi allusion au dernier grand représentant de la Qâdiriyya saharienne, et dans le même sens il aurait dit aussi : « Si Dieu avait honoré Shaykh Sîdî al-Mukhtâr par [en lui donnant] son fils Sîdî Muhammad, pour moi il m'a honoré (karramanî) par Taqiyyu Allâh » (ibid.). De même, Muhammad Fâdil dit : « Quand Muhammad b. al-Aswad est mort, il a désigné Muhammad Taqiyyu Allâh pour sa succession » (ibid.). Muhammad b. al-Aswad fut l'une des références mystiques de Muhammad Fâdil. Ces deux comparaisons avec Sîdî Muhammad -- successeur de son père Sîdî al-Mukhtâr al-Kuntî à la tête de l'autre branche de la Qâdiriyya --, et cette allusion à Muhammad al-Aswad signifiaient en soi une désignation implicite à la succession spirituelle, faite par Muhammad Fâdil en faveur de Taqiyyu Allâh. D'ailleurs, al-Mukhtâr w. Hâmidûn affirme que Taqiyyu Allâh fut le successeur de Muhammad Fâdil après sa mort (Wuld Hâmidûn, s.d. : 11). Par ailleurs, Taqiyyu Allâh se distingua, parmi ses autres frères restés au Hawd, par sa réputation d'homme mystique. Ses multiples miracles (karâmât, sing. karâmat : prodiges des saints ; grâce probatoire) contribuèrent à forger cette image auprès de son entourage. Cette réputation fut renforcée par son départ en retraite vers le nord, dans la région de Tîgîgl qui se situe au nord-ouest de Walâta, un retrait considéré par la famille comme la preuve de l'aspect spirituel de ce personnage qui refusa toujours de se mêler des affaires mondaines. Avant son installation à Tîgîgl, Taqiyyu Allâh séjourna à Walâta pendant deux ans ; durant ce séjour, le qâdî de cette ville, At-Tâlib Babakr b. Ahmad al-Mustafâ al-Mahjûbî (m. 1917) 8, lui rendit visite, comme il en témoigne : « [...] il était un saint (walî), savant (`ârifan), pieux (taqiyan), généreux, modeste [...] honoré (mu'azzaman) par tous, aimé (mahbuban) chez les savants et les saints (al-'ulamâ' wa as-sulahâ') [...] il était un éducateur -- sens mystique -- (murabbî), il reçut les disciples venus de toutes les régions [...] » (Wuld Ahmad al-Mustafâ al-Mahjûbî : 264-265). Au cours de ce séjour, Taqiyyu Allâh obtint également, de la part des gens de Walâta, la reconnaissance de son statut de sharîf (descendant du prophète Muhammad) (Wuld Shaykh Mâmîn : 8). Notons qu'à son arrivée à Walâta, Taqiyyu Allâh avait subi certaines provocations. Il faut dire que les citadins de Walâta étaient moins accueillants en général envers les mashâyîkh (sing. shaykh) confrériques. « Mohammed Taki Allâh est également resté longtemps à Oulata. [...] Mais quoique n'ayant pas eu les mêmes difficultés avec les habitants du pays que les Bekkay [la confrérie Bakâ'iyya], il l'a quitté, lui aussi, pour se fixer dans la partie méridionale du Tagânat » (Le Chatelier 1899 : 328). Nous n'avons aucune précision sur la date de l'installation de Taqiyyu Allâh à Tîgîgl, mais il ne s'y installa probablement qu'après la mort de son père. C'est pendant cette période qu'il intervint auprès de l'émir de Tagânat, Bakkâr w. Swayd Ahmad, à la demande des tribus du Hawd. D'après le récit de Hayât al-'âbid al-awwal, des tribus hassân (guerrières) étaient arrivées au Hawd et avaient ramené un grand nombre de têtes de bétail vers le Tagânat. Tous les gens (ahl) du Hawd vinrent donc chez Shaykh Muhammad Taqiyyu Allâh et lui demandèrent d'aller au Tagânat pour récupérer leurs biens. Taqiyyu Allâh se dirigea alors vers le campement de l'émir Bakkâr w. Swayd Ahmad, lequel, à son arrivée, décampa sans prévenir ; mécontent, Taqiyyu Allâh envoya un émissaire à l'émir pour exprimer sa déception et l'avertir des risques de son comportement. L'une des filles de l'émir, étonnée de l'audace de Taqiyyu Allâh, s'adressa à son père : « Cet homme qui ose te parler ainsi sur le dos de Tagânat (zhar Tagânat) [dans ton propre pays, sans peur] ne peut être qu'un être exceptionnel (sha'n `azîm) » (Wuld Shaykh Mâmîn : 5). L'émir donna l'ordre de retourner chez le shaykh. Quand il le retrouva, Taqiyyu Allâh lui exposa les raisons de sa visite. Bakkâr w. Swayd Ahmad lui rendit les biens pillés et lui offrit, en plus, un cheval et un chameau qui étaient ses propres montures, en échange desquels l'émir lui demanda deux faveurs : « Je veux que tu me donnes un bout de tissu pour la bénédiction (thawb li-al-baraka) et que tu me garantisses que mon corps sera sauvé de l'enfer (tazman lî jasadî mina an-nâr) » (ibid.). La même source rapporte que cet émir fit allégeance spirituelle (bâya'a) à Taqiyyu Allâh. Entre le saint et l'émir, les rapports furent toujours marqués par le défi, mais ils aboutirent à une reconnaissance mutuelle avec un avantage en faveur du saint qui se vit sollicité pour protéger l'homme politique. Soulignons que l'émir Bakkâr w. Swayd Ahmad avait pris contact avec Mâ al-'Aynayn afin d'organiser le jihâd. Il fut tué le 1er avril 1905 dans une attaque menée par Frèrejean qui était chargé par Coppolani d'occuper le Tagânat. Ainsi donc Taqiyyu Allâh représentait, dans la tradition, la figure spirituelle par excellence ; il était toujours solitaire dans des khalwa (retraite mystique) : « Il passe un, voire deux mois sans entrer sous un toit, sans manger, boire, ni parler avec qui que ce soit » (Sa'd Bûh b : 6). Néanmoins, son intervention auprès de l'émir démontre son engagement dans les affaires temporelles ; bien entendu il s'engageait en sa qualité d'homme de religion et non d'homme politique, mais il faut remarquer que chaque action, perçue comme religieuse, avait une dimension politique et sociale. Ceci dit, Taqiyyu Allâh n'effectua pas une retraite mystique complète, comme le veut la tradition orale et écrite de la famille. Revenons à la deuxième figure. Aussitôt après la mort de Sîdî `Uthmân, dont les charges restèrent unies dans sa succession, al-Hadrâmî convoqua ses frères adultes à Mahmûda 9 et demanda au plus âgé d'entre eux, Muhammad al-Hassan, de prendre la succession. Ce dernier refusa et Muhammad Bûya (frère aîné germain de al-Hadrâmî) intervint en disant à al-Hadrâmî : « C'est toi que notre père avait chargé de cette responsabilité et personne n'a le droit de l'assumer à ta place » 10. Al-Hadrâmî accepta de prendre ces charges sous trois conditions relevant du partage des biens matériels de la famille. Ses frères acceptèrent cette décision, et chacun d'eux prit sa part de l'héritage du Shaykh Muhammad Fâdil. Cette initiative de al-Hadramî marqua l'indépendance de chaque fils adulte dans des unités familiales élargies qui portaient le nom de `iyyâl et formèrent plus tard les principales fractions des Ahl at-Tâlib Mukhtâr 11. L'autonomie des `iyyâl ne fut que matérielle parce que toute la tribu fut placée sous le commandement de al-Hadrâmî. Ce dernier était pour Muhammad Fâdil son propre fils (il l'avait engendré) : « Al-Hadrâmî est le fils de mes côtes, comme s'il n'avait jamais été enfanté par une femme, comme s'il était issu de moi-même (al-Hadrâmî ibn dil'î hadhâ kaannahu mâ-marra bi-imra'atin min ba'dî bal ka `annama kharaja minnî) » (Wuld Muhammad Lahbîb : 357, N). Un autre exemple révélateur du déni de la filiation maternelle au profil de l'héritage paternel : « Ce fils des côtes » de Muhammad Fâdil devint le chef politique de la tribu des Ahl at-Tâlib Mukhtâr, et ce fut sous sa direction que la tribu se structura. Pendant la vie de son père, al-Hadrâmî avait rempli plusieurs missions à caractère politique parmi les tribus de la région, notamment chez la chefferie des Mashzûf 12. Il avait été, en quelque sorte, le gestionnaire des affaires politiques et sociales de son père, et avait acquis ainsi une riche expérience. Selon la tradition des Ahl at-Tâlib Mukhtâr, avant même leur victoire finale sur les tribus du Hawd, Muhammad Fâdil prédit l'avenir des Mashzûf et envoya son fils al-Hadrâmî à la rencontre de Wuld Lamhaymîd, leur chef. Al-Hadrâmî lui annonça que Muhammad Fâdil avait lu sur son front les mots suivants : « Le dévastateur des États (hâtik ad-duwwal). » Il lui promit qu'il dominerait tout le Hawd, mais à condition de s'engager à exonérer les Ahl at-Tâlib Mukhtâr d'impôt (maghram) et à leur épargner toute injustice. Le chef des Mashzûf accepta la requête de Muhammad Fâdil, et ce pacte fut respecté ensuite par tous les chefs Mashzûf 13. Une autre version signale un incident qui, même s'il paraît contradictoire avec ce qu'on vient d'avancer, souligne le rôle de al-Hadrâmî comme représentant de la tribu dans ses relations extérieures, notamment avec le pouvoir politique dominant : « Un jour, l'émir de Mashzûf passa à côté du campement du shaykh, il envoya un émissaire pour demander son maghram, le shaykh envoya son fils al-Hadrâmî avec le maghram ; en arrivant chez l'émir, al-Hadrâmî lui demanda la hadiyya (offrande) du shaykh ; convaincu par la légitimité de la demande du shaykh, il lui offrit sa hadiyya et prit son maghram » 14. Chacun s'inclina donc devant la demande de l'autre, ce qui revenait à une reconnaissance mutuelle d'autorité et de légitimité. À la tête des Ahl at-Tâlib Mukhtâr, al-Hadrâmî se distingua par les stratégies qu'il déploya pour donner à son groupe un poids social en négociant les questions territoriales, élargissant sa clientèle ; en même temps, et surtout, il permit à la tribu de récupérer d'anciens alliés tels que les Ahl at-Tâlib Abd al-Bâqî 15. Par ailleurs Sa'd Bûh mentionne que al-Hadrâmî exerçait déjà son autorité sur la tribu, du vivant de Muhammad Fâdil (Sa'd Bûh b : 7). Cette autorité lui était reconnue plus tard par ses frères, lesquels l'avaient investi eux-mêmes de ce rôle : « Ses frères aînés lui ont remis le commandement (sallam lahu al-'amr) sans dispute ni obstination (jadal walâ `inâd), il a organisé (sâsa) les affaires de sa tribu (`ashîratihi) et a posé sa structure (wâda'a `asâsaha) sur les bases de la sharî'a [...] il a levé le déshonneur de sa tribu » (ibid.). Toutefois le consensus autour de al-Hadrâmî comme chef politique des Ahl at-Tâlib Mukhtâr n'empêcha pas les oppositions internes. Sa'd Bûh évoqua les contestations que rencontra al-Hadrâmî dans son entreprise pour le contrôle de la tribu : « Il est jalousé par les siens, tantôt ils le fuient, tantôt ils incitent les gens à fuir. [...] Les membres de sa tribu ne se sont soumis à lui que sous la contrainte et non volontairement (dânat lahu riqâbu `ashîratihi kurhan lâ taw'an) » (ibid.). Avant sa mort, Taqiyyu Allâh rassembla ses fils et « les incita à la soumission à leur oncle Shaykh al-Hadrâmî » (Wuld Shaykh Mâmîn : 6). Ces indices montrent que l'autorité de al-Hadrâmî était l'objet de certaines contestations internes. À l'opposé des autres fils de Muhammad Fâdil restés dans le Hawd, al-Hadrâmî se forgea un statut de chef tribal et politique. Le même qâdî de Walâta qui avait décrit Taqiyyu Allâh, avait rencontré al-Hadrâmî six fois (en général au sein de la chefferie des Mashzûf). Il le décrivit ainsi : « Il a allié la sharî'a et le soufisme (al-haqîqa), avec les affaires de ce bas-monde et leurs gens (siyâsat ad-dunyâ wa al-'âkhira) [...]. Il a associé la science (`ilm) avec la pratique (amal), et a uni la politique publique avec celle des particuliers (siyyâsat al-'âmmat wa al-khâssat) » (Wuld Ahmad al-Mustafâ al-Mahjûbî : 266). L'accent mis par l'auteur sur l'engagement de al-Hadrâmî dans les affaires temporelles est significatif, surtout si on compare cette description à celle du même auteur à propos de Taqiyyu Allâh. Cette même observation fut partagée par le Français A. Le Chatelier. Dans sa description des deux personnages à la fin du XXe siècle, il écrivit à propos de Taqiyyu Allâh : « Il représente la principale influence religieuse dans la région comprise entre l'Adrâr, le Djouf, le Hodh et le pays des Douaïch [Idaw'îsh]. » Quant à al-Hadrâmî, Le Chatelier ne vit pas en lui un personnage religieux : « Il paraît faire exception aux traditions de sa famille et [semble] peu intéressé aux choses religieuses » (Le Chatelier 1899 : 328). Pourtant, pour les descendants de al-Hadrâmî, soucieux d'entretenir une dimension spirituelle pour le personnage, al-Hadrâmî fut aussi un homme de religion de premier plan. Malgré ses tâches de caractère politique, il ne cessa d'accueillir les disciples et de représenter la Fâdiliyya comme les autres fils de Muhammad Fâdil. Dailleurs, quand son père lui confia la responsabilité des affaires de la tribu, al-Hadrâmî se serait exclamé en disant à son père : « Est-ce que vous me confiez cette tâche parce que je ne suis pas en mesure d'assumer un rôle spirituel comme mes frères ? » Muhammad Fâdil le rassura en lui répondant : « Je t'ai désigné à cette tâche parce que ce que possèdent tes frères -- savoir et pouvoir spirituel -- tu l'as déjà, par contre ce que tu possèdes toi-même, eux ne l'ont pas » 16. Il faut souligner que la légitimité de al-Hadrâmî, en l'occurrence dans ses rapports avec l'extérieur, était essentiellement basée sur un charisme religieux-confrérique. En somme, la mort de Muhammad Fâdil avait amorcé