Exposition de longue durée L'Alpe n'est pas tendre avec ces premiers hommes qui tentent de l'habiter. Ils affrontent l'altitude, la pente, le froid et l'isolement. Rien n'est laissé au hasard dans l'organisation de la communauté où chacun et chaque chose a sa place, où la rondeur des jours d'hiver succède aux durs labeurs des mois d'été. Gens de l'alpe propose un regard sur cette civilisation aujourd'hui disparue.
L'équilibre et l'harmonie atteints par les gens de l'Alpe ont perduré durant des siècles avant d'être bouleversés par les temps modernes. L'exposition dresse le portrait de ces hommes qui, à force de ténacité, de mobilité et d'ingéniosité ont réussi à domestiquer les espaces difficiles de la haute montagne. Les collections les plus prestigieuses du Musée dauphinois rythment les trois parties de l'exposition consacrées au territoire, à la communauté, enfin au voyage et à l'ailleurs. "La mère, le père et tous les enfants, puis la tante, les vaches, les veaux, les moutons, les poules... Tout! Les cochons... Tout! (...) Il y avait quatre à cinq vaches de lait, deux ou trois veaux, une ou deux génisses, quatre- vingt moutons. Le 26 juillet, on les montait, pour Sainte Anne, jusqu'au mois d'octobre, jusqu'à la veille de la Saint Luc. Le samedi, ils descendaient toujours. Alors le dimanche on triait ce qu'on voulait garder pour l'hivernage et le reste filait à la foire, le lendemain matin, à Guillestre." Antoine Arnoux, de Ceillac, interrogé par Charles Joisten et Jean-Pierre Laurent. Autour de l'exposition: des visites. |