l'éclatement de l'unité spirituelle. Son premier successeur, Sîdî `Uthmân, maintint cette unité, mais son passage fut éphémère. Un an après la mort de Muhammad Fâdil, ses fils, certainement pour éviter un conflit, choisirent de partager son héritage spirituel, tout en conservant l'unité de la tribu. Paradoxalement, c'est le partage des biens matériels qui marqua l'autonomie spirituelle de chacun des héritiers. Taqiyyu Allâh, qui se distinguait par son influence spirituelle, ne détint pourtant pas le monopole de la direction spirituelle de la confrérie. Chaque fils commença à « travailler à son compte », car il n'y avait aucune autorité spirituelle au sommet pour contrôler le champ d'action de la tarîqa. Toutefois, al-Hadrâmî réussit, grâce à son charisme et à son expérience politique, à conserver l'unité sociale des Ahl at-Tâlib Mukhtâr en s'imposant comme chef tribal et politique. Du consensus à la confrontation Si Taqiyyu Allâh, al-Hadrâmî et les autres frères surent éviter une confrontation ouverte pour le monopole de l'héritage paternel, cependant, la disparition des deux figures influentes après Muhammad Fâdil -- Taqiyyu Allâh et al-Hadrâmî 17 -- laissa le champ libre à une concurrence aiguë entre les descendants de Muhammad Fâdil. Les acteurs principaux qui illustrèrent cette phase de la confrontation furent Sîdî al-Khayr et son neveu at-Turâd. Le premier était le dernier fils de Muhammad Fâdil, le deuxième, le fils aîné de al-Hadrâmî. Sîdî al-Khayr, vu son jeune âge, ne put bénéficier de la formation spirituelle de son père. Adulte, il se dirigea vers le Trârza pour rejoindre son frère Sa'd Bûh qui avait hérité du turban de la science ésotérique (`amâmat `ilm al-bâtin) de Muhammad Fâdil. Ce fut d'ailleurs son père qui, dans une vision, lui ordonna d'aller chez Sa'd Bûh ; Sîdî al-Khayr obtempéra, après avoir refusé plusieurs fois, en objectant que la bénédiction reçue au cours de la visite au tombeau de Muhammad Fâdil lui suffisait. En arrivant chez Sa'd Bûh, il exprima sa reconnaissance et sa soumission spirituelle en composant un poème d'éloge. Son séjour ne dura pas longtemps : Sa'd Bûh lui mit le turban de shaykh et le renvoya au Hawd où il procéda au recrutement de ses propres tlâmîdh. Au bout de quelques années, il réussit à rassembler autour de lui plusieurs branches de sa famille. Le développement de son influence permit à Sîdî al-Khayr d'acquérir une certaine autonomie sociale par rapport à la tribu, officiellement sous la chefferie de at-Turâd w. al-Hadrâmî. Sîdî al-Khayr forma un groupe composé de ses tlâmîdh, des branches de sa tribu et de familles d'origines diverses, émanant, pour la plupart, de petits groupes religieux (zwâya) du Hawd. En revanche, at-Turâd, qui succéda à son père al-Hadrâmî, se retrouva dans une situation embarrassante. L'initiative réussie de Sîdî al-Khayr mettait en cause sa légitimité en tant que chef de la tribu des Ahl at-Tâlib Mukhtâr et khalîfa de la Fâdiliyya. Sîdî al-Khayr ne manifesta pas d'opposition -- du moins ouverte -- à la succession de at-Turâd à la tête de la tribu. Mais tout en reconnaissant le droit à la succession de son neveu, il lui contesta implicitement le droit au monopole de la direction spirituelle, laquelle devenait politique et sociale. Par ailleurs, Sîdî al-Khayr puisait sa légitimité dans sa qualité de fils de Muhammad Fâdil et de disciple de Sa'd Bûh, deux atouts spirituels. Par contre, at-Turâd jouissait d'une légitimité plus marquée par l'aspect temporel que par l'aspect spirituel. Les deux personnages ne purent dissimuler leur rivalité longtemps. Dès la fin du XIXe siècle, ils entrèrent en conflit pour imposer leur autorité. En fait, Sîdî al-Khayr ne visait pas la chefferie de la tribu, mais voulait obtenir l'indépendance des branches des Ahl at-Tâlib Mukhtâr qui étaient avec lui. De son côté, at-Turâd refusait toute scission et s'efforçait de maintenir l'unité de la tribu sous son contrôle. Coppolani, architecte de l'occupation de la Mauritanie, assista à l'un des épisodes de cette confrontation pendant sa mission dans le Hawd. D'ailleurs, c'est sa présence qui provoqua des incidents entre les deux protagonistes. Coppolani entama une mission dans le Hawd en 1899 pour préparer l'occupation de la région ; il choisit de s'appuyer sur Sîdî al-Khayr et at-Turâd pour réaliser ses objectifs : « Je comptais sur ce personnage [Sîdî al-Khayr] et sur son cousin Tourad, pour me préparer les voies chez les Medjdhouf [Mashzûf] et les Allouch campés dans le Hodh. Avec eux, je pensais avoir des appuis sérieux et des guides intelligents » (Coppolani 1899 : 21). Sîdî al-Khayr répondit à l'appel de Coppolani et l'accompagna durant les premières étapes de sa marche. Les tlâmîdh de Sîdî al-Khayr réussirent à convaincre plusieurs chefs de tribus et de fractions de se rendre chez Coppolani pour signer des accords de « paix ». Cette efficacité de Sîdî al-Khayr et sa coopération active lui attirèrent la sympathie de Coppolani. Cette sympathie à l'égard de Sîdî al-Khayr était doublée d'une méfiance envers at-Turâd. Cependant, ce dernier, en observant que son oncle avait pris l'avantage en se proposant comme intermédiaire entre les Français et les tribus du Hawd, se précipita, après quelques hésitations, pour proposer lui aussi ses services. Ainsi, dès qu'il apprit que Coppolani était arrivé au campement de Sîdî al-Khayr, il se dirigea vers lui : « À neuf heures on m'annonce le cheikh Tourad escorté de ses frères et parents. Un taleb à longs cheveux et quatre jeunes gens mendiants se tiennent respectueusement derrière ce nouveau prophète en rébellion. Je vois en lui le chef réel des Taleb-Mokhtar, à l'allure guerrière et indépendante. Il m'offre son chapelet avec ostentation ; j'en distribue quelques-uns à son entourage. J'ai affaire à des religieux sur lesquels des exemplaires du Coran et des chapelets produisent le plus grand effet » (ibid. : 26). L'arrivée de Coppolani dans la région coïncide avec le stade décisif de la confrontation entre les deux personnages, car Sîdî al-Khayr était à la recherche d'un allié puissant pour s'imposer définitivement ; il ne faut pas oublier qu'il était un disciple de Sa'd Bûh et que, certainement, pendant son séjour chez ce dernier dans le Trârza, il observa la stratégie employée par Sa'd Bûh avec les Français pour consolider son influence. P. Marty prétend même que Sîdî al-Khayr se présenta aux Français sous les auspices de Sa'd Bûh, ce qui est fort possible (Marty 1921 : 256). At-Turâd, quant à lui, eut conscience du danger que pouvait représenter cette alliance pour ses intérêts futurs. Il avait refusé, auparavant, de répondre à l'appel de Coppolani, ce qui n'était pas le cas de Sîdî al-Khayr. Cette position de at-Turâd laissa Coppolani très sceptique à son égard, ce qui explique la description ironique que Coppolani emploie chaque fois qu'il s'agit de at-Turâd. La médiation entreprise par Sîdî al-Khayr entre les Français et les tribus hassân du Hawd, notamment la famille émirale de Mashzûf, montre son influence progressive dans la région, son action étant menée sur la base de son charisme religieux. Après la mort de Taqiyyu Allâh, c'est Sîdî al-Khayr qui capitalisa l'héritage spirituel de la Fâdiliyya ; il était le personnage le plus actif dans le Hawd pour la diffusion et la consolidation de la tarîqa, et ce constat affiché par la famille était affirmé également par l'administration coloniale : « Riche et tout à fait grand seigneur [...]. Depuis la mort de son frère Hadrami, il était dans le Hodh le représentant attitré de l'ouird fadeli et le chef suprême des qadirïa de cette voie » (ibid. : 258). Certes, le recours des chefs tribaux à Sîdî al-Khayr, pour faciliter leur contact avec les Français, n'implique pas une allégeance ; néanmoins il signifie une certaine reconnaissance de sa légitimité. Pour Coppolani, Sîdî al-Khayr était à la hauteur de ses espérances ; grâce à lui il put signer des accords de « paix » avec les chefs tribaux les plus redoutés par les Français. Après la réussite de sa rencontre avec Muhammad w. Mukhtâr (chef des Mashzûf), Coppolani écrit : « Ainsi fut définitivement obtenue la réédition des Medjdhouf [Mashzûf]. Une grande joie se remarquait sur la physionomie des notables du Hodh venus à Medgarouah pour attendre, anxieux, le résultat de l'entrevue. On célébra la nouvelle avec de grandes manifestations de contentement. Le cheikh Sidi-el-Kheir fait la prière solennelle entouré de tous et, pour une fois, il est l'imam vénéré des musulmans fervents que sont les Maures. Si Mohammed ould Mokhtar est le grand chef guerrier du Hawd ; pour un instant, du moins, il en est le chef religieux » (Coppolani 1899 : 29). Le succès de Sîdî al-Khayr fut un coup dur pour at-Turâd ; même son prestige de chef tribal fut menacé, surtout à l'intérieur de la tribu. Il faut noter que Sîdî al-Khayr, avant cette mission de Coppolani, avait pris contact avec les Français. En août 1895, de passage à Kayes, Sîdî al-Khayr avait signé un accord avec le colonel Lamary ; le premier paragraphe de cet accord exprime les manoeuvres de Sîdî al-Khayr : « Qu'il soit à la connaissance de quiconque lira cet écrit que le colonel Lamary, gouverneur du Soudan, et Sid el-kheir ben Cheikh Mohammed el-Fadel, frère de Cheikh Saad Bouh ben Mohamed Fedel, et oncle de Torad ben Hadrami, de passage à Kayes, et parlant au nom du chef de sa tribu [at-Turâd w. al-Hadrâmî], au nom de ses frères, en son nom, au nom des autres chefs et au nom de ceux qui suivent leur voie, se sont réciproquement assurés de leur bonne amitié et de la continuation de leurs bonnes relations » (Marty 1921 : 256). Si dans cet accord Sîdî al-Khayr reconnaissait la chefferie des Ahl at-Tâlib Mukhtâr à son neveu -- ce qui n'a jamais été mis en cause --, son initiative de s'engager avec les Français au nom du chef de la tribu, de ses frères et des disciples de la tarîqa constituait en soi une énonciation de ses ambitions politiques. Pour expliquer cette rivalité entre les deux personnages, Coppolani pense trouver la réponse chez la femme de Sîdî al-Khayr ; dans l'intention de le convaincre d'annuler sa visite à at-Turâd, Dalla lui donna les raisons du conflit : « Il [Sîdî al-Khayr] est le fils d'une captive et (avec un mouvement de mépris)... d'une khadem (domestique servante) et les membres de la famille de Mohammed Fadel ne lui pardonnent pas cette origine plébéienne. Cependant, il est le maître, il doit être le maître de tous. Dieu le veut ainsi ! Sa mère l'a laissé en bas âge ; son père l'a beaucoup aimé, mais l'a également abandonné très jeune, n'ayant pour tout soutien que l'étude et la prière. À l'âge adulte, il était déjà taleb savant et vénéré. Devenu homme, il a augmenté en estime et en considération. Son frère Saad-Bou [Sa'd Bûh] lui a donné un troupeau de boeufs, Ma-el-Aïnin lui a fait toutes sortes de cadeaux et, aujourd'hui, tu le vois, les grands du pays s'adressent à lui, le prennent comme intermédiaire ; les humbles le vénèrent. C'est l'unique cause de la haine que Tourad, riche et puissant, a pour son oncle Sidi-el-Kheir » (Coppolani 1899 : 26). Si nous avons abordé cette rivalité à partir de ce témoignage de Coppolani, ce n'est que pour donner un exemple de manifestation de cet antagonisme vu de l'extérieur. Par ailleurs, nous considérons que la présence française dans le Hawd alimentait cette opposition. L'occupation militaire de la région, au début de la deuxième décennie du XXe siècle, contribua à renforcer l'indépendance de Sîdî al-Khayr, sans pour autant affaiblir at-Turâd, qui était reconnu comme chef et représentant officiel de la tribu des Ahl at-Tâlib Mukhtâr par l'administration française. En fait, le découpage administratif du Hawd à cette époque favorisait Sîdî al-Khayr, qui était rattaché au cercle de Walâta contrairement à at-Turâd qui dépendait de Goumbou. Ce partage territorial mit Sîdî al-Khayr hors du contrôle de at-Turâd sur le plan administratif, puisque at-Turâd était le responsable des Ahl at-Tâlib Mukhtâr auprès de l'administration coloniale de Goumbou. Une situation doublement avantageuse pour Sîdî al-Khayr qui vit son groupe s'élargir grâce à ce découpage. Les familles des Ahl at-Tâlib Mukhtâr qui nomadisaient dans le nord (cercle de Walâta) et qui étaient auparavant sous le commandement de at-Turâd, se joindraient à Sîdî al-Khayr -- tout au moins administrativement --, d'autant que cette région était un espace favorable au nomadisme chamelier en raison de ses riches pâturages. Face à ces nouvelles données, at-Turâd, tout en évitant cette fois une confrontation directe avec son oncle et en acceptant l'indépendance de ce dernier, formula son désir de voir son pouvoir s'étendre au-delà du cercle de Goumbou. C'est ainsi qu'il demanda, au début de 1917, l'autorisation de nomadiser dans les zones sahariennes du nord. Il faut reconnaître que le découpage de 1914 ne répondait pas aux réalités des nomades du Hawd qui avaient l'habitude de passer l'hivernage dans le nord, et la période sèche de l'année dans le sud. En effet, les limites instaurées par les Français entre le cercle de Walâta (nord) et les cercles de Nioro, Goumbou, Nara et Sokolo (sud) étaient inadaptées à ce cycle de nomadisme. C'est dans ce cadre que s'inscrivit d'abord la demande de at-Turâd de bénéficier, comme les Mashzûf, du droit de nomadiser dans les pâturages du nord parce que lui-même ne voulait pas se détacher du cercle du sud : « [...] En ce qui concerne les Taleb Mokhtar, c'est leur chef Torad qui a demandé à bénéficier de la mesure prise à l'égard des Mechjdouf. Il paraît difficile de lui refuser satisfaction après ses nombreuses requêtes à ce sujet, et alors surtout qu'il vient de s'employer très activement à combattre le mouvement de dissidence poursuivi dans le Hodh au cours de ces derniers mois par les Ahel Sidi. Il s'est du reste abstenu, en formulant sa demande, de parler des campements de son oncle Sidi El Kheir. Tout en prenant la décision de principe rattachant les Taleb Mokhtar à Nara on pourrait autoriser la fraction de ce dernier à conserver les terrains qu'elle occupe actuellement » 18. Si cette demande d'autorisation de droit de nomadiser au nord, formulée par at-Turâd, était motivée essentiellement par des raisons économiques, elle eut néanmoins un impact social et politique dans la mesure où at-Turâd visait à exercer son autorité sur les Ahl at-Tâlib Mukhtâr qui nomadisaient déjà dans cette région et qui étaient plus proches de son rival. Les groupes fractionnels composant les Ahl at-Tâlib Mukhtâr se sont alliés à l'un ou l'autre des deux protagonistes en fonction de leurs intérêts et en fonction des luttes et des alliances segmentaires qui les traversent. Plusieurs branches de la tribu ont choisi Sîdî al-Khayr contre at-Turâd, ce dernier s'est distingué par une gestion autoritaire comme chef de tribu. Nous examinons maintenant les rapports qu'avaient établis Sa'd Bûh et Mâ al-'Aynayn avec leur propre tribu. Ces deux personnages, qui avaient quitté le Hawd tôt pour la conquête d'autres espaces, ne s'étaient pas pourtant désintéressés de ce qui se passait dans leur pays d'origine 19. Ils oeuvrèrent même activement afin d'y étendre leur influence, en particulier pour acquérir le soutien de leurs frères et cousins face aux Français. En fait, depuis son départ du Hawd, Sa'd Bûh n'avait pas revu son frère ; en revanche, il gardait un contact permanent avec lui par le biais des émissaires. De plus, les multiples liens de mariage qui liaient les fils et les filles des deux hommes démontrent la relation solide qu'ils surent conserver et développer depuis leur départ du Hawd. Au début de la pénétration française, Sa'd Bûh fut obligé de prendre position à l'égard de son frère. Il lui envoya d'abord des lettres où il l'invita à le rejoindre dans son alliance avec les Français. Dans une de ses lettres (en arabe) à Saint-Louis, Sa'd Bûh annonça même aux autorités coloniales son arrivée prochaine en compagnie de Mâ al-'Aynayn 20. Ce n'est qu'en 1906, pendant le siège de Tijagja par les partisans de Mâ al-'Aynayn que Sa'd Bûh se prononça ouvertement contre l'action du jihâd de son frère, en lui écrivant une lettre qui marqua la littérature théologique mauritanienne consacrée au jihâd : An-Nasîha al-khâssa wa al-'âmma fî at-tahdhîr min muhârabat al-farânsa (Sa'd Bûh a), alors traduite et publiée sous le titre : « Un mandatement de Saad Bouh à Ma el Aïnin » (Saad Bouh 1909) 21. De son côté, Mâ al-'Aynayn avait écrit un texte théologique sous le titre « Hidâyatu man hârâ fî muhârabat an-nasâra » (Mâ al-'Aynayn b) qu'on peut traduire par « Le guide de celui qui doute du bien-fondé de la guerre contre les chrétiens ». Ce texte, dans lequel Mâ al-'Aynayn développa son argumentation religieuse pour inciter au jihâd est un plaidoyer pour le jihâd. Il y qualifiait les adversaires de traîtres, voire de mécréants. C'est dans cette perspective que Mâ al-'Aynayn, dès le début de la résistance contre les Français, dépêcha des émissaires au Hawd pour mobiliser les Ahl at-Tâlib Mukhtâr et les autres tribus à ses côtés. Sa'd Bûh, quant à lui, ne resta pas indifférent aux actions de son frère dans cette région ; une de ses lettres témoigne de la concurrence qui naquit entre les deux frères pour obtenir l'adhésion des Ahl at-Tâlib Mukhtâr à leurs causes respectives. En s'adressant au représentant de l'autorité coloniale en Mauritanie, Sa'd Bûh écrivit : « Il faut que vous sachiez que depuis des années Shaykh Mâ al-'Aynayn et moi-même, nous attirons mutuellement notre famille, nos frères, les fils de nos frères et nos cousins dans le Hawd ; Shaykh Mâ al-'Aynayn veut qu'ils se joignent à lui dans sa région et, s'ils ne le peuvent pas, qu'ils envoient de l'argent et des chameaux pour l'aider. En ce qui me concerne j'ai envoyé des lettres et des émissaires afin de leur conseiller de ne pas se laisser séduire par l'action de Shaykh Mâ al-'Aynayn, et de ne pas se détacher de la conduite de leurs ancêtres qui ont toujours abandonné le port des armes » 22. Sa'd Bûh soulignait les appels de jihâd lancés par Mâ al-'Aynayn aux Ahl at-Tâlib Mukhtâr, et surtout ses demandes de soutien matériel. Il inséra la lutte entre lui et son frère dans le cadre de leur position par rapport aux Français. Et pourtant ce n'était qu'une manière d'occulter la véritable lutte entre eux, pour élargir leur influence. Sa'd Bûh se présenta par la suite en porte-parole des Ahl at-Tâlib Mukhtâr du Hawd. Au début de la conquête de cette région, il intervint pour obtenir des privilèges pour sa tribu, assurant les Français du soutien des Ahl at-Tâlib Mukhtâr : « Je vous envoie un de mes fils pour obtenir d'eux [Ahl at-Tâlib Mukhtâr de Hawd] un traité de paix (`ahd amân) et vous donner des garanties qu'ils ne seront pas hostiles à votre présence, et qu'ils ont choisi de se rendre à vos côtés, et, si vous arrivez au Hawd, ils seront les premiers à vous donner le `ushr (impôt 1/10) ; [...] deux raisons les poussaient à obtenir ce traité de paix : la première est que les Français sont arrivés à Néma et ils [Ahl at-Tâlib Mukhtâr] souhaitent avoir un document qui prouve leur priorité et la deuxième raison c'est pour couper court aux appels de ce shaykh [Mâ al-'Aynayn] et qu'ils se rangent à mes côtés » 23. La défaite de Mâ al-'Aynayn en 1909 donna raison aux thèses défendues par Sa'd Bûh et sa réputation y gagna. Ses frères et ses neveux qui avaient regagné Smâra (fief de la résistance) auparavant étaient alors contraints de lui demander d'intervenir auprès des Français pour obtenir des autorisations de retourner au Hawd ou de s'installer dans son campement. Grâce à ses bons rapports avec l'administration française, l'influence de Sa'd Bûh sur les Ahl at-Tâlib Mukhtâr augmenta, mais jamais il ne contesta le leadership des successeurs légitimes. Bien plus, il multiplia les initiatives en faveur de leur pouvoir chaque fois que ce fut nécessaire. En 1915, par exemple, il intervient auprès des autorités françaises, en « insistant sur les droits de Cheikh Tourad [at-Turâd] et de son fils Nema au commandement des Ahel Taleb Mokhtar du Hodh » 24. Les Français eux-mêmes sollicitèrent parfois son aide pour établir l'ordre dans la tribu, en particulier au moment où le conflit entre at-Turâd et Sîdî al-Khayr devint très aigu. Le gouverneur du Haut-Sénégal Niger, dans une lettre aux autorités de Saint-Louis, écrivit : « Si Cheikh Saad Bou [Sa'd Bûh] a assez d'influence sur son jeune frère Sidi El Kheir pour lui faire renoncer à son opposition contre Thorad, je n'y verrais pas d'inconvénient [...]. L'attitude des Talib-Mokhtar a toujours été correcte, si les conseils de Cheikh Saad Bou y sont comme il le dit pour quelque chose, je n'ai qu'à l'en remercier » 25. Rappelons que Sîdî al-Khayr était un disciple de Sa'd Bûh ; le soutien de ce dernier à at-Turâd, dans son commandement, ne mettait pas directement en cause le projet de Sîdî al-Khayr. D'ailleurs, ce dernier n'avait jamais contesté ouvertement le droit légitime de at-Turâd dans cette fonction. Il agissait ainsi pour acquérir son autonomie et non pour accéder à la direction de la tribu. En outre, tout en soutenant at-Turâd w. al-Hadrâmî, jamais Sa'd Bûh ne critiqua son frère Sîdî al-Khayr. Il intervint même auprès des Français, réclamant des privilèges pour lui. Ainsi les successeurs installés ailleurs ne créèrent aucune rupture avec leur lieu d'origine. Bien qu'ils aient fondé d'autres groupes sociaux et spirituels indépendants, ils restèrent liés, dans leur action immédiate et dans leurs projets en général, à l'unité centrale symbolisée par la tribu des Ahl at-Tâlib Mukhtâr au Hawd. La mort de Muhammad Fâdil et de son premier successeur avait produit un éclatement de l'unité spirituelle : chacun de ses fils avait pris son indépendance spirituelle. Toutefois al-Hadrâmî avait réussi à maintenir l'unité sociale de la tribu dans le Hawd, mais elle éclata après sa mort. Les héritiers comme Sîdî al-Khayr ne se contentèrent pas d'un rôle spirituel ; ils s'engagèrent dans la compétition sociale déclenchant des conflits segmentaires. At-Turâd w. al-Hadrâmî fut une figure de l'autorité tribale plus que spirituelle tandis que Sîdî al-Khayr développa un prestige religieux qui lui permit de se poser comme le représentant de la Fâdiliyya, et c'est à partir de cette dimension mystique qu'il mena son action pour la formation d'un groupe social indépendant. La mort, presque simultanée 26, de ces deux figures marqua la fin d'une époque de l'histoire de la Fâdiliyya et des Ahl at-Tâlib Mukhtâr, dans le Hawd. L'héritage du fondateur Nous avons donc vu comment l'héritage spirituel et social de Muhammad Fâdil se partagea et se dispersa entre ses successeurs. Les figures marquant par leur charisme social et spirituel réussirent à capter l'essentiel de cet héritage au détriment des autres qui furent reléguées au second plan. Hormis les deux fils de Muhammad Fâdil qui avaient réussi leur projet hors du Hawd, les autres n'eurent pas de succès ; toutefois ils s'implantèrent dans l'espace de l'Afrique occidentale et créèrent un réseau très actif, notamment dans la propagation des idées du maître fondateur, dont se firent également l'écho certains disciples. Les fils de Muhammad Fâdil, lesquels étaient candidats à un rôle de premier plan après sa mort, étaient au nombre de douze 27. Comme nous l'avons vu, cinq seulement bénéficièrent directement de cet héritage : Sîdî `Uthmân, Sa'd Bûh, Mâ al-'Aynayn, Taqiyyu Allâh et al-Hadrâmî ; en ce qui concerne at-Turâd, il appartenait à une autre catégorie de successeurs. La tradition orale légitima cette succession -- et la réussite exceptionnelle des quatre derniers personnages -- par un processus de transmission du pouvoir temporel et spirituel réglé d'avance par Muhammad Fâdil. Le shaykh avait désigné à chacun de ses fils l'espace de son action et de ses fonctions. Mais la concurrence souvent implicite qui s'installa entre les frères montre bien que la tradition, selon laquelle les rôles auraient été préétablis par le père, n'était qu'un discours de légitimation de la part des bénéficiaires de ce partage, repris plus tard par leurs successeurs. Le monopole de l'héritage nécessita la production de ce discours pour barrer la route aux ambitions des autres candidats potentiels. Sa'd Bûh évoquait l'opposition à l'intérieur de la tribu à l'égard de l'autorité de al-Hadrâmî, et affirmait que ce dernier ne s'était imposé que par la force. De même Sîdî al-Khayr, qui s'était lancé dans un conflit avec son neveu pour son autonomie tribale, montra que le droit de commandement de la tribu confié à la lignée de al-Hadrâmî par Muhammad Fâdil n'était pas aussi sacré ni éternel. D'ailleurs, même la version selon laquelle Muhammad Fâdil avait ordonné à chacun de ses fils, en particulier Sa'd Bûh et Mâ al-'Aynayn, de s'installer respectivement dans le Trârza et le Sâgiya al-Hamrâ (Sahara occidental), est incertaine ; elle pourrait être une reconstruction postérieure. En effet, Sa'd Bûh voyagea dans plusieurs régions du pays bidân avant de s'installer définitivement dans le Trârza ; il en fut de même pour Mâ al-'Aynayn. Par conséquent ce n'est pas le « testament » de Muhammad Fâdil qui donna à ses successeurs leur aura, mais plutôt leur valeur individuelle. Le charisme personnel était le facteur essentiel du succès de leur action sur le terrain. L'acte de désignation des successeurs par Muhammad Fâdil -- s'il y eut réellement un tel acte -- fut déterminé par sa connaissance préalable de leur qualité d'homme d'action. Rappelons qu'avant de les envoyer conquérir de nouveaux espaces, il garda ses fils à son service ; ce qui lui permit de tester leur capacité. Les autres fils de Muhammad Fâdil trouvèrent devant eux un champ spirituel et social monopolisé ; ils durent se résigner à jouer un rôle d'auxiliaire : faire la quête de la zyâra au nom de leurs frères ou remplir quelque mission auprès d'eux. Ils vécurent dans l'ombre des figures principales, ce qui ne les empêcha pas de se lancer de temps en temps dans des projets personnels. L'occupation de l'espace bidân par des successeurs « désignés » obligea certains fils de Muhammad Fâdil à chercher d'autres lieux pour éviter la confrontation. C'est ainsi que l'Afrique de l'Ouest fut le terrain privilégié des « exclus indirects » du pays bidân ; Abba w. Muhammad Fâdil fut contraint, par exemple, de s'installer en Casamance, où il finit par réussir à simplanter. Il avait, selon la tradition, le don de maîtriser des forces invisibles (junûn). La tradition légitimait ce don en rapportant que Muhammad Fâdil lui avait transmis le secret de guérir les individus « habités par les junûn » : une spécialité très demandée par ce milieu africain dans lequel les esprits hantaient la vie quotidienne. Cela montre l'adaptation des offres de services à la demande de la clientèle. Le cas d'Abba n'était pas isolé puisque d'autres fils de Muhammad Fâdil partaient du Hawd pour sillonner d'autres régions en quête d'un lieu d'implantation. L'essaimage et la fragmentation de la première génération répondent à une tradition développée depuis la vie de Muhammad Fâdil ; ce dernier avait déjà envoyé ses fils -- Mâ al-'Aynayn et Sa'd Bûh -- d'autres régions. Hammoudi évoque le même processus pour la zâwiya de Tamgrout au sud du Maroc. À la mort du saint fondateur, la zâwiya connut une fragmentation et le départ des saints potentiels, souvent après une querelle avec le frère successeur officiel (Hammoudi 1980 : 630). Il nous faut encore mentionner le devenir des disciples : tlâmîdh (sing. tilmîdh) ou mawârîd (sing. murîd) de Muhammad Fâdil. Tout d'abord nous soulignons la place qu'occupait cette catégorie dans la tarîqa. D'après ad-Diyyâ, les mawârîd étaient répartis en trois catégories : murîd al-irshâd (instruction), murîd at-tarqiyya (promotion spirituelle) et murîd at-tarbiyya (éducation spirituelle). Les mawârîd de la première catégorie rejoignaient le shaykh uniquement pour s'instruire et se soumettaient à lui pour soigner (islâh) leurs apparences extérieures et non leurs coeurs (salâh al-qalb). Les mawârîd de seconde catégorie cherchaient à purifier leurs coeurs (tahârat al-qalb) de toutes les mauvaises habitudes : la jalousie, l'orgueil, la haine, l'ambition pour le prestige (jâh). Ils cherchaient à acquérir les bonnes moeurs : ascétisme, renoncer aux péchés, accepter le destin, la fidélité... Les mawârîd at-tarbiyya, quant à eux, aspiraient à s'approcher de Dieu et à entrer dans le monde de l'existence mystique (al-wujûd). Cette troisième catégorie se composait de mawârîd qui s'investissaient entièrement afin d'atteindre le plus haut degré de la mystique : l'anéantissement (al-fanâ') (Wuld Muhammad Lahbîb : 160b, R). Selon le fils de Muhammad Fâdil, Mâ al-'Aynayn, il y avait deux niveaux de parenté (qarâba) : la parenté spirituelle et religieuse (al-qarâba ar-rûhiyya ad-diniya) d'une part, et la parenté de sang (al-qarâba at-tîniyya) d'autre part. Mâ al-'Aynayn considère que « la fraternité religieuse (`ukhuwwat al-islâm) est plus forte que la fraternité de sang (`ukhuwwat an-nasab) » (Mâ al-'Aynayn c : 5). Cette option est en harmonie avec la vision que l'entreprise religieuse veut instaurer, comme le dit Bourdieu (1994 : 206) : « Les institutions religieuses travaillent en permanence, à la fois pratiquement et symboliquement, à euphoriser les relations sociales, y compris les relations d'exploitation (comme dans la famille), en les transfigurant en relations de parenté spirituelle ou d'échange religieux. » Bien que les confréries eussent prôné, voire exalté, des liens entre leurs adeptes (ikhwân) fondés sur des bases échappant (théoriquement) aux règles de la parenté tribale, il ne faut pas négliger pour autant l'omniprésence de l'aspect tribal dans l'organisation de ces confréries, surtout dans le pays bidân. La majorité des tlâmîdh de Muhammad Fâdil devinrent des membres de la tribu du shaykh : la parenté spirituelle (al-qarâba ar-rûhiyya) se transformait en parenté de sang (qarâba at-tîniyya) au sens large du terme. Cette adhésion au groupe social du saint s'accomplit dans la durée, la protection religieuse offerte au tilmîdh devenant avec le temps une protection sociale. Entre le murîd et le shaykh existait un rapport de subordination. Si l'offre de sainteté était concrétisée par le travail d'éducation de l'âme (tarbiyya ar-rûhiyya), le murîd se détachait, quant à lui, de tout lien avec l'extérieur et se soumettait à la volonté et au service de son shaykh : le statut d'un murîd se mesure par le degré de sa fidélité et son obéissance. En plus des services matériels qu'il lui fallait assurer (travaux domestiques, élevage...), le murîd s'engageait à faire des offrandes (hadâyâ, sing., hadiyya) 28. L'offrande « est la preuve de la sincérité du murîd » (Wuld Muhammad Lahbîb : 162a, R). La littérature hagiographique mystique sublime ce rapport entre le shaykh et le disciple. Le disciple n'était plus un simple étudiant qui devait le respect et quelques services à son maître. Dans le modèle confrérique, le disciple ne cherchait pas chez son shaykh un enseignement scolaire mais « l'éducation de l'âme ». Afin d'imposer leur autorité symbolique et matérielle, les maîtres confrériques élaboraient des codes moraux 29 qui liaient les disciples à leur shaykh, réduisant le statut des disciples à la soumission absolue, voire à la servitude, servitude acceptée souvent avec satisfaction par le disciple 30 qui la considérait comme une preuve de foi et comme une voie de salut. Le service (khidma), la soumission, l'obéissance absolue, l'humilité et la renonciation sont mis en avant pour prouver la proximité du disciple avec le shaykh, notamment pour les disciples qui sont candidats potentiels à la succession du shaykh. C'est au sein de la troisième catégorie (mawârîd at-tarbiyya) que les illustres disciples sont comptés et leur rôle après la disparition de saint est parfois décisif. De son vivant, Muhammad Fâdil autorisa quelques-uns de ses disciples à donner le wird (plur. awrâd : litanie) en son nom. Pour assurer la diffusion de sa tarîqa, il procéda à l'envoi de certains dans d'autres régions du pays bidân, comme Muhammad Fâdil w. Baydî, son cousin, à qui il permit d'aller s'installer dans l'Adrâr. D'après al-Mukhtâr w. Hâmidûn, Muhammad Fâdil w. Baydî fut le premier des Ahl at-Tâlib Mukhtâr à quitter le Hawd. Il se rendit en Adrâr en 1266H/1840-50, visita Marrakech et Fès avant de s'installer d'une façon définitive dans l'Adrâr (Wuld Hâmidûn : 11). Dès son installation en Adrâr, Muhammad Fâdil w. Baydi se consacra à la formation de nouveaux disciples dans cette région, constituant sa propre clientèle religieuse. Il entama également la construction d'un petit village nommé Jrayf, qui devint le centre de la famille. Il se distingua en encourageant ses disciples au travail de la terre : « De l'ermitage qu'ils avaient construit à Legdim dans l'Est d'Ouadân, le Cheikh dirigeait les défrichements, le forage des puits, les cultures de palmeraies et de céréales. L'Adrâr lui doit le puits de Touijinit, coffré en pierres, profond de 3 m sur la rive orientale de la Sebkha, les champs de Legdim et surtout la belle palmeraie de Jraïf » (Du Puigaudeau 1951 : 1219). Il revint de La Mecque avec un architecte tunisien pour la construction d'une nouvelle maison appelée plus tard Ziyâra puisque c'est dans cette demeure que Muhammad Fâdil w. Baydî fut enterré. Muhammad Fâdil w. Baydî avait gardé des liens étroits avec son shaykh au Hawd ; il était, selon ad-Diyyâ', parmi les disciples les plus généreux envers son maître à travers ses hadâyâ (offrande) (Wuld Muhammad Lahbîb : 161a, R). Après la mort de Muhammad Fâdil, et contrairement à ce qu'avance Du Puigaudeau, Muhammad Fâdil w. Baydî ne prit pas la direction de la Fâdiliyya ; il conserva les mêmes liens avec les successeurs de son maître, notamment Taqiyya Allâh, qui était « son ami spirituel » (sâhibuhu ar-rûhî), auquel « il envoyait des caravanes chargées d'offrandes » (Wuld Shaykh Mâmîn : 6). De plus, la tradition rapporte que Muhammad Fâdil w. Baydî était stérile, et que ce n'est qu'en sollicitant la baraka de Taqiyya Allâh qu'il put avoir son premier enfant, auquel il donna d'ailleurs le nom de Taqiyyu Allâh (ibid.). Cette dépendance vis-à-vis du shaykh et de ses fils n'était que symbolique, Muhammad Fâdil w. Baydî créa sa propre entreprise religieuse en Adrâr. Si la plupart des disciples restèrent fidèles aux successeurs du shaykh fondateur, il arriva que d'autres manifestent une certaine opposition à ses héritiers. Ce fut le cas de Muhammad Fâdil w. Muhammad Lahbîb, l'auteur du volumineux texte hagiographique ad-Diyyâ'. Il a accompagné Muhammad Fâdil tout au long de sa vie de saint. Sa parenté maternelle avec le shaykh s'était renforcée par son mariage avec l'une de ses filles. Après la mort du maître, il la répudia et refusa de lui rendre l'une de ses servantes (jâriyya). Furieuse, elle eut recours à ses frères pour la récupérer. Informé, Taqiyyu Allâh décida de partir chez Muhammad Fâdil w. Muhammad Lahbîb. À son arrivée, une dispute s'engagea entre eux : Taqiyyu Allâh se sentit provoqué et ordonna au ciel de tomber sur la terre. Effrayés les cousins de Muhammad Fâdil w. Muhammad Lahbîb l'obligèrent à rendre la domestique (ibid. : 4). Le résultat de ce duel entre les deux fils initiatiques du shaykh fut en la faveur de son héritier généalogique. Ce défi du disciple au fils du shaykh remettait implicitement en cause la légitimité héréditaire basée sur les liens du sang. Muhammad Fâdil w. Muhammad Lahbîb ne se soumit pas à la tradition mystique selon laquelle « le fils du shaykh est comme le shaykh », une formule qu'il cita lui-même plusieurs fois dans ad-Diyyâ'. Notons que ce disciple n'appartient pas à la tribu des Ahl at-Tâlib Mukhtâr. Malgré les nombreuses années passées en compagnie de son shaykh et le rapport très fort et intime qu'il a tissé avec la famille en se mariant à une fille de maître, il retourna au sein de sa tribu dès la mort de Muhammad Fâdil et rompit le lien matrimonial. Sans aller jusqu'à contester la succession des fils du shaykh, il prit sa distance avec eux et n'hésita pas à les défier chaque fois que ses intérêts étaient touchés. La confrontation entre le disciple et les successeurs de saint fondateur est récurrente dans la tradition confrérique. Elboudrari cite le cas d'un disciple qui refusa de reconnaître l'autorité du fils de son shaykh après sa mort (Elboudrari 1991 : 524) ; d'ailleurs, au sein de certaines confréries c'est le disciple qui a pris la succession (Hammoudi 1997 : 787). À la mort de l'introducteur de la Tijâniyya en Mauritanie, Muhammad al-Hâfiz (1832), la succession fut assumée par un disciple, Sîdî Muhammad w. Sîdna, surnommé Baddî 31. Soulignons qu'après la mort de Muhammad al-Hâfiz, de nombreux disciples ont continué à solliciter sa femme pour la transmission de wird et la bénédiction de saint défunt. Les leçons d'une succession Le processus de routinisation du charisme s'insère dans un modèle décrit par M. Weber 32 comme « primitif ». Selon ce modèle, le successeur est désigné par le détenteur du charisme, qui choisit avant sa mort celui qui sera le nouveau porteur du charisme. Le fondateur évite ainsi les luttes qui peuvent naître à sa disparition. Un deuxième élément important et décisif dans les phases ultérieures est la transformation de ce charisme en un charisme héréditaire sources /http://etudesafricaines.revues.org/document25.html
 /reportages-marseille/people/khadrya-Fadelia-2351.html

°°°0oo.. QUe c'EsT GAy ..o0°°    22 Juin 07
   actu-locale
  www.marseillepride.orgMarseille, toi qui te démarque souvent. Aujourd'hui il faut le dire ; tu es comme les autres, voire pire. C'est pas gai d'être Gay, chez toi, Marseille - être lesbienne sûrement pas plus. Le nouvel arrivant, se perd souvent, ne trouve pas ses marques. C'est ainsi que, fraîchement débarqués à Marseille, nous voulions accompagner notre nouvel ami homo, on s'est pris la tête avec Têtu, qui ne nous a pas permis de trouver les niveaux de délires qu'on atteint dans d'autres villes. Marseille, Machos, match et bière, on dirait qu'il n'y a que ça à faire. Et pourtant non ! Y a une fête de fou, pour mon fol ami. Moi qui suis si fière de lui, je voudrais marcher/danser à ses côtés, que tout le monde s'amuse, et que certains se calment ... par ex : ... " classement médical en maladie psychiatrique, toujours maintenu par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)." C'est un combat, une lutte, encore une autre parmi le fratras d'inégalités sociales, mais aussi le méli-mélo législatif européen. Si on s'harmonisait vers le haut? C'est une lutte en plus, mais ç'en est une belle, une chouette, une folle et définitivement généreuse...
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Funglisoft présente...    25 Juin 07
   artistes
 ... Levels, la série : c'est déjà 13 épisodes, 3 saisons, plus d'une trentaine de comédiens, au moins beaucoup de figurants. Lost Level, c'est aussi un marché de produits dérivés : avatars, dessins, fonds d'écran, des histoires audio ( la folle histoire de...funglisoft...de lost levels.) On en saur...
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cascades du pissieu    26 Juin 07
   sport
 jolie cascade que celle du puissieu un peu froide pour s'y baigner ... idéal pour les enfants, très peu de marche... les enfants se sont éclatés...
 /reportages-marseille/sport/cascades-du-pissieu-2393.html

Rando à l'arrache : coins paradisiaques    29 Juin 07
   actu-locale
 La Rando Solution la plus logique pour les sans-voitures, voilà comment ça se passe : Vous prenez le bus 23, au Rd-Pt du Prado. Arretez-vous à l'arrêt "la Cayole" et montez. Vous passez les gardes, la barrière et avant vous avez traversé un quartier résidentiel et un petit parking. Vous trouvez une autre barrière et vous vous engagez sur ce chemin. C'est une vraie avenue, très agréable, ça sent bon les pins, les cigales chantent...le rêve... Puis vous arrivez à des croisements : allez tout au bout du chemin, sur la gauche, la route goudronnée; sur la droite le chemin continue, c'est là qu'il faut aller. Il vous faut suivre les traits bleus. A fur et à mesure les traits à suivre sont les bleus ou les rouges et blancs. Le chemin est plutôt smooth, mais la descente sur la dernière partie est assez impressionnante. A faire sur les fesses. Cela fait 2h de marche, qui peuvent s'allonger avec la descente à quatre pattes. Vous êtes maintenant à Morgiou. Les plages sont maintenant de l'autre coté, n'hésitez pas à aller dans des coins escarpés pour trouver encore plus de tranquilité. L'eau est toujours bien fraîche !Pas la peine de penser à remonter à pied. De Morgiou, les cars sont loin. C'est faisable (...enfin..)mais moins agréable que de refaire la rando dans l'autre sens. Autre solution, de Morgiou vous reprenez le chemin de la rando (rouge et blanc) jusqu'à Sugiton. Vous serez ainsi vers Luminy, et c'est le bus 21 qui vous ramènera vers la réalité, à Marseille.
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La planète fait parler d'elle    06 Juil. 07
   breves
 Deuxième évènement : Les 7 Nouvelles Merveilles du Monde Un homme, un jour antique, avait décidé d'élire 7 merveilles du monde. Ca a marché. Tout le monde en parle, même si personne ne peut les citer... Essayer allez-y.... Un peu d'aide : Grande pyramide de Gizeh d'Égypte, les J...
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Nuits de Fourvière 07 - Damien Saez en solo    16 Juil. 07
   culture-et-spectacles
 Puis il commence à jouer quelques notes. Visiblement il attaque les morceaux de ses albums à en juger par la réaction du public. Ah ! on peut dire qu'il a un vrai public. De fans enjoués. Majoritairement féminin. Il faut dire qu'il a le genre : look rebelle, démarche chaloupée, chansons d'amour et de révolte. On peut dire qu'il provoque un véritable engouement. Après une série de mélodies douces, il enchainent sur des chanson plus rock, aux influences de Noir Désir et Nirvana. C'est sûr, ses références musicales et culturelles sont solides quand on écoute sa musique et ses textes. Le concert se termine sur des rythmes endiablés et un public en liesse. On entend même lors de son dernier retour un cri du coeur des jeunes filles présentes rappelant les concerts des Beatles à leur époque. C'est dire. C'est sûr : Damien Saez ça plait, et on y revient
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Embrasement de fourvière - 14 Juillet 2007    16 Juil. 07
   culture-et-spectacles
 Et bien ça y est, nous y sommes : c’est le 14 juillet 2007 !!!! Encore l'occasion pour une sortie entre Dinos Lyonnais! Le rendez-vous est pris : 21h quais du Rhône, sur les marches à hauteur du pont Guillotière… Nous voici, bien installés et bénéficiant d’un superbe panorama sur Fourvière et sa colline… Les marches commencent peu à peu à se remplir…le soleil quant à lui nous offre ses derniers rayons avant de s’engouffrer derrière la basilique : un véritable « embrasement » de la colline avant l’heure… :D
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Nuits de Fourvière 2007 - Matthieu Côte, Anis et Sanseverino.     04 Aout 07
   culture-et-spectacles
 ...ilà déjà une heure passée, il présente ses musiciens, tire une révérence et s’en va. Mais c’est sans compter sa technique du serpent…qui a super bien marché ! Le public en redemande !!! Anis revient pour finir ce qu’il avait commencé : nous conduire au bout de son p’tit monde. La fin de son univ...
 /reportages-marseille/culture-et-spectacles/Nuits-de-Fourviere-2007---Matthieu-Cote%2C-Anis-et-Sanseverino.--2454.html

Le Cabaret Frappé, un oasis dans le désert estival musical    21 Juil. 07
   culture-et-spectacles
 16 juillet 2007 - Entretien avec Loran Stahl, directeur du Cabaret Frappé depuis l’édition 2004. JR : Loran Stahl, bonjour. On peut dire que la neuvième édition a commencé très fort avec le concert d’ouverture du 5 juillet avec SERGENT GARCIA et RIKE. Il m’a semblé qu’il y avait autant de monde que l’année dernière pour THE JAMAICA ALL STARS et THE WAILERS… LS : Non, non, l’année dernière, nous avions eu 25 000 personnes au plus fort de la soirée sous la pluie et cette année 30 000 personnes au plus fort de la soirée et 25 000 en moyenne sur le concert, qui s’est très bien déroulé. Les artistes étaient heureux, le public aussi… JR : Le désir de mettre RIKE, chanteur des SINSEMILIA, sur le devant de la scène pour ce concert gratuit, c’était une idée sous-jacente ou un peu plus spontanée ? LS : On peut dire qu’une ville qui reconnaît ses artistes, c’est une ville qui se reconnaît elle-même et c’est une très bonne chose. Cette programmation du concert d’été, qui est le concert offert aux grenoblois par la municipalité, laquelle est à l’origine de cet événement qui est rattaché pour la troisième année à l’ouverture du Cabaret Frappé, et c’est la volonté d’offrir un temps de retrouvailles aux grenoblois en début d’été et en particulier aux jeunes étudiants qui ont leurs résultats d’examens. Cette année, je suis quand même très heureux de ce plateau, qui a été décidé conjointement avec la municipalité, parce qu’il rejoint une des démarches du Cabaret Frappé qui est de mettre en valeur la scène régionale. Donc ouvrir avec un grenoblois et terminer avec des grenoblois, en concert gratuit, c’est un vrai signe de vitalité de la scène locale et régionale, puisque RIKE et GNAWA DIFFUSION rayonnent au niveau national voire international. C’est une belle cohérence avec ce que porte le festival dans sa mission de service public, de défrichage et de soutien à la scène en développement. JR : D’accord ! Cette année comme l’année dernière, le festival s’étalera sur deux semaines ? LS : Ce qui détermine la mise en forme d’un festival, c’est aussi ses moyens. Nous travaillons avec les mêmes moyens que l’année dernière, et le festival a trouvé sa vitesse sur deux semaines, parce que c’est aussi relatif à la fréquentation de la population à Grenoble sur cette période l’été. Par rapport au dispositif, de manière générale, on avait retrouvé la convivialité entre le Kiosque et le chapiteau, et on ne change pas une équipe qui gagne, je dirais… On reste sur ce principe-là, l’éclairage sera différent et le chapiteau sera doté cette année d’un extracteur d’air, qui permettra d’aérer cet espace surchauffé… ...elle-même. Donc, non, pour moi, la question ne se pose pas comme cela. Tout d’abord, les soirées électro au Cabaret Frappé n’ont jamais vraiment trop marché, ou sinon en gratuit. Nous avions envie de casser les habitudes et d’offrir un final avec des DJs et nous étions partis dans l’idée d’organiser...
 /reportages-marseille/culture-et-spectacles/Le-Cabaret-Frappe%2C-un-oasis-dans-le-desert-estival-musical-2465.html

Un métier en vogue: la coiffure    05 Sept. 07
   actu-locale
 ...kar, on assiste de plus en plus à l’expansion des petites et moyennes entreprises. ( P.M.E.). Nombreux sont les salons de coiffure qui inondent le marché dakarois. Ce qui fait que ce secteur est bien aimé par la population. Une population dont la majorité qui la compose reste les filles. En effet...
 /reportages-marseille/actu-locale/-Un-metier-en-vogue%3A-la-coiffure-2498.html

Rencontre avec Les Patates Rats    14 Sept. 07
   artistes
 ...sentis ? Oui c’est ça sur les ressentis… Ou encore il y a des textes plus simples, sur le stop par exemple. Votre premier album a plutôt bien marché, vous en avez vendu combien ? Vous êtes satisfaits ? On est très satisfaits, on a vendu 2000 exemplaires, mais divisés en deux : une partie...
 /reportages-marseille/artistes/Rencontre-avec-Les-Patates-Rats-2521.html

"Santhiaba" nouvel album de Touré Kunda pour 2008    16 Sept. 07
   artistes
 ...pe remonte en 2000, Touré Kunda n’en multiplie pas moins les tournées. Le groupe se refuse de véhiculer une actualité ou de se complaire à inonder le marché de productions musicales de basse facture. « Nous, précise Ismael Touré, notre actualité est l’expression musicale. C’est l’expression artistiq...
 /reportages-marseille/artistes/-Santhiaba--nouvel-album-de-Toure-Kunda-pour-2008-2523.html

Journée découverte de Lyon    17 Sept. 07
   people
 Les Journées du patrimoine, c’étaient ce week-end ! Et comme on aime suivre les évènements sympatoches sur Dinoutoo Lyon, on ne s’est pas fait prier pour organiser notre samedi autour de cette occasion ! Rendez-vous, 10h30 à l’entrée du parc de la Tête d’Or ! Et bien sûr pour ne pas changer les bonnes habitudes, des retardataires se font attendre, et en plus de cela, ils se plantent d’entrée… C’est Planchouille qui est content d’attendre 1h…. Avec 45min de décalage, la mise en route du groupe commencent… Sauf que, un coin de ciel bleu nous interrompt après deux mètres de marche. Impossible d’avoir plus d’infos sur cette petite bête… Après quelques questions… mais sans réponses, direction les Nanimaux du parc ! Les girafes et les buffles nous accueillent en premier dans leur enclot commun. Certains restent quelques peu étonné de la longueur de la langue d’une girafe (Quid 1 : Elle mesure combien ?)
 /reportages-marseille/people/Journee-decouverte-de-Lyon-2528.html

VIRADE DE L’ESPOIR au Parc Lacroix-Laval    04 Oct. 07
   actu-locale
 Les virades de l’espoir, pourquoi ?? Au niveau national, les "Virades de l'espoir" ont été lancées en 1985. L'objectif était, et reste aujourd’hui, de soutenir financièrement la recherche contre la mucoviscidose. Cette maladie génétique "orpheline" (dont souffrait notamment Grégory Lemarchal) se traduit par une insuffisance respiratoire et pancréatique. Elle touche 5000 personnes en France dont les 2/3 ont moins de 18 ans. Le 30 septembre dernier au Parc Lacroix-Laval Le parc de Lacroix Laval à Charbonnières (près de Lyon) a accueilli cette année encore la plus importante "virade" de France !!! Près de 200 partenaires (associations, entreprises, collectivités publiques,....) ont répondu à l’appel des organisateurs de cette 21ème édition, contribuant à faire de ce rassemblement le 1er évènement sportif et humanitaire du Rhône. Le public a répondu présent, on dénombrait 2300 coureurs et marcheurs et près de 20 000 spectateurs sur la journée. Cette affluence a surtout permis un nouveau record en matière de fonds récoltés. Douze ans après le premier essai de thérapie génique (des travaux d'ailleurs réalisés à Lyon) la marche s´est déroulée une nouvelle fois dans le sublime écrin de verdure du parc du "château de la poupée". Elle a réuni, sur des parcours de différents niveaux (enfants, familles, amateurs ou confirmés), des marcheurs et des VTTistes. Tout au long de la journée se sont déroulés des animations permanentes pour les petits (Ateliers enfants, village de jeux, pêche à la ligne, marionnettes, maquillage, mini-tennis, château gonflable,....) ; pour les plus grands (Démonstrations : cerf-volant, boomerang, dressage canin, vol à voile, ...) ; et sans oublier les sportifs (Course ou marche, initiation au tir à la carabine, à l'arc et à la sarbacane, arts martiaux, trampoline...). Les dons récoltés seront entièrement reversés à la recherche médicale. Ils seront plus précisément donnés au CRCM de Lyon (Centre de ressources et de Compétences pour la Mucoviscidose), au service de pédiatrie de l´hôpital Debrousse et à l´hôpital Lyon-Sud qui accueille des adultes. Les coureurs, marcheurs, vététistes, de la France entière ont donné cette année encore de leur souffle à ceux qui en manquent. Mais la mobilisation continue au delà des virades de l’espoir… En savoir plus: www.virades.org, www.vaincrelamuco.org
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Rencontres avec The Sterians    21 Oct. 07
   artistes
 Anma: Qui est-ce qui écrit les textes, la musique ? Stéphane : C’est moi, mais il arrive que les autres membres du groupe ramènent des trucs intéressants. Anma: Vous avez un site, un myspace, une newsletter, beaucoup de moyens de communication, qui s’occupe de tout ça ? Stéphane : C’est tous les gens qui ont mis des messages sur le site, après on les réinjecte. Sinon c’est moi. On a des stagiaires, mais on n’a très peu de retour. Anma: Vous jouez hors de Lyon ? Stéphane : On joue que dans le Rhône, les scènes reçoivent des dizaines de propositions par jour. Il y a le Tremplin Couleur 3 où on va jouer. Anma: C’est quoi exactement le Tremplin Couleur 3 ? Stéphane : C’est un applaudimètre, mais dans ces tremplins, ce n’est pas représentatif. Mais on est obligé de passer par le côté marketing. Nous on fait une musique pour les 25 / 40 ans. C’est plus dur de chauffer une salle, c’est une musique plus intimiste. La démarche est de se faire connaître, nous familiariser avec la scène. Anma: Un Cd sorti fraîchement, c’est le 1Er il vous a fallut beaucoup de travail ? Et le financement ? Stéphane : On va faire un album de 12 titres, toujours les mêmes morceaux, mais la qualité de son est meilleure, la voix a changé. Les japonais et les américains sont plus réactifs. On a un morceau qui est rallongé, le 1er, qui carbure bien, avec un format 4 minutes. C’est la chanson que les gens attendent. ! Anma: Quelle est la suite de votre programme ? Stéphane : On va envoyer l’album aux maisons d’édition anglaises et américaines. La scène française est un peu plus fermée. Anma: Quand on passe sur votre site, beaucoup de personnes vous félicitent pour votre musique, ça vous touche ? Stéphane : 100 % des avis sont positifs, c’est sympa ! On en a censuré qu’un. Anma: Vos futures dates ? Stéphane : Le 15 décembre, certainement à Sainte Foy. Et le Tremplin Couleur 3 en décembre
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continental cup: pour une finale    18 Nov. 07
   sport
 Dimanche : Dernier match qui oppose les BDL à l’équipe danoise. Les 2 parties ont le même nombres de points, et une victoire donnerai le ticket de la finale. Le match est donc grand en enjeu. Et c’est sont les danois qui prendrons le 1er avantage à la 15ème minutes alors que les 2 équipes jouent au même niveau. Qu’il est dur à avaler ce but alors que Grenoble ne manque pas d’occasions. Il faut dire que le gardien adverse est particulièrement agile et à des réflexes comme rarement on a pu voir. Grenoble va enfin trouver la faille grâce à TREILLE, ramenant les compteurs à égalité. La patinoire remplie explose sous les applaudissements pour supporter ses joueurs. Et cela marche, Aalborg sous la pression concède une double infériorité, que WALLIN concrétise par un magnifique slap de la bleue. Grenoble détient provisoirement son billet d’avion. Alors qu’il reste 10 minutes de jeu, l’équipe des BDL a le match en main, FERHI se blesse, signant un tournant du match. DORTHE le remplace au pied levé, et un shoot a mi-hauteur le trompe à 2 petites minutes de la fin. S’en suit les prolongations (sans but) puis les tirs aux buts. Et à ce petit jeu, Grenoble n’arrivera pas à tromper ce portier danois qui offre la qualification en finale à son équipe.
 /reportages-marseille/sport/continental-cup%3A-pour-une-finale-2622.html

ELEVATION DE THEODORE ADRIEN CARDINAL SARR DU SENEGAL     10 Déc. 07
   people
 A la fin du Consistoire, le Pape a salué les pèlerins rassemblés sur le parvis de la basilique, en ces termes : « Chers Frères et Sœurs, Bienvenus ici sur cette place. Merci pour votre présence. Nous avons la pluie, c’est pourquoi nous sommes restés dans la basilique. Vous avez été ici courageusement présents et avez prié avec nous. Je vous remercie pour votre présence fervente pour votre participation à ce pas important de l’Eglise catholique. Les nouveaux cardinaux reflètent l’universalité de l’Eglise, disséminée sur tous les continents, sa catholicité : L’Eglise parle dans toutes les langues, embrasse tous les peuples, toutes les cultures. Nous sommes tous ensemble la famille de Dieu. Et comme famille nous sommes ici réunis et nous prions que le Seigneur bénisse ces nouveaux cardinaux, au service de vous tous. Nous prions que la Sainte Vierge nous accompagne pas à pas » Le Pape Benoît XVI a insisté sur le fait que les catholiques doivent vivre selon un style qui puisse être un exemple et un témoignage de leur foi. Au cours de la messe concélébrée avec le Pape, ce dimanche 25 novembre 2007, solennité de Jésus-Christ, Roi de l’Universel, les nouveaux princes de l’Eglise ont reçu l’anneau cardinalice en signe de « dignité, de sollicitude pastorale et d’une plus étroite communion avec le Siège de Pierre. » A partir d’aujourd’hui le Sacré Collège compte 201 membres dont 120 électeurs, 104 Européens, 20 Nord-américains, 34 Latino-américains, 18 Africains, 2 Asiatiques et 4 Océaniens. Les Cardinaux sont les conseillers du Pape. Ils agissent collégialement avec lui en Consistoire présidé par le Pontife. Le Pape convoque les consistoires pour solliciter un conseil sur des questions épineuses ou pour célébrer solennellement des événements marquants de l’Eglise catholique : comme les canonisations de saints. Elu président de la conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’ouest (Cerao) Son Eminence, Le Cardinal Sarr a participé en 2003 avec 150 évêques à la démarche de repentance de l’Eglise à propos de l’esclavage. La ville de Wurzbourg avec laquelle le Cardinal a entretenu des relations étroites quand il était archevêque de Kaolack se réjouit de son élévation. Celle-ci pourrait contribuer à raffermir les liens entre Rome et le monde musulman, d’autant plus que son Eminence est un fervent adepte du dialogue islamo-chrétien, et apôtre des actions humanitaires. Nous renouvelons nos sincères félicitations et souhaitons á Votre Eminence une main heureuse dans la conduite de votre nouveau sacerdoce. Que le Tout Puissant vous accorde sa grâce divine ! PAX DOMINI VOBISCUM SIT SEMPER ! source Sud online
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Serigne Saliou Mbacké a été rappelé à Dieu ce vendredi.    04 Jan. 08
   actu-locale
 Un fait très révélateur de la hauteur de vue de Serigne Saliou et de sa détermination à marcher sur les traces de Cheikh Ahmadou BAMBA dans le sens de la défense et de l'illustration de l'héritage de Seydina Muhammad (P.S.L.), sans autre considération, est l'acquisition en janvier 2002, à grand frais, d'un imposant immeuble à Taverny, en France. Qu'en a t-il fait par la suite, lui qui sait qu'il ne mettra jamais les pieds en France ? Il l'a tout simplement mis à la disposition de tous les musulmans qui peuvent y pratiquer, comme il l'a fait préciser, leur religion dans la paix, dans l'amour et le respect de l'autre et en parfaite conformité avec les lois de la République. Le détail est important. N'est-ce pas là la vraie image de l'Islam universel ? C'est un Islam à hauteur d'homme, fondé sur les valeurs de la paix, de la solidarité, de l'amour du prochain, de la noblesse des sentiments, du dépassement. C'est un Islam qui n'est synonyme de panarabisme mais simplement humain, qui ouvre les bras, sans distinction, à toutes les diverses composantes de l'humanité. C'est un Islam expurgé de tous les germes de la violence, de la discrimination et de l'intolérance, respectueux des lois et qui ne peut, en aucun cas être une menace pour la stabilité de la société. En réalité, c'est ça le véritable héritage de Cheikh Ahmadou BAMBA que Serigne Saliou.
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CAN désastreuse des Lions: Wade veut des Assises du Football    05 Fév. 08
   sport
 De retour d’Addis Abeba où il a pris part au 10e sommet de l’Union Africaine, le président de la République s’est exprimé sur l’élimination au premier tour du Sénégal, malgré les moyens conséquents déployés par l’État. Me Wade a dit toute sa déception face à cette débâcle sans précédent pour le Sénégal qu’est la Can 2008. Et puisque de l’avis de tous les observateurs notre football est malade, le chef de l’État a jugé nécessaire de convoquer les Assises Nationales pour le sortir de sa léthargie. Fin de la récréation ? Pas si sûr… On’a pas encore terminé d’épiloguer sur l’élimination précoce des Lions à la 26e Can de football. Le malaise du football s’est même permis d’installer ses symptômes au plus haut sommet de l’État. Dont le chef, Me Abdoulaye Wade a semblé abattu samedi dernier en s’exprimant sur l’humiliante déroute des Lions au Ghana. Du côté de la fédération, on décline toute responsabilité après l’échec de la campagne Ghanéenne. Si certains membres de ladite fédération étaient injoignables hier, Momar Ndiaye premier vice-président, chargé des compétitions nationales et des relations avec les ligues, accueille favorablement l’appel de Wade. Pour lui, s’il s’agit de se retrouver et discuter du football de manière générale, la fédération ne peut qu’approuver. «La démarche du chef de l’État est à saluer, maintenant il faut définir les contours et les orientations qui seront fixés pour ces Assises. Mais il faut déjà penser que les infrastructures de qualité, la formation des cadres, les moyens aux ligues régionales de développer le football à la base et l’organisation de compétitions de jeunes devraient figurer en bonne place dans ces éventuelles Assises.»
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Inox Electronic Festival: Vu par Caro Internaute dinoutoo    18 Mai 08
   soirees-clubbing
 Dans la salle numéro 2, l'ambiance est differente, moins pop, plus puriste. Heu, c'est moi ou il y a de plus en plus de monde dans cette salle ? Donc je sors, me balade et me retrouve dans l'ambiance Angello et Ingrosso wouah ! De la house, j'avais oublié que c'etait si bon ... Mais j'ai pas tenu jusqu'à la fin, trop de monde, foule et l'alcool rend les gens cons ! j'en avais marre de me faire marcher sur les pieds, de me faire cogner par inadvertance, de furieuses envies de taper me prenaient aux tripes... Bref, j'ai fuie, je sais pas un instinct dans ces cas là faut pas insiter !... mon seul regret, Dhalback et Vitalic Live que j'ai raté. Voila pour ma part :) ++
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The Blue Man Group    02 Juin 08
   culture-et-spectacles
 Pour garder la salle chaude, l’orchestre et sa chanteuse sont mis à contribution avec un son très électro-rock. Un flot d’effets lumineux est présent à chaque note. Les explosions de lumières de couleurs froides et chaudes s’enchaînent, tout comme des graphismes futuristes sur les 3 écrans. Pour marquer le début de chaque partie, ils ont eu l’ingéniosité de mettre un sonomètre géant sur l’écran central qui présente au public la puissance de chaque son. Et vous pouvez être certain que ça marche à chaque fois ! Mais, je vois déjà arriver une question : mais où sont les tuyaux et objets consorts qui font les BMG ?? Tout était sur scène! En plein centre de celle-ci, un complexe de tube éclairé attendait d’être frappé pour faire sortir un son. La salle a pu découvrir une utilisation décalée d’un piano, et également de djambés high-tech scintillants de lumières et autres effets. Mais que dire de l’admiration pour la maîtrise des oscillassions de ces grandes tiges qui vibrent à l’air...
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Sembène Ousmane: Les Bouts de Bois de Dieu. Banty Mam Yall. Roman    08 Juin 08
   culture-et-spectacles
 Le roman s'ouvre sur une scène au Mali dans laquelle les syndicalistes hésitent à engager un bra s de fer avec les autorités coloniales, comme ils l’ont décidé. Les souvenirs de la grève de 1938 sont encore vivaces, car elle a coûté beaucoup de vies. À cet égard, Niakoro, la mère du principal protagoniste, Bakayoko, exprime ses inquiétudes et son scepticisme, car la grève de 1938 s'était soldée par un échec pour les ouvriers Africains. Bakayoko, le meneur de la grève, avec qui l'auteur s'identifie, soutient moralement les grévistes et les appuie financièrement, au début, grâce aux dons du syndicat communiste français, la CGT. À partir du moment où le chef de la voie ferrée refuse d’entamer des pourparlers avec les grévistes, les partis se raidissent dans leur attitude, à telle enseigne que les femmes se sentent obligées d'entrer en scène. Elles soutiennent les hommes et les enjoignent à ne pas rompre le mouvement de grève qu’ils ont commencé. Ce mouvement va atteindre son paroxysme avec la marche de protestation des femmes de Thiès à Dakar. Cette marche marque aussi le point fort du roman En tête des ‘marcheuses’ venait Mariame Sonko dont Maïmouna, l'aveugle, tenait le bras, la grosse Awa, la Séni, Aby la rieuse qui tendait ses jeunes seins fermes comme des mangues vertes. Elle secoua son pagne au-dessus de sa tête et l'étala sur la chaussée,devant les pieds de Mariame Sonko. Interdite, celle-ci s'arrêta. - Non, non, cria la vieille femme, avancez, avancez, marchez dessus! C'est ainsi que dans les temps anciens on recevait les vainqueurs qui rentraient au village! Avec de grands cris d'enthousiame, son exemple fut suivi et bientôt l'asphalte fut jonché d'autres pagnes, de mouchoirs de tête, de camisoles et même de bouts de chiffons. Les marcheuses avancèrent sur ce tapis multicolore qui donnait à leur arrivée un air de fête". (p. 327) Par cette manifestation, les femmes obligent les Français et leurs acolytes, dont les chefs religieux et les hommes politiques du pays, à s'asseoir à la table des négociations et à accepter les revendications des grévistes. "Au-dessus de leurs têtes, on pouvait lire les slogans suivants sur les pancartes: "LES BALLES DES NAZIS N'ONT PAS FAIT DE DIFFÉRENCE !" "NOUS VOULONS LES ALLOCATIONS FAMILIALES !" "À TRAVAIL ÉGAL, SALAIRE ÉGAL!" "RETRAITE POUR NOS VIEUX JOURS!" "NOUS VOULONS DES LOGEMENTS!" La lutte des cheminots entraîne non seulement des bouleversements sociaux irréversibles dans le comportement des femmes, mais aussi dans les rapports de genre. Elle ébranle les fondements de la structure sociale traditionnelle. Ces changements apparaissent surtout dans la description du rôle des femmes, qui prennent activement part à la vie politique, à la "res politica", au sens noble du terme en s'engageant à fond dans cette manifestation. Elles le font pour l’avenir de leurs enfants. Finalement, ce sont elles qui prennent l’initiative de porter la grève en haut lieu. Certes la faim, les privations concourent à développer entre elles un fort sentiment de solidarité et à renforcer les liens séculaires, mais leur détermination à lutter est sans faille. Elles surmontent leurs rivalités de femmes et de co-épouses pour un idéal de justice. Les femmes des cheminots et celles de Thiès se solidarisent. Soutenus donc par leurs épouses, les grévistes organisent une marche et descendent sur Dakar, siège de l’administration coloniale. La grève permet également aux grévistes de découvrir ceux qui sont prêts à combattre le système brutal d'oppression pour un idéal de justice et ceux qui cherchent à les démoraliser en essayant de les convaincre que les Blancs sont là par la volonté Divine. La marche des femmes tout au long des 80 Kms qui séparent Thiès de Dakar est l'un des moments forts du roman. Cette mobilisation des masses symbolise, en fait, la lutte de tout « le continent noir». C'est le point culminant de la grève. Partis de Thiès, la ville du rail, les grévistes sont accueillis partout par une foule enthousiaste. Telle une marée humaine, ils déferlent sur les villes qu'ils traversent. Aux portes de la capitale, l’une des protagonistes, Penda, s’effondre sous les balles de la police. Son martyr assombrit certes le mouvement de grève, cependant elle motive les grévistes à continuer la lutte. Finalement, les grévistes obtiennent gain de cause puisque l’administration est prête à engager des pourparlers et qu’elle accepte leurs revendications. À travers Penda, la prostituée qui dirige le mouvement des femmes ou encore Maïmouna, l'aveugle, l'auteur montre la force que les femmes sont en mesure de déployer lorsqu'elles prennent en mains leur propre destinée. Il campe toute une galerie de femmes qui incarnent chacune ce qu'il appellera plus tard « l'héroïsme au quotidien». Leur force se traduit également par la détermination dont elles font preuve et les moyens non-violents comme les chants patriotiques qu'elles utilisent pour se donner du courage. Avec les marcheuses et la petite Adj’ibibdji, qui symbolisent l'espoir et l'avènement d'une nouvelle ère, Sembène illustre de manière concrète que le processus de l'émancipation féminine avait déjà commencé durant la période coloniale. Il s'intensifiera au milieu des années 70, lorsque les romancières prendront elles-mêmes la plume pour exprimer leurs angoisses, leurs rêves et leurs espoirs. Ce roman de critique sociale, qui a pour arrière-plan un événement historique, remet en question le système colonial. Le caractère authentique des personnages et le style engagé de l’auteur en font un chef-d'œuvre des Belles Lettres africaines. Sembène offre une fresque très riche de la société coloniale où de nombreux personnages s'entrecroisent. Cette monumentale saga sur le rôle des femmes dans le mouvement de la grève confère à l'œuvre un cachet réaliste et vivant d'où se dégage un souffle épique. L'ouvrage, un classique de la littérature africaine, figure au programme scolaire de la plupart des États d'Afrique francophone. Le roman a été traduit en plusieurs grandes langues de communication. L’auteur a obtenu, en 1961, le Grand Prix Littéraire de l'Afrique noire pour ce roman. …………………………………….. Sembène Ousmane. “Les Bouts de Bois de Dieu”. Banty Mam Yall. Paris, éditions Le livre contemporain, 1960 “Gottes Holztücke.” Roman as Senegal und Mali.Frankfurt : Lembeck Verlag, 1980 ”God’s Bits of Wood”. London: Heinemann African Series, 1978 Pierrette Herzberger-Fofana., "Sembène Ousmane, Forgeron de caractères". Un entretien avec le Romancier et Cinéaste Sénégalais. in: Komparatistische Hefte. Schwerpunkt Afrika. Heft 8, Focus Afrique en vue. Université de Bayreuth. 1983. No.8, p.53-64. Pierrette Herzberger-fofana. Sembène Ousmane , a tiré sa révérence 1923-2007 in : www.sudonline.sn, www.africatime.com www.allafrica.com www.grioo.com www.continenpremier.com, www.renaf.org Ibid. Sembene Ousmane, L’ Aîne des Anciens www.grioo.com Pierrette Herzberger-Fofana ” Littérature Féminine Francophone d’ Afrique Noire suivi d’un Dictionnaire des Romancières”. Paris: Harmattan 2001, 570p. Ouvrage primé du Grand Prix du Président de la République pour les Sciences. Dakar 30.67.2003. www.grioo.com Dr. Pierrette Herzberger-Fofana Professeur. Conseillère Municipale. Erlangen(Allemagne) Drherzbergerfofana@hotmail.com
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Feu d'artifice du 14 juillet 2008    15 Juil. 08
   actu-locale
 Cette année encore le feu d’artifice du traditionnel 14 juillet à Lyon a été tiré depuis la colline de Fourvière. Un rendez-vous honoré par des milliers de Lyonnais et non Lyonnais qui se sont amassés sur les rives des deux grands fleuves : Rhône et Saône, mais également sur toutes les places disséminées au cœur de la ville d’où le spectacle était visible (Bellecour, Terreaux…). C’est donc dans une foule impressionnante et bonne enfant que nous nous sommes installés sur les marches du Rhône à hauteur du pont de la Guillotière. De là, la vue sur la colline de Fourvière, au soleil couchant, est toujours aussi féérique. A la nuit tombante les monuments lyonnais se parent de leurs plus beaux artifices et rivalisent de beauté... Mais à 22h30 à nos montres, voilà que la « tour Effel lyonnaise » à la gauche de Fourvière s’éteint… les premières fusées décollent et nous voici embarqués pour pas moins de 30 min d’un show pyrotechnique grandiose!!!
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Les aventures jeux de Fifrelin    02 Sept. 08
   actu-locale
 Le bassin de vie de Bourg en Bresse pense aux familles et aux enfants. Depuis quelques années déjà un document suggère visites et activités pour les enfants. La version 2008 intitulée GUIDE DES PETITES VIREES DE FIFRELIN a été largement étoffée avec une offre diversifiée de découvertes, balades accompagnées, d’initiations, de stages, de chasses aux trésors, de quoi tromper l’ennui à coup sûr ! Fifrelin est la mascotte choisie par le Syndicat Mixte du Bassin de Vie de Bourg-en-Bresse comme signe de reconnaissance de toutes les actions menées en faveur du public familial Allant encore plus avant dans la démarche, à partir de l'été 2008, 4 aventures jeux de Fifrelin seront disponibles. Il s’agit d’embarquer les familles dans une série d’aventures spécialement pensées pour elles grâce à des histoires inédites. A chaque fois, la découverte d’un site est prétexte à jouer : observations et indices permettent de résoudre des énigmes conduisant à la résolution finale. Age indicatif selon les jeux : 6 à 14 ans. A BOURG EN BRESSE, le jeu « FIFRELIN SAUVE LA PLANETE APOL 2 » vous propulse dans le futur. En effet, l’histoire se situe en l’an 3000; à cette époque il y a fort longtemps que les Terriens ont colonisé l’Espace… Les habitants de la planète Apol 2 sont de lointains descendants des Terriens… Pour l’heure, une délégation d’Apol 2, la Mission BEB 15, débarque à Bourg-en-Bresse pour une Mission de la plus haute importance. Il s’agit de revenir sur cette planète malade, une précieuse molécule guérisseuse. Celle-ci est exclusivement fabriquée à Bourg en Bresse, ville qui a eu le génie d’associer les nouvelles technologies à la pointe du développement durable et d’anciennes recettes médiévales. Seule cette molécule mystérieuse peut guérir les Apoliens de ce mal étrange qui les prive d’une partie de leur champ de vision. Vous voici donc prêts à endosser les rôles de la Mission BEB 15. Serez-vous le Grand Sage, chef de la Mission, Biolo le savant un peu fou, Géotif talentueuse journaliste parfois un peu distraite, ou encore Biolo grand maître des arts sportifs ? A vous de choisir. Pour résoudre l’énigme, 8 étapes vous attendent. A vous de trouver grâce à un plan un peu particulier, les 8 lieux à explorer. A chaque étape un mot mystère est à trouver. Pour cela vous devrez passer les épreuves-jeux : jeux de cartes, puzzle, jeu de langage, jeu d’équilibre même…Les énigmes sont prétextes à de beaux moments d’émotion à vivre avec toute la famille.
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Une pointe de déception    15 Sept. 08
   sport
 Cela fait trois ans, que le duo Masa-Broz marche magnifiquement bien. Il fonctionne par une passe millimétrique de Broz suivi de très prêt par un tir instantané, puissant et précis de Masa. Et ce soir, ils ont tous deux, réédité l’action en concrétisant, le deuxième but, tant attendu des Brûleurs de loups. Vingt-huit secondes plus tard, Damien Fleury affirmait l’avance grenobloise en inscrivant le troisième but de l’effectif des BDL. En un instant, la ligne avec, Nilsson, Jansson, Broz et leur co-équipiers, accomplissaient un sublime jeu de passes collectives, sans malheureusement concrétiser le quatrième but, que les Grenoblois attendaient. Et voilà parti du côté de la cage grenobloise, deux joueurs se télescopent, et Kevorkian pour Chamonix, profitait de la distraction de Ferhi pour ouvrir le score du côté chamoniard. Les esprits sont toujours aussi sous tension chez les deux équipes. Quatre minutes plus tard, une erreur fatale est commise de la part de la défense grenobloise, mauvaise relance. Chamonix en profite pour alourdir son score (3-2). Les Grenoblois commettent plusieurs fautes, ce qui fait douter leur public, qui voit son équipe gagner que d’un petit but d’avance. C’est alors que Jansson passe le palet à Sivic, toujours aussi spectaculaire dans son jeu, et s’élance seul, puis inscrit à lui-même ce splendide but !(4-2). Ferhi, ne rassure plus, mauvaises relances, distraction, il fait peur à son public, inquiet. Et quatre minutes plus tard, voilà que Chamonix, accomplit la tache en inscrivant le troisième but, superbe, de son équipe !
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Rencontre avec Nicolin    22 Sept. 08
   artistes
 Samedi 20 septembre M. Nicolas MAZIERE était en séance de dédicace à la librairie BEDETIK à la Guillotière. Nicolas MAZIERE, ou encore NICOLIN, LUCIANO, NIKE (pour les intimes) enfin bref le « roi des connards » et star marseillaise du net est passé à Lyon signer ses bandes dessinées : le blog du petit Nicolin et les puceaux. J’arrive avec un peu d’avance, je ne veux pas rater ça !! 15h, toujours pas de Nicolin … il parait que ça fait partie du jeu ; et puis il arrive. Grand gaillard, à peine fatigué, mais les traits tirés et très en forme du gars qui rentre d’une semaine de vacances en corse. Donc la séance commence, à la fin de sa première dédicace, Nicolin lance : « bon on va faire une petite pause, je vais fumer une clope... on va discuter dehors si vous voulez ? » : voilà le décor est planté : cet après midi ça s’ra cool ! Au fur et à mesure des dédicaces et des discussions, on découvre une autre personne, différente des personnages des blogs qu’il gère. Malgré tout Il en joue et aime à embrouiller les « fans », en fait c’est un grand schizophrène et un « grand malade » mais adorable, ouvert et à l’écoute… il a même sourit plusieurs fois !! Enfin, c’est à mon tour, j’ai pu obtenir de l’inédit et en profiter pour un rapide question-réponse « officiel » : Planchouille (P) : Où trouves-tu le temps de faire tout ça : Nicolin, Luciano, ton job, les illustrations, Etc… ? Nicolin (N) : BEN avant j’étais célibataire… le moment ou j’étais le plus productif c’était entre minuit et six heures ; maintenant j’ai un peu moins de temps. P : Quel conseil donnerais-tu à une personne qui veut se lancer dans le dessin? N : De faire un blog, c’est vraiment énorme l’impact d’Internet. Par contre il ne faut pas avoir honte de tout mettre ; moi je mets tous mes dessins, y compris les bouses et je n’ai pas peur. Il ne faut pas avoir peur ; de toute façon si on met que le bon et qu’on décroche quelque chose, quand la bouse sort ce n’est pas bon, donc il ne faut rien cacher et le fait de tout mettre permet de voir les évolutions. Au début, tu dessines, ce n’est pas super ; puis à force tu t’améliores et tu vois l’évolution. Il faut faire ce blog pour toi et pas dans un objectif de toucher quelqu’un sinon ça ne marchera pas. Tu te lances pendant un mois ou deux et tu mets tout après ; puis tu fais le point si tu continues ou pas.
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El HADJ OUSMANE ALIOUNE GADIO, Doyen des Anciens combattants,     23 Oct. 08
   people
 ...à-Mousson. Ensuite nous avons travaillé à Dijon où les Allemands nous ont capturés le 30 août 1944 et ils nous envoyés en Alsace-Lorraine. Nous avons marché à pied de Dijon en Alsace. Au mois de novembre, nous avons traversé le canal pour aller à Offenburg en Allemagne. Nous avons passé tout l’hiv...
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Grenoble Basket 38 : Les dessous des paniers Grenoblois    10 Nov. 08
   sport
 Prenationale - GB38 contre Mantaille : 84-68 Victoire importante du Grenoble Basket 38 (GB38) dans l’objectif du maintien. Maintenant on peut envisager la suite plus sereinement et pourquoi ne pas rêver de regarder plus haut. Le match fut assez limpide avec un arbitrage cohérent, aucun joueur sorti, une balance des fautes équilibrée avec 21 à 19 en faveur du GB et même si les joueurs de Mantaille se sont pris 2 techniques y a pas de quoi crier au scandale. Dans le 1er QT les bleus surveillèrent l’américain TREES de Mantaille de très près. Les intérieurs grenoblois très actifs prirent l’ascendant. Quelques beaux shoots à 3 points des ailiers grenoblois mirent tout le monde dans le sens de la marche, 23/18 en fin de 1er QT. Dans le 2ème, même scénario si ce n’est la rentrée de Mike (le grec du GB38) qui commença à faire quelques misères à la défense adverse, 45/35 à la mi-temps pour les bleus. Dans le troisième quart les Drômois qui s’étaient déplacés à 8 seulement, ils prennent un peu l’eau en attaque au moment ou le meneur des bleus Mike enchaîne passes décisives et tirs 3 points et comme nos ailiers ne sont pas manchots l’écart se creusera assez rapidement, 27/12 dans ce QT et 25 points d’avance à l’entame du dernier. Pour terminer les grenoblois relâchent la pression et font tourner le chrono. Les Drômois reviennent un peu dans le match mais les grenoblois ne perdent jamais le contrôle du match. Score final 84/68. Match disputé dans un très bon esprit, ce match avait un goût spécial pour Fabien Chaix (ancien joueur de Mantaille). Prochain match BCNA2 à l’extérieur, une victoire pour rester dans le peloton de tête.
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L’aventure continue     26 Déc. 08
   sport
 Pour ses quarts de finale de la coupe de France, cette année Grenoble rencontre l’équipe de Division 1 de Montpellier. L’ancien gardien des Brûleurs de Loups Fabrice Agnel, revient à Pole Sud après 5 ans d’absence pour jouer contre son ancienne équipe. Montpellier vient ici à Grenoble, avec malheureusement un effectif bien réduit, l’équipe tourne avec seulement 2 lignes ! Les Brûleurs de Loups démarrent sous les chapeaux de roues en cette première période. 2’’25, Wallin marque le premier but d’une longue série. Puis les buts s’enchaînent, 3’’05, le défenseur Trabichet marque à son tour, suivi de Bergstrom. Malgré tous ses buts, le portier de Montpellier se défend particulièrement bien. A 8’’05, c’est le tout jeune attaquant Raphaël Papa qui tente sa chance et ça marche ! Le match est à peine commencé de 8 minutes que les brûleurs de loups gagnent 4 buts à 0. Ce soir, le public va être servi en buts ! 10’’48, Sivic marque à son tour, suivi de très près par Krayzel. Et voilà, 6-0 en ce premier tiers, un score qui laisse ravir les grenoblois. Montpellier subit ses buts, mais se défendent quand même bien. Surtout l’ex-grenoblois, Fabrice Agnel.
 /reportages-marseille/sport/L-aventure-continue--3124.html

IN MEMORIAM JOSEPH NDIAYE, LA VOIX DE LA « MAISON DES ESCLAVES » DE GORÉES’EST ÉTEINTE (1922-2009)     13 Fév. 09
   artistes
 ...avers ce livre mémoire que je souhaite éternel. » Joseph Ndiaye Il explique aux enfants ce que signifie l’esclavage «La capture des Africains, les marchés où on les vendait comme des animaux, les soutes pestilentielles des bateaux qui les emmenaient en Amérique et notamment aux Antilles, les plan...
 /reportages-marseille/artistes/IN-MEMORIAM-JOSEPH-NDIAYE%2C-LA--VOIX-DE-LA-%AB-MAISON-DES-ESCLAVES-%BB-DE-GOREES-EST-ETEINTE-%281922-2009%29--3183.html

Miss Dakar 2009     24 Sept. 09
   culture-et-spectacles
 L’élection miss Dakar 2009 qui s’est déroulée le mercredi 19 août dernier au Méridien Président a élevé Cathy Chimère Diaw à la plus haute marche du podium. Silveria Aminata Dieng (21 ans) et Ndèye Bineta Fall (23 ans) sont respectivement première et deuxième dauphine. Cathy Chimère Diaw, représentante des Parcelles Assainies, a remporté avec brio la couronne de Miss Dakar 2009 le mercredi 19 août 2009 au Méridien Président. Le traditionnel trio du podium sera complété par Silveria Aminata Dieng (21 ans) et Ndèye Bineta Fall (23 ans), respectivement première et deuxième dauphine. Choyée par Dame Nature, Cathy est d’une beauté féérique qui se singularise par l’allure équilibrée de sa démarche, l’innocence angélique que dégage son regard, la mine hypnotisante de l’expression de son visage en parfaite harmonie avec son corps, l’éclat ravageur de son sourire… Debout sur 1, 77m, pour 54 Kg, Cathy qui porte bien sa couronne, fait du 56 (tour de poitrine) et 96 (tour de hanche). Cathy Chimère Diaw et sa première dauphine Silveria Aminata Dieng représenteront la capitale Dakar à l’élection Miss Sénégal 2009 prévue après le Ramadan. L’instant d’ouvrir la succession de Fatoumata Diallo alias Tima, miss Sénégal 2008 !
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Communiqué de presse     14 Jan. 10
   actu-locale
 ... bureaux et de services à la Représentation, il a été nommé Représentant en janvier 2008. Mlle Rokhaya NDOUR, Chef de la Cellule de Passation des marchés Economiste, option Gestion des entreprises, elle est spécialiste en passation des marchés publics. Mme Ndour dispose d’un certificat de form...
 /reportages-marseille/actu-locale/Communique-de-presse--3446.html

Dakar accueille le Forum Social Mondial 2011    06 Fév. 11
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  Dakar accueille le Forum Social Mondial 2011 La rencontre se déroulera du 6 au 11 Février à Dakar, au Sénégal, sur le Campus universitaire Cheikh Anta Diop. Les inscriptions des participants individuels restent ouvertes. Le programme général de l'événement est organisé de la manière suivante : 1er jour (06/02/2011) : Marche d’ouverture 2ème jour (07/02/2011) : Journée sur l’Afrique et les diasporas 3ème jour (08/02/2011) : Activités auto-organisées 4ème jour (09/02/2011) : Activités auto-organisées 5ème jour (10/02/2011) : Assemblées de convergence pour l’action 6ème jour (11/02/2011) : Assemblées de convergence pour l’action / Assemblée des assemblées
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ETUDES SCIENTIFIQUES - Pour soigner et prévenir certaines maladies : Les vertus prouvées du miel     02 Nov. 12
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  Quelques bienfaits sur la santé Maladies cardiaques : faites une pâte de miel et de cannelle en poudre, appliquer sur du pain, plutôt que de la gelée ou de la confiture et mangez-en régulièrement pour le petit déjeuner. Cela réduit le taux de cholestérol dans les artères et sauve le patient de crise cardiaque. Aussi, ceux qui ont déjà eu une crise, s’ils font cela tous les jours, ils sont gardés à bonne distance d’une nouvelle attaque. L’utili­sa­­­tion régulière de cette pâte soulage la perte du souffle et renforce les battements du cœur. En Améri­que et au Canada, plusieurs maisons de soins infirmiers ont traité des patients avec succès et ont trouvé, qu’en vieillissant, les artères et les veines perdent leur flexibilité et s’obstruent ; le miel et la cannelle revitalisent les artères et les veines. Arthrite : les patients souffrant d’arthrite peuvent prendre tous les jours, matin et soir, une tasse d’eau chaude avec deux cuillères de miel et une petite cuillère à café de cannelle en poudre. Si elles sont prises régulièrement, même l’arthrite chronique peut être guérie. Dans une récente recherche menée à l’Université de Copenhague, il a été constaté que, lorsque les médecins traitent leurs patients avec un mélange d’une cuillère à soupe de miel et une demi cuillère à café de cannelle en poudre avant le petit déjeuner, ils ont constaté que dans l’intervalle d’une semaine, sur les 200 personnes qui ont été traitées, pratiquement 73 patients étaient totalement soulagés de la douleur et en un mois, presque tous les patients qui ne pouvaient pas marcher ou se déplacer à cause de l’arthrite, ont commencé à marcher sans douleur. Mettre deux cuillères à soupe de cannelle en poudre et une cuillère à café de miel dans un verre d’eau tiède et boire. Cela détruit les germes dans la vessie. Mal de dent : faites une pâte d’une cuillère à café de cannelle en poudre et de cinq cuillères à café de miel et l’appliquer sur la dent douloureuse. Cela peut être appliqué trois fois par jour jusqu’à ce que le mal s’arrête. Cholestérol : deux cuillères à soupe de miel et trois cuillères à café de cannelle en poudre mélangé dans 16 onces de thé, données à un patient ayant un taux de cholestérol élevé, on réduit ainsi le niveau de cholestérol dans le sang de 10% en deux heures. Comme il a été mentionné pour les patients arthritiques, si on en prend trois fois par jour, tous ceux qui souffrent de cholestérol chronique seront guéris. Selon les informations reçues dans ce journal, le miel pur, pris quotidiennement avec de la nourriture, soulage du cholestérol.
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